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| Conférence du 22 mai 2004 à Paris |
Cette
activité organisée par W. Cox se déroulait à
Paris malgré les pronostics défavorables de tous nos amis
parisiens et autres : tarif d’entrée, époque de congé
sur un ‘long week-end’, annonce très tardive, trop courte,
sans couverture médiatique, et délicatesse du sujet.
Commencé vers 15h l’ensemble de ce débat s’est
achevé après 19h.
Le thème s’axait autour de l’affaire de Rennes-le-Château
et plus particulièrement de la maquette (très irritante pour
certains), dite de Bérenger Saunière. Les circonstances actuelles
dans l’approche de ce moulage si contesté ne pouvaient que
nous pousser à accepter les handicaps annoncés. De plus, quelques
jours avant la causerie, W. Cox apprenait directement qu’un chercheur
chevronné et très connu (Patrick Mensior) en matière
de Rennes-le-Château et ‘d’anti-maquette de Bérenger
Saunière’ suivrait cette conférence et poserait, au
moment voulu, des questions supposées embarrassantes. Ne doutons
pas que plusieurs personnes vinrent assister à l’exposé
dans l’attente des commentaires et questions promises… et des
réponses que j’apporterai en ce cas.
Le
schéma de la causerie était simple:
-Bref résumé de l’énigme d’un curé
arrivé pauvre à Rennes-le-Château, devenu rapidement
sinon très riche, au moins disposant rapidement de moyens financiers
suffisants pour restaurer d’abord à son compte son église,
le presbytère, et ensuite d’acquérir un domaine et des
constructions luxueuses pour l’époque. L’énigme
s’établissant sur l’origine de ces ressources : minable
trafic de messes pour les uns, découverte d’un secret colossal
pour d’autres. Détours obligés par des circonstances
et personnages pour le moins insolites, parfois intrigants. Partant du point
révélateur, l’ouvrage de Gérard de Sède
(début principal de cette affaire), il était proposé
une chronologie inverse des événements jusqu’à
l’arrivée d’un moulage commandité par Bérenger
Saunière permettant une approche différente, et surtout une
direction autre que le seul village de Rennes-le-Château. En effet
nos déductions nous permettent de suivre, depuis Rennes-le-Château
dans le Razès, une piste oubliée jusqu’au village mort
de Périllos dans les Pyrénées-Orientales, via Durban
– Corbières et la région lyonnaise.
- Précision : nous présentions cette histoire en remontant
sa chronologie de notre époque jusqu’à ses éléments
les plus lointains.
- Nous soulignions que l’ouvrage de Gérard de Sède semble
disposer d’une documentation si conséquente qu’il se
pourrait que ce travail ait été engagé bien avant les
suppositions de l’époque. Ce détail créditerait
la mise en place d’un programme bien établi et non révélé.
- L’histoire, ensuite reprend les événements qui emporteront
Bérenger Saunière dans des découvertes et des faits
formidables et bien connus en la matière. Détour par les autres
prêtres proches de Bérenger Saunière (Boudet et Gélis)
qui curieusement eurent également tous deux des faits notoires, cocasses
ou dramatiques.
- La poursuite de la remontée dans le temps de cette affaire nous
amène à l’époque de la Révolution Française
à Rennes-le-Château. Là encore un prêtre vit des
instants remarquables. L’abbé Bigou entend l’ultime confession
de la marquise d’Hautpoul semblant lui révéler un incroyable
secret que l’abbé aurait pu transcrire sur une pierre tombale
… effacée plus tard par son successeur B. Saunière sans
que les raisons de ce geste soient clairement compréhensibles. Cet
abbé Bigou refusant les modalités de la Convention fut déclaré
réfractaire et s’enfuit en Espagne.
- Nous exposions que, curieusement, Boudet et Gélis furent vicaires
à Durban… Durban ou s’arrête dans sa fuite vers
l’exil l’abbé Bigou… Durban où l’on
voit Saunière souvent venir faire des repas pantagruéliques,
nous dit-on, puis se rendre pour une digestion méditative vers un
lieu de Durban d’où l’on voit entièrement le Mont
des Olivier de Périllos !
- Revenant à la fin de la vie étrange et active de Bérenger
Saunière nous le voyons commanditer (quoiqu’en disent nos adversaires)
un moulage représentant un paysage en volume censé représenter
les lieux saints de Jérusalem. Explication et énumération
de ces textes. Les conditions de récupération de cet objet
ne sont absolument pas énigmatiques.
Plus tard cet objet fut exposé, durant un été, au domaine
de Rennes-le-Château (Jean-Luc Robin). Pour la circonstance il était
décidé d’un faire une reproduction afin de ne pas exposer
l’original à des accidents inutiles. C’est en demandant
une copie par moulage de cette maquette que nous découvrions que
le paysage inversé sur l’empreinte négative représentait
avec précision tout un secteur des terres de Périllos, village
abandonné des P.O.
- Précision : les copies furent l’œuvre d’un professionnel
en moulage et la finition assurée par l’intermédiaire
d’Antoine Captier (pour la coloration, le coffrage en bois et les
détails peints).
- Nous démontrions d’insolites détails géologiques
sur le terrain indiscutablement correspondant à la fameuse maquette
inversée. De plus nous exposions qu’un vieux registre du notaire
royal Courtade (17ème siècle) fait mention en ces lieux même
d’un tombeau dont nul ne doit se réclamer , pas même
les seigneurs de Périllos.
