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Les
Dossiers Secrets (2ième partie) - Interprétations des ‘aventures’ de certains manuscrits… et ‘Dossiers Secrets’ |
But
avoué ou inavouable ?
Au
moment de leur apparition, quel pouvait être le vrai but des fameux
documents ‘secrets’ déposés à la Bibliothèque
Nationale de Paris ? Le canular ou la farce d’aimables plaisantins,
évidemment, ne sont pas de mise… Nous pouvons, alors, nous
poser des questions sur la mission qu’ils devaient remplir…
et plus encore de savoir s’ils ont pu remplir leur tâche selon
le programme prévu. Nous notons que les dépôts antidatent
la publication, en novembre 1967, de l’ouvrage de Gérard de
Sède sur Rennes-le-Château : « L’Or de Rennes,
ou la vie insolite de Bérenger Saunière ». Ce livre
était dédié à l’abbé Courtauly,
un des plus proches collègues de Saunière, pour ne pas dire
le plus important, sur plusieurs plans. D’ailleurs, le personnage
fut sans doute une des sources authentiques de De Sède et Plantard
pour l'histoire de Saunière.
Dans le « Le Vrai Dossier de l’énigme de Rennes. Réponse
à M. Descadeillas », Gérard de Sède commence
sa réponse à la critique en signalant une erreur : il précise
qu’il n’a pas commencé sa recherche en 1965, comme Descadeillas
l’affirme, mais en 1962. A ce sujet, De Sède écrit:
« Pourquoi travestir ainsi les faits? Tout simplement pour insinuer
que je ne connais rien du pays, que j’ai bâclé mon livre
en deux ans et surtout – surtout – que je n’ai pu connaître
et interroger certains acteurs et témoins de l’affaire, et
non des moindres, qui vivaient encore en 1962 mais qui, très âgés,
étaient morts en 1965. »
Le
crédit de l’abbé Courtauly
Ce
« témoin » n'est autre, nous le comprenons fort bien,
que l’abbé Courtauly. Plus tard, de Sède reprend l'histoire
qu’il présente dans son premier livre, « L’Or de
Rennes », où il a fait une interview avec Courtauly. Ce dernier,
dans cette interview, déclare que Saunière a trouvé
un trésor, et que ce dernier lui en a offert une partie… composée
de monnaies wisigothiques et mérovingiennes. De Sède précise
que Courtauly lui montre cette part du trésor.
Cependant, ces détails n’éclairent en rien la raison
du dépôt des documents à la Bibliothèque Nationale
? A mon avis, il semble que les documents aient été prévus
pour être déposés dans la bibliothèque avant
que la publication de ce livre soit faite. Ils étaient préparés
de telle sorte, qu'une fois le livre édité, une série
d'autres actions puissent être activées suivant une logique
établie.
Nous devons noter que De Sède connaît Plantard dès le
début de cette affaire, car les deux coopèrent, en 1961, à
la publication d'un livre sur le secret de Gisors qui peut être une
sorte de préambule invisible à une suite bien plus importante…
l’affaire de Rennes-le-Château. Nous savons que tous les deux
connaissaient et ‘interviewèrent’ l’abbé
Courtauly. Selon quelques chercheurs, Plantard devait également recevoir
un pourcentage des revenus de De Sède sur les droits de la première
édition du livre sur Rennes-le-Château… suggérant
ainsi que Plantard, pour le moins, ait été étroitement
impliqué dans la création et le sens du livre… sinon
qu’il en soit carrément un co-auteur secret.
Un
scénario possible
Tentons
d’imaginer et créer un scénario théorique. Après
1958, il commence à être notoire que Plantard est venu plusieurs
fois dans la région de Rennes-le-Château et de Rennes-les-Bains.
En 1961, il coopère avec De Sède à un livre sur un
trésor à Gisors. Entre 1961 et 1964, Plantard s’entretient
étroitement avec Courtauly qui, volontairement ou non, lui fait des
révélations dont il ne mesure pas la future portée.
