Plan du site | Recherche | Forums | Publications | Actualités

Société Périllos ©

17/1 : La fête d’Ouag

 

Le « 17 janvier » en Egypte

La fête d’Ouag est célébrée en l'honneur d'Osiris le 17ème jour du premier mois de l'année au cours de laquelle étaient distribuées des offrandes alimentaires aux défunts. Dans l’ancienne Egypte, le Nouvel An était le jour où Sirius, l’étoile la plus claire, et le soleil se levaient ensemble – en théorie. Le calendrier égyptien n’était pas fixé, ce qui veut dire que le Nouvel An bougeait pendant l’année. Au début de l’ère ptolémaïque, l’Edit de Canopus a constaté que le Nouvel An et le calendrier devaient être fixés ; le Nouvel An est maintenant vers le 20 juillet ; Ouag est alors célébrée vers le 8 août. Mais si le Nouvel An était fixé le 1er janvier, comme dans notre calendrier, la fête serait célébrée... le 17 janvier.

La fête des morts

La fête d’Ouag est la fête des morts. Les premières traces de ce culte datent de la 4ème Dynastie, la Dynastie des Grandes Pyramides sur le plateau de Gizeh.
A cette occasion les familles viennent au tombeau du défunt apporter des offrandes et faire des fumigations – une opération consistant à produire des fumées, des vapeurs. Ces cérémonies sont souvent suivies d'un banquet funéraire. C’est tout à fait ressemblant aux fêtes des 1er et 2 novembre dans le calendrier chrétien.

Raphaël Bertrand a traduit un contrat d’Assiout, qui décrit: « Contrat que le gouverneur et directeur des prêtres Djéfaïhâpy, juste de voix, a passé avec le clergé du temple d'Oupouaout, seigneur d'Assioût, à l'effet de lui donner un pain blanc par personne pour sa statue qui se trouve dans le temple, le 18 du premier mois de Akhet, jour de la fête Ouag, et de sortir (litt. par eux) derrière son prêtre funéraire en récitant les formules de glorification pour lui, une torche ayant été allumée pour lui conformément à ce qu'ils font chaque fois qu'ils accomplissent les rites de glorifications pour leurs propres défunts, le jour d'allumer la torche dans le temple. »
Nous sommes alors en face d’une simple “messe de morts”, ou les âmes sont commémorées par leurs familles.

Ouag, Wagy, et Uak

Le nom de cette fête est écrit différemment En anglais, on a coutume de l’appeler Wagy, de même que Wallis Budge l’appelle Uak.
Il inclut des références directes vers des rites égyptiens, qui indiquent que l’homme mort est identifié à Osiris et son étoile Sah, “le sire du vin dans le festival d’Uak”. Le rite essaie de ramener les âmes du Duat – qui est l’équivalent du Purgatoire : « tu te lèves avec l’étoile de Seh dans la partie est du ciel; tu te couches avec l’étoile de Seh dans la partie ouest du ciel. La troisième est l’étoile Septet, les sièges qui sont propres, elle te guide au-dessus des belles routes dans le ciel vers le Champ des roseaux. »

Vers Rennes-le-Château

Le Nouvel An dans l’ère chrétienne – tout le monde le sait – est le 1er janvier. Ca veut dire que la fête d’Ouag, dans un cadre chrétien, était fixée au 17 janvier. Ce jour est bien connu à cause des efforts du Prieuré de Sion. À la fin, le 17 janvier est toujours en lien avec les tombes à Rennes-le-Château... donc en lien avec la mort, y inclus la mort de Marie de Nègre d'Ables et la mort de Jean Vie… et la crise cardiaque de Saunière, qui va le porter à sa mort, le 22 janvier 1917. Le spectacle des « pommes bleues » peut aussi être inclus dans cette liste, car la couleur bleue est souvent liée avec… Osiris.

Le culte d’Osiris

Le culte d’Osiris était populaire dans les derniers siècles de l’empire Egyptien. A cette époque, une copie de l’Oseirion d’Abydos était construite au dessous de Gizeh. Ce “tombeau d’Osiris” est découvert en 2000, grâce aux efforts de son directeur Zahi Hawass. Au bout d’un système souterrain, il a trouvé un tombeau sur un petit “lac d’eau”. Comme l’Oseirion d’Abydos, on a alors un tombeau au milieu de l’eau.
Hawass a vu que ce tombeau était le centre d’un culte intense, car les anciens Egyptiens laissaient devant le tombeau des offrandes, surtout de petites stèles et des statuettes.
Ce type de monument funéraire est identique au tombeau « sacral » à Arles-sur-Tech, où nous trouvons un tombeau magique, en lien avec de l’eau.
La fameuse “Sainte Tombe” de son abbaye est un vieux (certains le font remonter jusqu'au IVème siècle) et lourd sarcophage en marbre qui se trouve à l'air libre Le phénomène “miraculeux” présenté par ce sarcophage est le suivant : chaque jour, il semble se stocker à l'intérieur dudit sarcophage une quantité d'eau assez importante (de l'ordre d'un litre en moyenne) quasiment “pure” et à laquelle on attribue des qualités curatives. On peut puiser l'eau par un petit trou situé sur l'un des petits côtés, à la jointure du sarcophage et de son couvercle, trou par lequel une petite pompe à siphon est introduite. Il arrive même que “le sarcophage déborde...” La production aurait même atteint quelquefois 800 litres par an... Il n'y a apparemment aucune supercherie, aucune tuyauterie, aucun remplissage extérieur,... En bref, un vrai mystère, au même niveau – et forme – que les tombeaux « d’Osiris » en Egypte.

