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Périllos
– Une Sacrée Géométrie |
C’est
avec une énorme prudence que nous aborderons la petite étude
qui va suivre et qui met en lumière toute une série de constats
qui m’ont pour le moins troublé en me laissant envisager une
localisation de quelques sites majeurs de Périllos, non pas hasardeuse,
mais peut-être clairement réfléchie dans un plan d’ensemble
qui trouvera peut-être un jour justification.
Pour
mener ce travail de longue haleine, j’ai utilisé pour commencer,
entre autres, une carte IGN au 1/25000, une Equerre et un Compas…
Périllos
& l’œuvre du Grand Géomètre de l’Univers
Lors d’un travail précédent, il avait été déjà présenté une série d’alignements que je reprendrai comme base de mon étude. Pour une meilleure compréhension, j’ai identifié et classé les sites concernés en deux catégories et en vous proposant quelques illustrations en annexes :
Sites naturels
- A : le sommet du Montouille de Perillou ou Mont des Oliviers (radar météo)
- B : la grotte de La Caune
- C : le gouffre de 50m à proximité du Cortal Lalane
- D : le Roc Redon identifié par la Maquette de Saunière
Sites
construits
- 1 : La Chapelle de Périllos
- 2 : La Chapelle du Val d’Oriole
- 3 : Le Château d’Opoul
- 4 : Le Cortal de la Mourtre
- 5 : La Chapelle Sainte Barbe
- 6 : Un point repéré sur la carte IGN comme étant
un site « remarquable »
- 7 : L’Eglise d’Opoul
Mon premier constat relève effectivement d’une situation naturelle
exceptionnelle que les anciens avaient peut-être relevée et
utilisée pour la suite de leurs travaux.
Il s’agit de l’alignement naturel : A – B – D

Certains puristes trouveront au fil des épures quelques légers
écarts que je juge véritablement négligeables au regard
de la topographie des lieux et des moyens de l’époque.
En effet, les anciens ne disposaient ni de carte IGN, avec la précision
remarquable que nous connaissons à ce jour, ni de photo aérienne,
ni de GPS, ni de théodolite à visée optique, ni de
rayon laser, etc.
Bien
que la géométrie fût maîtrisée depuis la
plus haute Antiquité, il n’en reste pas moins que son application
sur le terrain ne pouvait se concevoir que sur des distances raisonnables
et avec des techniques d’alignement, bien qu’ingénieuses,
relativement rudimentaires (outils de triangulation, piquets, feu la nuit,
fumée le jour…)
Suite à cet alignement naturel A – B – D, nous constatons
sur le schéma ci-dessus, comme cela avait déjà été
relevé par la SP, que :
- 4 s’aligne dans le segment A – B – D
- 2 – 1 – 5 sont eux aussi tous les trois alignés avec
A avec un léger décalage de 5
- D – 2 forme un angle de 90° avec D – A
Pour
le moment, rien de nouveau avec les premiers constats. Nous pourrions néanmoins
déjà nous satisfaire de cette construction, en un triangle
rectangle, probablement réfléchie et certainement pas le fruit
du hasard…
Mais le Grand Architecte de l’Univers semble avoir définitivement
donné un indice supplémentaire à nos anciens géomètres,
car j’ai constaté cette fois toute une série d’équidistances,
tout aussi troublante.
En
effet, sans tomber dans le gouffre, observons que : C – A = C –D
Cette seconde et ultime faveur de la nature semble se renforcer par le fait
que le triangle formé par A – C – D – A soit parfaitement
isocèle donc avec deux angles opposés égaux (epsilon
& epsilon’)
Mais
le compas s’affole soudain depuis D car ces deux segments C –
A & C – D sont également égaux à nombre d’autres
tels que : D – 1, 1 – 3, 1 – 2 & 2 – 4
Revenons en A, pointons C et laissons glisser le compas jusqu’au segment
A – 2 pour aboutir à un point qui semble équidistant
de 1 et de 5…


Dans
le Secret des Triangles de Périllos
Nous
avons approché une topographie naturelle des plus exceptionnelle
et une première ébauche de l’utilisation par la main
de l’homme de quelques paramètres livrés par le doigt
de Dieu à des fins de constructions harmonisées dans un plan
d’ensemble… mais jusqu’à quel point pouvions-nous
imaginer cette « Mourtrelle Géométrie Périllosienne
» ?
Et, de fait, reprenons l’Equerre et le Compas et ‘re-planchons’
à nouveau sur ce triangle remarquable…