Si jusque là le scénario est quasiment certain, voici où
nous commençons à extrapoler. Plantard parle maintenant à
De Sède du projet d'un autre ouvrage, sur un nouveau mystère
: celui de Rennes-le-Château. Dans la foulée, De Sède
enquête auprès de Courtauly pour ce livre. De fait, avec cet
épisode, ils peuvent, sans mentir, citer ce prêtre au courant
d’éléments très importants. Puis Courtauly décède.
Au cours des années à venir, des dossiers secrets sont déposés
dans la bibliothèque nationale. Ils coïncident plus ou moins
avec l’époque durant laquelle De Sède achève
son manuscrit et… l’édition de cet ouvrage. Le livre
est alors dédié à Courtauly, et était en quelque
sorte une source importante d'informations introuvables par ailleurs.
De
vrais faux Parchemins et un ‘Niot netta’
Constatons
que les dossiers secrets font mention d’importants parchemins secrets
cachés ou oubliés. Il s’agit, essentiellement, de la
généalogie de la famille de Hautpoul, qui aurait été
liée avec l’hypothétique présence des descendants
de mérovingiens en France. Dans ces différents travaux, De
Sède parle surtout de l’énigme de deux autres parchemins,
qui sont devenus extrêmement célèbres dans l’affaire
de Rennes-le-Château… en fait, trop célèbres.
Ces ‘parchemins’ auraient été deux textes latins,
copies de certaines sections des évangiles, censés avoir été
redécouverts par Saunière, dixit De Sède. Cinq ans
après la publication du livre de De Sède, Henry Lincoln le
lit attentivement et conclut que les parchemins contiennent une série
de chiffres. Il contacte De Sède et lui expose son raisonnement.
Ce dernier lui répond qu'il sait que les parchemins contiennent dans
leurs textes un chiffrage codé. De ces constats, les deux auteurs
révèlent alors solennellement, au reste du monde des chercheurs,
que ces étranges parchemins – pourtant totalement fabriqués
pour une circonstance précise – sont au coeur du mystère
et gardent en leur sein un message secret.
Sans
trop entrer dans le détail, un chiffre apparaît dans le texte
pour protéger un message. Il s’agit des deux mots « Niot
netta » qui, au premier degré, ne signifient rien du tout et
sont un non-sens en tant que tels… Cependant, en lisant cette courte
expression d’arrière en avant on obtient « attention
». La clef devrait, ainsi, être simplement de lire les messages
dans le sens arrière. Nous voici, de cette façon, face à
un texte qui se veut hermétique, voire incompréhensible, devenant
par l'intermédiaire de l'application d'une clef, un message significatif.
Il est évident que cette ‘clé’ se veut uniquement
à l’usage des personnes en possession du système de
décodage… pour les autres, tous les autres, cet ensemble est
impossible à comprendre.
Un
faux message justement décodé
Dans
le cas des parchemins prétendus découverts par Saunière,
le codage s’avère quintuple… selon une série dépendante
de deux techniques : celle de la prétendue méthode Vigenère,
et ensuite celle dite de « la méthode du cavalier » (déplacement
de cette pièce sur l’échiquier). Le mot-clé ne
s’avère pas moins long de 128 lettres… tout étant
prétendu correspondre aux inscriptions de la pierre tombale de Marie
de Nègre d’Ables, dame d’Hautpoul (dans le cimetière
de Rennes-le-Château). Les résultats de ce déchiffrage
s'appliqueraient à un texte crypté dont la clef donnerait
un message ouvrant sur une série de références énigmatiques
faisant état à « Dagobert »… détail
et contenu dans lesquels nous n'entrerons pas.
En bref, « le message décodé » n'est pas clair
du tout et ouvre plus de questions que de réponses... Les experts
en la matière, curieusement, ont également estimé que
le message lui-même est un morceau inutile à décoder
! En effet, il faut, pour ouvrir et décrypter le contenu du message
secret, en savoir parfaitement le contenu. Ce qui rend inutile, pour l’utilisateur,
ce genre de décodage dont il doit être forcément à
propos. Ainsi, ce constat rend le mécanisme utilisé dans le
déchiffrage parfaitement inutile puisqu’il ne serait applicable
que par celui qui sait déjà la solution.