On peut lire, dans la première partie de The Rise, que ce tombeau est cher à Saunière et ses sponsors ainsi que les organisations qui étaient, pendant des siècles, intéressées par le mystère de Perillos.

Le culte des Morts

Budge parle des textes de pyramides, où on trouve un autre texte magique. Là, on peut lire : « ceux qui sont des sépultures, tenir vers le haut et retourner votre [.... ] et mesurer le grain avant votre visage. Tu te lèves du côté gauche, tu es fort du côté droit » Ceci indique aussi l’importance du blé et l’orge dans cette fête. Bien sûr, du pain et du vin, nous sommes ici en face des ingrédients d’un repas, comme la cène.
Le blé est le symbole du sperme d’Osiris. Au même temps, je propose que le blé soit le symbole de l’âme dans les « Champs Elysées », le symbole des âmes qui sont avec Dieu, et qui ne peuvent pas – ou ne devraient pas – revenir – se réincarner. Pour les égyptiens, le blé qui est semé dans le sol, c’est Osiris mort, qui va germer – se lever. La germination du blé est symbolique de la germination du corps spirituel des morts… et souvent, on dessine comment le blé s’éleva du corps momifié d’Osiris.

Les reliques

La magie de l’ancienne Egypte nous parvient le plus clairement dans des textes « hermétiques », qui sont une réédition grecque de la religion égyptienne Dans le texte « Asclépios », on parle de l’« animation » des statuettes avec le « sensus » et le « spiritus » des dieux – ou des autres âmes. Il dit que “nos premiers ancêtres ont découvert l’art de créer des dieux. Ils ont mixé une vertu, prise du monde matériel, aux substances des statuettes et « après, car ils ne peuvent pas créer des âmes, après avoir évoqué les âmes des démons ou anges, ils ont introduit celles-ci dans leurs idoles par des rites divins, et les idoles ont le pouvoir de faire le bien et le mal. »
Cette magie est bien connue des hommes de la Renaissance, avec Ficino, Pico della Mirondola et Bruno des experts dans ce type de magie.

Vers Perillos ?

A Perillos, Saunière nous indique la présence d’un « Tombeau de Jésus ». Jésus, on le sait maintenant très bien, a par hasard ou de façon savante, vécu la passion d’Osiris. Comme Osiris, il est trahi au moment d’un banquet : la cène Il est condamné à mort, mais va se lever… pour enfin devenir le roi du monde… souterrain, si on utilise le cas d’Osiris.
On note qu’à Perillos, on connaît la tradition d’un « Tombeau de Dieu », ou des gens ont laissé des offrandes, y inclus des statuettes. On note que le culte d’Osiris était dissimulé partout en Europe dans l’ère romaine, même en Angleterre. Une présence de ce culte au sud de la France ne devrait pas nous surprendre. Au même moment, on note la présence de statuettes égyptiennes dans des grottes des Pyrénées, avec un lien vers l’ère cathare – le sujet du livre anglais Wanderings of the Grail, de la main d’André Douzet.

Abydos – centre d’un culte des morts

Après la mort d’Osiris, l’homme qui était le premier à se lever du royaume des morts, on parle de la dispersion des parties de son corps. La tête d’Osiris est quand même retrouvé dans une position importante ; elle est placée dans un coffre (tombeau) à Abydos, l’endroit où la reconstitution et la revivification (rise) d’Osiris se sont faites. C’est à cause de ça que tous les morts veulent être enterrés à Abydos, le site du plus grand miracle… et le site des pèlerinages importants. On note que ce rite magique est fait par Horus, le fils d'Osiris. Les rites sont maintenant connus, par les efforts de Champollion et ceux qui l’ont suivi.

On note, dans le cadre d’un roman de Jean Robin, la « découverte » du pénis d’Osiris, la seul partie que l’on a cru officiellement disparue et qu’Isis, sa femme, n’aurait pas retrouvée. Pour Jean Robin, cette découverte est liée avec l’affaire de Rennes-le-Château – et alors, le 17 janvier ?

Le tombeau d’Arles-sur-Tech est identique en thème avec le culte des tombeaux des morts en Egypte. On sait que Saunière – et le Prieuré de Sion en sa commémoration – était intéressé par le 17 janvier, le 17ème jour du Nouvel An, ou le jour des morts dans le calendrier égyptien. Saunière nous a laissé deux endroits précis, sur sa maquette, en les identifiant avec Jésus et Joseph d’Arimathie. Le résultat d’un simple hasard, ou plutôt signe d’un cadre, ou il a pratiqué ses rites et fait ses expéditions dans le cadre du culte des morts ?

Filip Coppens
Mes remerciements à Isaac ben Jacob & Odile Martinez