Vous ne rêvez pas : le triangle 1 – 2 – 3 - 1 est un triangle équilatéral avec 3 angles de 60° dont la bissectrice (30° + 30°) en 2 vise le point 4 tout aussi équidistant en passant perpendiculairement en un point du côté 1 – 3 équidistant de 1 et de 3…
Beaucoup
se seraient contentés de cela, mais nous irons plus loin… bien
plus loin… !
Périllos
et une étrange proportion
Reprenons le compas et traçons tranquillement 4 cercles de même rayon en 4 points distincts et nous constatons à nouveaux de nombreuses équidistances :
-
le premier en 1 : 1 – B = 1 – 4 = 1 – X = 1 – Y
X étant le point de rencontre de ce cercle avec 1 – 2
Y étant le point de rencontre de ce cercle avec 1 – 3
-
le deuxième en 4 : 4 – 1 = 4 – 3
le triangle 1 – 4 – 3 – 1 est isocèle avec deux
angles opposés égaux (alpha & alpha’)
- le troisième en X : X – 1 = X – Y = X – 2
- le quatrième en Y : Y – 1 = Y –X = Y – D et presque Y - 3

Mais cette construction recèle encore d’autres détails
surprenants.
Il est en effet possible de tracer dans le triangle équilatéral
1 – 2 – 3 – 1 un autre triangle équilatéral
1 – X – Y – 1 dont chaque angle de fait est de 60°.
Puisque
X & Y sont les points de croisement des bissectrices avec respectivement
les côtés
1 – 2 et 1 – 3 du grand triangle équilatéral,
les angles 1 – 2 – Y et 1 – 3 – X sont égaux
et valent chacun 30°.
Mais ce n’est pas tout… car tous ces segments de même longueur le sont de la parfaite moitié de ceux illustrés plus haut...
Observez néanmoins la bissectrice X – 3, bien que passant par le point 6 indiqué sur la carte IGN, elle semble vouloir nous indiquer une direction… mais laquelle… un point 7 non encore abordé peut-être ? Ce serait trop beau pour être vrai… !
Mais poursuivons et intéressons-nous à nouveau au Cortal de la Mourtre… cette étrange bergerie fortifiée au centre (4) cette fois de notre compas…

Notre cercle intérieur croise à nouveau 1 et 3 ; je rappelle qu’un cercle de même rayon en 1 passe lui en 4 et en B.
Un
second cercle extérieur passe lui en 5 et en D, donc le segment 4
– 5 = 4 – D
Reprenons l’alignement A – D passant par 4 et les deux angles
(gamma et gamma‘) qui sont eux aussi égaux…
Il est également curieux de constater que l’axe 5 – B est perpendiculaire à 5 – 4 mais poursuivez de 4 jusque 3 et vous obtenez un nouvel alignement 3 – 4 – 5 passant à l’extrême partie Est du Château d’Opoul (3). Pouvons-nous encore parler de coïncidence ?
Périllos
ou la confirmation venue du ciel
Il n’était pas inintéressant de reproduire la majeure partie de cette construction remarquable sur une photo aérienne d’Opoul-Périllos que je me suis procurée à l’IGN.

Vous resterez, j’en suis sûr, indulgents quant aux éventuels légers écarts cités plus haut, mais cette première confirmation est relativement intéressante.
Avez-vous remarqué le point 7 tant attendu… mais oui, vous ne rêvez toujours pas, il s’agit bien de l’Eglise d’Opoul.
Remarquez le triangle 1 – 7 – 2 – 1 qui passe par D et dont le côté 1 – 2 est le même que celui de notre fameux triangle équilatéral du début 1 – 2 – 3 – 1.
La bissectrice de l’angle 2 – 3 – 1 est la même que celle de l’angle 2 – 7 – 1 et par conséquent les angles 3 – 1 – 7 et 3 – 2 – 7 (delta & delta’) sont égaux.
Le triangle 1 – 7 – 2 – 1 est donc isocèle et par conséquent 7 – 1 et 7 – 2 sont équidistants. L’Eglise d’Opoul semble donc à la même distance des Chapelles de Périllos et du Val d’Oriole, suivant un angle dont la bissectrice passe par le Château d’Opoul (3).
Périllos & la triangulation de Cassini
Partant de cette ancienne carte Cassini de Opoul Périllos, il n’était pas inutile de se poser la question de savoir si tout ou partie de cette sacrée géométrie, pour ne pas parler de géométrie sacrée, pouvait avoir été portée à leur connaissance.