Bataille
d’experts ?
Mais
ce n'est pas tout. De Sède se défend vertement de ne pas avoir
créé ces documents manuscrits. À toutes fins documentaires,
et pratiques pour ses hypothèses, il avait inclus dans son ouvrage
l’histoire et le contenu des deux prétendus manuscrits découverts
par l’abbé Saunière lors des travaux dans l’église.
Si ces deux pièces, dont personne n’a jamais vu les originaux,
permettent à l’auteur d’argumenter fermement sur le mystère
de Rennes-le-Château, il est flagrant qu’en échange l’auteur
ne se concentre pas trop fortement sur Plantard ou un quelconque raccordement
mérovingien.
Le pilier dans lequel on dit que les parchemins ont été cachés
De Sède prétendait avoir découvert, bien avant l’arrivée
de Lincoln dans l’affaire de Rennes-le-Château, que les parchemins
contenaient un chiffrage donnant sur un texte final contenu dans les manuscrits.
De Sède prétend, à cette époque, que le système
de décodage lui a été donné par un expert du
‘Chiffre’ des services secrets militaires. Pourtant, les experts
en décodage de l’Etat Français affirment clairement
que l’affirmation de De Sède est extrêmement peu probable.
Pour l’un, la méthode est d’une telle complexité
qu’elle demanderait des connaissances d’une spécificité
si pointue et large que le code serait pratiquement impossible à
ouvrir. En outre, à mon avis, même si un expert des services
du ‘Chiffre’ pouvait finir par accéder à la clé
de décodage du message contenu dans les manuscrits… il estimerait
ne pas avoir trouvé la vraie solution. Effectivement, même
en appliquant la méthode d’ouverture du texte secret, le résultat
final reste incompréhensible. Il suggère alors qu’un
autre déchiffrage soit trouvé et mis en application…
ou que les méthodes et les clefs utilisées soient erronées
!
Comment expliquer alors que Lincoln, sans connaissance particulière
en matière de déchiffrage, ait pu si facilement ‘ouvrir’
le décryptage des prétendus ‘manuscrits découverts
par Saunière’ ? Le hasard serait si grand que les probabilités
en la matière sont impossibles… et ce, bien qu'il soit clair
que le livre de De Sède ait fourni tous les indices et matériels
nécessaires à cette ‘ouverture’. Ces ‘hasards’
et ‘probabilités’ sont en soi une coïncidence intrigante…
A moins évidemment que l’un des auteurs ait été
possesseur, ou ‘initialisateur’, des textes manuscrits et de
celui de la clé de décodage… mais ceci signifierait
alors que toute l’histoire des deux ‘manuscrits’ soit
un montage prévu organisé de longue date… et donc un
acte s’inscrivant en faux et usage de faux.
…
ceux qui aimeraient savoir… mais ne savent pas !
Cependant,
continuons à supposer les affirmations de De Sède comme plausibles,
et à le considérer comme innocent dans cette affaire. Nous
sommes donc en présence de parchemins qui, selon De Sède,
sont véritables et prétendus découverts par Saunière,
lors des travaux dans son église. Ces documents sont prétendus
contenir un texte caché -accessible seulement après ouverture
de la méthode de décodage- qui d’une façon ou
d'une autre s’avère parler des filiations mérovingiennes
perdues... Lincoln prend le relais de l’affaire en écrivant
le fameux ouvrage : « L’Enigme Sacrée ». Ce livre
est une reconnaissance ouverte aux déclarations de Plantard qui,
entre 1972 et 1982 (dates des différentes publications), joue à
fond la carte des « derniers descendants de la lignée des Mérovingiens
».
Lincoln et Cie ont, non seulement accepté l’hypothèse
‘De Sède’, mais ont ajouté en plus de cette dernière,
la pièce ‘Jésus et Marie Madeleine’ en raison
du fameux "déchiffrage" possible des textes secrets tenus
dans les deux ‘manuscrits’.