La maquette situant deux tombeaux (l’un de Jésus, l’autre
de Joseph d’Arimatie), ces derniers correspondent avec une curieuse
précision sur le terrain à deux lieux dont un est clos d’une
pierre ronde, lourde, et s’imbriquant parfaitement dans la paroi d’une
autre qualité rocheuse … Des objets, des monnaies furent trouvés
à l’entrée du second lieu…
- Ensuite nous expliquions que les sires de Périllos eurent un comportement
pour le moins curieux. Notamment Ramon de Périllos qui au 14ème
siècle part au pèlerinage de St Patrick en Irlande et Ramon
de Périllos y Roccaful devenu grand maître de l’Ordre
de Malte qui se fit ensevelir dans ses terres … comportement qui fut
repris par les seigneurs de Durban lorsqu’ils récupérèrent
les terres de leurs anciens ennemis. Nous apprenions que les seigneurs de
Durban eurent tous les actes terriers des Périllos en leur possession,
et l’église de Durban les archives religieuses de cette paroisse
catalane au 17ème siècle. Nous rappelions que les curés
Bigou, Boudet, Gélis et Saunière eurent tous des activités
précises à Durban… jusqu’à développer
notre hypothèse que l’affaire de Rennes-le-Château se
serait déroulée non pas dans le Razès mais dans le
Roussillon. Roussillon dont les seigneurs semblaient détenir les
vraie reliques de Marie-Madeleine au point d’en faire don lors de
la fondation de Vézelay où elles sont encore vénérées.
La conclusion de cet exposé était que l’énigme
de Rennes-le-Château dispose d’une importante dérive
dans l’antique passé de Périllos.
Des
documents, TOUS ORIGINAUX, étaient mis à la disposition, immédiatement
après le débat, des personnes souhaitant vérifier par
eux même s’il s’agissait de copies, photos ou originaux,
et correspondaient à mes affirmations : le volume ‘Courtade’,
l’ouvrage du Dr Courrent sur la succession des Périllos au
Durban, 4 pages d’un registre des prêtres de Périllos
au 18e siècle (revêtu d’un sceau, ce qui est assez rare
pour ce genre de document pour être signalé) ou l’on
voit Bigou visitant son confrère en fuyant vers l’Espagne,
un acte terrier testamentaire (manuscrit très fragile) des Périllos
où il est question de ce secteur ‘intouchable’…
Ont été présentées des diapos montrant le négatif
de la maquette et les détails sur le terrain identiques à
ce volume, les deux site nommés ‘tombeaux’ et celui curieusement
intitulé ‘citerne’ correspondant aussi à une étrange
réalité géologique sur place.
Deux extraits de vidéo montrant nos travaux sur le terrain et la
maquette primitive maintenant acquise par une personne habitant Paris.
Enfin nous avions mis en exposition des monnaies, un sceau, des armes, des
bijoux et objets en bronze trouvés sur les lieux au fil des ans…
De nombreuses questions intéressantes en fin de conférence.
Nous notons que ce chercheur écrivain (Patrick Mensior) devant nous
poser des questions ‘pointues’ était présent dans
le public. Cependant contrairement à ses affirmations précédentes
il ne s’est pas manifesté un seul instant. A ce sujet, ajoutons
qu’il y eut une méprise de ma part. Un participant ayant posé
une question précise sur la maquette, je pensais être en présence
de Monsieur Mensior. A ce titre je lui ai répondu en l’interpellant
de ce nom… Cette personne, surprise, rétorque que j’ai
fait erreur, son identité est tout autre. Il est alors surprenant
qu’à ce moment Patrick Mensior ne soit pas intervenu pour rectifier
mon erreur, se présenter et poser les fameuses questions promises…
Ce
manque d’intervention attendue était regrettable car nous aurions
pu aborder un autre point de contestation: la présentation des écrits
de l’abbé Bigou réalisés en Espagne peu avant
de décéder… Ces écrits en possession d’un
groupe de chercheurs espagnols, totalement indépendant de moi-même,
sont maintenant remis en ordre, et nous en avons connaissance. Ce document
lui aussi fortement mis en doute, comme la maquette commanditée par
Bérenger Saunière, aurait été intéressant
à aborder avec cette personne, en parcourant des pièces justificatives
attestant de l’authenticité de ce document espagnol…
Sur demande de nombreux des participants nous envisageons de poursuivre
ce genre d‘activité, toutefois en disposant de plus de temps
pour l’organiser et mieux la diffuser.
Toute
la conférence à été filmée depuis l’arrivée
des premiers participants jusqu’au départ des derniers. Ceci
afin que nulle propos dans les deux sens (le mien et celui des intervenants)
ne soient déformés, oubliés ou coupés. Sur un
des deux films on peut constater qu’à l’issue de ma causerie
les personnes présentes pouvaient effectivement consulter, feuilleter
et vérifier si les documents apportés, pour la circonstance,
étaient de vagues feuillets photocopiés (comme on peut le
lire sur un site) ou des originaux authentiques! Ce film d’une durée
conséquente (près de 270 minutes) représente l’intégralité
des propos lors de cette manifestation.
Signalons un échange d’arguments très courtois avec
Laurent Octonovo (dont nous conseillons la visite de son remarquable site
Internet) demandant, à propos du moulage de la maquette, les dates
des courriers sur le sujet. Il a été convenu que des extraits
de ces deux courriers, où l’on peut lire les dates d’envoi
avec assez d’écriture (quelques lignes) pour les authentifier,
seraient présentés sur notre site prochainement.
La soirée s’est très agréablement prolongée (dans un excellent restaurant parisien!) tard dans la nuit en présence des organisateurs et de plusieurs participants tenant à développer d’autres éléments et détails de cette énigme. Plusieurs de ces personnes sont maintenant membres de la Société Périllos.
Nous
reviendrons sur d’autres aspects de cette affaire au cours de prochaines
manifestations de cet ordre.