Plan du site | Recherche | Forums | Publications | Actualités
De
«PENITENCE-PENITENSE» à la croix de Marie-Madeleine |

Une
faute grossière qui n’en est peut-être pas une
Cette
grossière faute d’orthographe sur le chapiteau rapporté
surmontant le pilier inversé (dit pilier wisigoth) est maintenant
hors de doute. Nous avons vu qu’il ne s’agissait pas d’un
trucage de photo (comme certains grincheux l’avançaient déjà),
d’un défaut dans la pierre… ou d’une erreur de
gravure du sculpteur. Il faut donc convenir que cette ‘faute’,
voulue, ou au moins acceptée par le commanditaire, qui ne pouvait
être que Bérenger Saunière, était conforme à
une démarche réfléchie. Il reste, maintenant, à
tenter de comprendre ce que pouvait signifier ce ‘S’ ostensiblement
exposé à la vue de tous… mais, jusque là remarqué
par personne !
Il existerait une interprétation des plus intéressantes à
ce problème jamais abordée à ce jour. L’assemblage
du pilier wisigoth inversé, son chapiteau gravé et la vierge
posée dessus, datent des aménagements de l’église
et son jardin par l’abbé Saunière… Tout comme
la réfection du porche, qui est de la même époque et
du même élan. On peut donc supposer que ces deux ‘éléments’,
mis en place en même temps, ont une chance de correspondre à
la logique d’une piste accessible depuis ces deux détails au
moins.
Une
‘PENITENSE’… orientée
Le
mot ‘PENITENCE’ dans sa version ‘avec faute d’orthographe’
nous permet toutefois d’utiliser son vocable convenablement. Ainsi
le mot pénitence ‘s’entend’ correctement dans ses
deux versions : la juste et la fausse.
Ce
qui permet la phonétique convenable est la dernière syllabe
‘SE’. Le ‘S’ faux n’a donc, peut-être,
que le but de nous orienter vers cette syllabe ‘SE’ en ne prenant
pas le reste du mot en compte. Pour ce faire, il fallait astucieusement
doubler le mot pénitence, pour que celui qui sait voir comprenne
la nuance et suive la direction proposée… Car il pourrait s’agirait,
effectivement, d’une direction clairement définie qu’il
nous faudrait suivre, soit S-E : sud-est !
Si la première partie de ce cheminement n’est pas trop compliquée,
il reste à trouver depuis quel point nous devons suivre la direction
sud-est…
Nous poursuivons notre recherche à quelques pas du pilier, vers l’entrée
de l’église entièrement refaite par Saunière.
Ce dernier a voulu ce porche, sans doute sans auvent à l’origine,
abritant diverses inscriptions, mais surtout une statue de Marie-Madeleine
tenant une croix. Patronne de l’église, elle doit retenir notre
attention, mais aussi en tant que plus grand élément de la
décoration, bien mise en évidence sous l’abri.
A
l’ombre de la croix de M. Madeleine
Si
effectivement M. Madeleine est souvent représentée avec une
croix (de bois vert mal ébranché), il faut admettre qu’ici,
au porche de l’église, la posture a de quoi nous interpeller.
Ici, la sainte, de façon peu conventionnelle, tient sa croix posée
dans sa main gauche en l’orientant légèrement en biais
devant elle. Nous invite t’elle à suivre, du regard, le sens
de sa croix horizontale ? Pourquoi pas, puisque justement, si l’on
mesure l’angle de direction, nous obtenons la direction sud-est 135°…
qui peut s’écrire également SE-135° ou encore 135°-SE
! Rappelons que la direction SE nous a été donnée par
la fin du second ‘pénitenSE’ … et la graduation
nous est donnée par l’angle de la croix.