Ainsi nous trouvons: d'une part, d’énigmatiques documents sur
le thème des ‘généalogies mérovingiennes
et Rennes-le-Château’ placés, au bon moment, à
l’enregistrement légal de la Bibliothèque Nationale
de Paris… mais d'autre part, un livre innovant judicieusement écrit
sur le sujet de Rennes-le-Château, commentant certains de ces documents
tout en ne les approuvant pas formellement. Néanmoins, cet ouvrage
présente et commente deux parchemins prétendus découverts
par Saunière qui, alors décodés, font miraculeusement
un raccordement entre l’affaire de Rennes-le-Château et une
descendance mérovingienne occultée ! ‘On’ nous
conduit alors à constater que De Sède ‘savait’
le secret de ce « message codé » contenu dans les parchemins…
bien avant que Lincoln n’entre en scène… Ensuite, à
nos questions sur le ‘comment De Sède avait eu connaissance
de ce secret’, nous apprenons qu’il avait eu cette information
grâce au concours ‘d’experts des services du Chiffre militaire’.
Cet aspect crédibilise l’histoire car on ne peut supposer une
plaisanterie de la part d’un tel personnel trié sur le volet…
et surtout ne pouvant agir sur une affaire civile comme celle-ci que sur
ordre et autorisation de très hauts fonctionnaires ! Ainsi, le moindre
doute est levé, car qui oserait supposer un canular dans de telles
conditions.
Les
racines d’une énigme nettement moins sacrée
Plus
tard, un certain marquis de Chérisey énonce – et certains
chercheurs admettent ce fait comme crédible – qu'il est celui
qui a créé de toutes pièces les parchemins et en aurait
inventé le chiffre aboutissant à un texte secondaire prétendu
secret contenu dans les parchemins.... A mon avis, les parchemins ont été
fabriqués en tant qu'élément complémentaire
ou principal des « dossiers secrets ».
Ces ‘manuscrits’ n'ont pas été faits pour être
déposés au fond de la Bibliothèque Nationale de Paris
pour deux raisons. La première serait que, si de tels documents avaient
été présentés, des experts de la BN se seraient
penchés sur leur authenticité et en auraient sans doute découvert
la supercherie… Mais surtout, la seconde raison serait que ces ‘parchemins,
soit disant découverts par l’abbé Saunière’,
étaient faits pour être inclus dans la publication du livre
de De Sède, et le rendre crédible ! Il ne semble pas que de
Chérisey ait été le seul créateur des parchemins.
En effet, ce travail représenterait une somme colossale de travail
et de connaissances pour un seul homme, tout aussi érudit qu’il
soit. Cependant, ce personnage, ami intime de Plantard, a certainement pu
avoir été impliqué en raison de sa culture étendue
en matière de langue latine et de textes sacrés.
Les
‘initiés’ introuvables
Il
est de ma conviction personnelle qu'un personnage, ou un petit groupe ‘d’initiés’
travaillant ensemble à l’élaboration d’un plan
précis, ait pu créer et mettre en place tous les ingrédients
connus des ‘Dossiers Secrets’, des deux manuscrits, du chiffrage
et du texte contenu dedans. Ce travail a vraisemblablement été
effectué pendant l’écriture du livre de De Sède…
qui fait partie intégrante de cet ‘exercice’ dont l’issue
reste encore hermétique aujourd’hui.
Pourquoi est-il difficile d’accepter le marquis de Chérisey
comme seul auteur de ces faux manuscrits ? Tout d’abord en raison
du fait que le codage et la méthodologie utilisés sont faits
pour suggérer que nous soyons en présence d'un expert des
services d’Etat en matière de chiffrage. Ensuite, non seulement
les parchemins devaient être créés de toutes pièces
(supports, écriture et accord d’un texte codé)…
mais les autres ingrédients, tels que la clef, devaient également
être créés simultanément aussi. Nous notons également
qu’en même temps les ‘dossiers secrets’ durent être
créés également. Ces derniers nous conduisent à
un auteur dont l’origine serait autant allemande que suisse. Tous
ces éléments regroupés montrent que le « véritable
auteur » de cet ensemble de matériels ne peut être qu’une
personne -ou un groupe de personnes- étant, ou disposant d’au
moins l’appui d’un ressortissant allemand et suisse à
la fois… parfaitement informé sur les systèmes du ‘chiffrage’
et capable d’en maîtriser les subtilités. Ensuite l’auteur
(ou les auteurs) ont eu la complicité de Plantard et par son intermédiaire…
de De Sède. A moins qu’il ne soit naturellement et entièrement
possible que De Sède ait été un membre de ce groupe,
que nous appellerons arbitrairement… le « CDS » : les
« Codeurs des Dossiers Secrets »…
Rumeurs
et détours d’attention
Il
y a de nombreuses évidences dans cette affirmation. Si elles sont
trop nombreuses pour être énumérées dans cet
article, elles nous conduisent cependant à la conclusion que les
parchemins sont entièrement faux en ce qui concerne leur origine.
Bien que nous ayons une personne, de Chérisey, un ami intime de Plantard,
qui prétend être le ‘fabriquant’ des parchemins…
nous n'avons aucun motif reconnu qui soit raisonnablement admissible pour
confirmer une telle hypothèse ! Ces remarques restent valables bien
qu'un personnage, se prétendant beaucoup de ‘choses’,
dont avoir été l’ami de Plantard, un certain Gino Sandri,
tente péniblement de faire admettre une autre solution… Les
fameux ‘parchemins trouvés par Saunière’ auraient
été créés pour « détourner l'attention
afin de protéger d'autres documents ». Il semble bien qu’il
se soit agi d’une vraie campagne tendant « à viser un
individu ou une société active dans le domaine de l'occulte
». De notre analyse, il semble que la cible prévue ait été
un franc-maçon suisse. La logique suggérerait que les documents
devant être protégés aient été les documents
généalogiques de la famille de Hautpoul… ou tout autre
document ayant été lié d’une façon ou
d'une autre à ces généalogies.
En effet, ces documents sont les seuls se comprenant à la lumière
de ce que les célèbres ‘Dossiers Secrets’ ont
essayé de réaliser : installer une intrigue acceptable concernant
ces documents… puis de cet état présenter trois scénarios
alternatifs. Cette action laisse deviner que le ‘CDS’ n'ait
pas su ce qui, finalement, était arrivé aux documents concernant
un grand secret. Cependant les scénarios sont présentés
dans l'espoir que quelqu'un, à la lecture de ces informations, vienne
avec l'information perdue concernant le lieu de dépôt des vrais
documents d’une généalogie perdue… ou que quelqu'un
aurait la connaissance, ou l'évidence suffisante, pour confirmer
au moins un scénario sur les trois. De fait, en éliminant
des possibilités, et en recevant des informations éparses,
‘quelqu'un’ (sachant la globalité de cette énigme
mais pas les détails suffisants pour en remonter à la source)
a semblé espérer que lui, ou son équipe, pourrait arriver
à savoir ce qu’il est advenu de ces documents ou le secret
qu’ils évoquaient.
Le faux codage de faux documents apparaissant dans l’ouvrage de De
Sède, était une astucieuse ‘tactique de diversion’…
mais également un grand et séduisant arbre planté,
dont De Sède et Plantard espéraient que l’ombre faite
à certaines personnes oubliées et inconnues, obligeraient
ces ‘ombragés’ à s’insurger en argumentant
que le chiffre et le texte, proposés comme ouvrant sur le fameux
secret, n'étaient pas les véritables et authentiques éléments
du noyau de la polémique.