Quand
les initiales d’un curé peuvent en cacher d’autres
Puisque
voulue au moment des travaux de restauration de l’église, cette
interprétation de deux éléments vérifiables
pourrait bien être un exemple précis, et concret, d’un
système de codage utilisé par messieurs les abbés Boudet
et Saunière. Le premier ayant été sans doute le conseiller,
ou initiateur du second, pour des raisons sur lesquelles nous reviendrons
par ailleurs.
Nous avons déjà eu des exemples, dans les commandes de l’abbé
Saunière, d’éléments soigneusement dissimulés
de manière à paraître au grand jour sans être
remarqués. Cette manière s’est avérée
efficace, car seule la personne en ayant le savoir pouvait lire ou connaître
l’information ainsi transmise.
Par ailleurs, une fois dans le sanctuaire, nous retrouvons, à notre
gauche, le fameux démon Asmodée portant le bénitier
surmonté de quatre anges décomposant le signe de croix. Sur
cet ensemble, que nous avons longuement traité dans nos colonnes,
se lit la signature de cette commande. Sous les anges, dans un cartouche
rouge se trouvent les deux lettres BS. Faut-il y lire les initiales de Bérenger
Saunière ou ceux de… Boudet et Saunière ? Quoiqu’il
en soit… les deux possibilités n’en font-elles pas une
seule, à bien y réfléchir ? Ce BS bien visible, sur
le fond rouge vif de son cartouche, ne signerait-il pas conjointement l’œuvre
secrète des deux prêtres sitôt l’entrée
de l’église au-dessus du diable ?
B.S.
selon la langue des oiseaux
Il
est à considérer que dans l’affaire qui nous occupe,
tous les codages sont quasiment doubles ou munis une inversion. Si l’on
se souvient que les deux reptiles majeurs, en symbolique alchimique, sont
la Salamandre et le Basilic, les reptiles figurés sous le cartouche
BS ne peuvent être qu’à gauche le Basilic B et à
droite la salamandre S. Ce dernier, ne serait-il pas l’image symbolique
de celui, initié, qui renaît du feu qui l’a consumé
? Cette représentation d’un Saunière – Salamandre
pourrait illustrer que notre curé de Rennes-le-Château, symboliquement,
meurt détruit par le feu d’un Boudet qui finit par le consumer,
consommer … pour mieux le faire renaître plus fort que jamais
et indépendant… du moins en apparence !
Il en est ainsi de la langue des oiseaux ou de celle, verte, des Gouliards,
si chère à monsieur Grasset d’Orcet.
Un
cap pour le secret de deux curés
Nos
curés devaient avoir une attention particulièrement importante
dans cette donnée de direction qu’ils donnent par deux fois.
Ce doublage signifierait donc l’incitation à s’intéresser
au SUD EST, une fois sur le pilier et une autre fois sous le porche de l’église…
Dans l’énigme de Rennes-le-Château, on remarque qu’un
élément banal semble n’être codé qu’une
seule fois, et une information importante se retrouve codée par deux
fois.
A présent, puisque le double codage nous y incite lourdement, tournons
notre regard vers le SUD EST depuis l’église de Rennes-le-Château.
Sur une carte d’Etat Major, traçons un cap à 135°
et considérons deux lectures : une lecture proche et une lecture
éloignée, si l’on considère que l’on veuille
nous indiquer quelque chose de proche ou éloigné :
- La lecture proche nous indique LAVAL DIEU en passant par bois du LAUZET
et LA PIQUE.
- La lecture éloignée nous conduit tout droit sur la montagne
de BUGARACH.

Il est quasiment certain que ce tracé ne peut être considéré comme le seul fruit du hasard… comme nous le verrons dans la seconde partie de notre étude, dans laquelle nous chercherons ce que ces sites peuvent contenir sur le terrain, et en indications concernant l’affaire de Rennes-le-Château. Tout comme nous reviendrons, dans une autre étude, sur tous les codages doubles dans l’affaire des deux RENNES du Razès… (RENNES DOUBLES!?...)
A suivre donc...
Jean BRUNELIN
NB : La reproduction des photographies de cet article est interdite sans
autorisation.