Un mystère véritable
A présent, ajoutons qu'il y a un véritable et intrigant mystère au sujet de ces documents. La généalogie est connue pour avoir été déposée et enregistrée en 1644 par le notaire Captier à Esperaza. A la mort de Marie de Nègre d’Ables, dame d’Hautpoul, sa fille la plus âgée, Elisabeth, interdit l'accès de certains documents de famille à plusieurs de ses parents. Auparavant, nous savons qu’un notaire a consulté minutieusement les écrits en question. Il avait, à la suite de cette lecture, clairement énoncé qu'il était peu disposé à renvoyer ces documents à la famille, en raison de leur immense importance… et du danger qu’ils pouvaient représenter. Ce sentiment semble être également celui d’Elisabeth ne souhaitant pas que ses sœurs, ou n'importe qui d’autre, soient autorisées à avoir accès à ces documents de famille, dont l’importance semble névralgique dans l’énigme de Rennes-le-Château, de Saunière et d’autres dérives de cette affaire.
Le
vrai but des ‘dossiers’…
Supposons
que le vrai but des ‘Dossiers Secrets’ ait été
une campagne, impliquant la publication de De Sède, dirigée
contre une personne, censée être profondément impliquée
dans une société secrète… comme un franc-maçon
suisse. La fausse ombre portée sur cette affaire pouvait pousser
une personne ‘initiée’ à établir la vérité
– ou plus d'évidences – au sujet du lieu où étaient
cachés les documents dont les familles d’Hautpoul étaient
détentrices. Cette conclusion coïncide avec un rapport fait
par Sandri quant au but de la campagne, et à l'évidence des
faits disponibles.
En finalité, je propose que l'histoire de l’existence de ces
mystérieux documents ait été dite par Courtauly à
Plantard et, ou, De Sède… Cependant, la ‘confession’
de l’abbé Courtauly n’était pas suffisante pour
que ni l'un ni l'autre ne puisse aboutir à la « vérité
totale » détenue par ce prêtre qui, peut-être,
n’en mesurait pas toute la véritable ampleur. Et ce dernier
meurt sans en avoir dit plus… Par conséquent, notre duo n’a
pu accéder qu’à une partie de l'histoire pouvant conduire
au centre du mystère. Face à une situation sans issue, ils
conçoivent une méthode quant à la façon pouvant
leur permettre d’obtenir les documents absents, ou leur véritable
but oublié. Ceci a impliqué les trois fameux scénarios
potentiels présentés dans trois dossiers secrets. A ceci est
ajouté un faux ‘codage’, sérieusement présenté
dans le livre de De Sède, qui est employé comme système
permettant de s'adresser au plus large public… avec l’espoir
possible que ceux détenant tout ou partie de l'information véritable
établiraient un contact avec les auteurs. Si – bien que nous
puissions quasiment être certains que ça n’eut pas lieu
– ceci s'est produit, alors, en ce cas, leur mission a été
parfaitement remplie…
Petit
rajout… non négligeable
Ajoutons, maintenant, que PUMAZ (voir le fameux ‘Dossier PUMAZ’,
dont nous précisons en être les seuls possesseurs) affirmait
qu’il était formellement impossible que les services du Chiffre
de l’Etat aient pu être impliqués dans cette affaire
au titre où De Sède le prétend. Nous pouvons être
certains de l’avis de ce ‘spécialiste’ pour la
bonne raison… qu’il fut un des hauts responsables de ce service
! De plus, c’est par ailleurs qu’il reçut la demande
de chercher une possible hypothèse à cette affaire…
Voir notre travail sur ce sujet et la totalité de ce ‘dossier
PUMAZ’.
Egalement, nous pouvons à ce jour préciser qu’il existe
une dernière branche existante, mais oubliée, des Hautpoul…
en Italie. Notre contact avec un de ses membres nous permettra d’apporter
des éléments inédits (cependant nous ne pouvons douter
que les ténors de l’affaire ‘Rennes-le-Château’
n’en aient connaissance… où alors leur documentation
serait très incomplète, et ce serait étonnant…)
sur plusieurs détails concernant cette famille dont les tombes étaient
à Rennes-le-Château. C’est sur ces dernières que
nous reviendrons bientôt.
Filip
Coppens