J’espère que la carte ci-dessus complétée nous
apportera un embryon de réponse…
L’Axe
de la Maquette
Nous savons que la maquette est une représentation tridimensionnelle inversée d’une partie du paysage de Périllos. Elle n’est pas à l’échelle des lieux. A ce stade, il a été porté à notre connaissance l’identification probable d’un seul point de cette maquette, à savoir le Roc Redon (D) et l’orientation Nord suggérée par un écart proche de 1°24’ d’un des côtés avec la perpendiculaire, soit l’écart en cette région entre le Nord Géographique (NG) et le Nord Magnétique (NM).
Nous
pouvons dès lors tracer quelques axes depuis D en direction des trois
sites majeurs sur le contre-moule :
a : Tombeau du Christ
b : Tombeau de Joseph d’Arimathie
c : Carrière cubique
Je retiendrai par conséquent, comme hypothèse de travail, les axes suivants, en n’oubliant pas de tenir compte, en fonction de la boussole utilisée, de la correction de 1°24’ au départ de l’azimut 0° :
D – b : ± 357°
D – a : ± 350°
D – c : ± 340°
D’après le moulage, il semble que b & c soient équidistants de a, mais encore faudrait-il que cette proportion ait été prise en compte sur une maquette qui n’est, semble-t-il, pas à l’échelle.
Même si les proportions semblent aléatoires, voire accentuées pour mettre en évidence les particularités géologiques du site, nous pourrions partir du postulat que les axes aient été correctement reproduits, ceci afin de justifier l’utilité de pareille carte codée.
Je décide de considérer les axes suivants depuis l’azimut 0°, avec toutes les erreurs possibles d’interprétation du code en présence :
a – b : ± 45°
b – a : ± 225°
a – c : ± 245°
c – a : ± 65°
En reportant néanmoins ces angulations et azimuts sur la carte IGN
au départ du Roc Redon (D), je constate une nouvelle coïncidence
de taille puisque l’axe D – a (350°) passe par la Chapelle
de Périllos (1) et l’axe D – b (357°) passe par la
Chapelle Sainte Barbe (5)… Nous relevons par ailleurs que la Chapelle
Sainte Barbe (5) est sise sur un axe de 45° E depuis la Chapelle de
Périllos… en parfaite correspondance de l’angle formé
par a – b sur la maquette depuis l’indication Nord !!!
Ceci pourrait expliquer le léger décalage de 5 dans l’alignement
A – 1 – 2
Nous
devons tout d’abord nous poser la question du choix de ses sites pour
la construction des trois Chapelles presque parfaitement alignées
1, 2 & 5 et, du reste, orientées nord/sud, pour imaginer l’utilisation
probable de lieux de cultes très anciens, voire magiques, mais ceci
fera sans doute l’objet d’un autre travail de la SP…
Revenons un moment à notre planche à dessin ; il resterait
à translater cette angulation c – a – b ou déjà
1 - 5 sur les axes en question (D – 1 & D – 5) depuis le
Roc Redon (D) en remontant vers le Nord, en direction de Sarrat de la Mourtre
ou « Siège de la Mort » et de Périllos, pour rejoindre
la parcelle indiquée par Courtade et la Maquette, aboutir le cas
échéant aux sites tant recherchés et toucher du doigt
le point 0 manquant à notre construction géométrique…
Dans
l’absolu, si nous décidons de remonter ce segment périlleusement
jusqu’à la Chapelle de Périllos (1) et la Chapelle Sainte
Barbe (5) avec cette angulation spécifique, nous constatons que le
segment a – b de la maquette se confond avec celui de 1 – 5
sur le terrain…
Ces deux Chapelles, orientées initialement nord/sud, seraient-elles
la représentation sacrée des deux sites en question ou l’objectif
?
Dans tous les cas, ils constituent une localisation exceptionnellement remarquable dans cette construction et méritent, de fait, toute notre attention.
Rappelons-nous le cartouche de la Maquette de Saunière nous précisant « ETAT PRIMITIF »
Périllos
& la Géométrie Sacrée
J’ai eu beaucoup de mal à résister à la tentation… non pas de Saint Antoine… mais de poursuivre la représentation de deux triangles équilatéraux inscrits dans un cercle et un hexagramme régulier… pour constater que nombre de points stratégiques s’y retrouvaient aux croisements les plus importants.

Croisements aux abords desquels nombre de Cortals semblent avoir été construits… mais ne nous laissons pas tenter par les bergères…
Le Sceau de Salomon
Pour
les juifs médiévaux, les légendes islamiques et chrétiennes,
le Sceau de Salomon était un anneau magique que le Roi Salomon aurait
possédé et dont la représentation symbolique lui aurait
donné suivant les cas la puissance de commander les démons
(ou le jinni), ou de communiquer avec des animaux. Il est une coïncidence
remarquable que Saunière, qui nous donne le modèle de Perillos,
ait également une statue d'un démon et qu’il nous informe
qu’on puisse le vaincre « par ce signe » ? Le Sceau de
Salomon est également un symbole important en alchimie, parce qu’il
représente la combinaison des symboles du feu et de l'eau (au travers
des triangles). Le symbole est une représentation de la combinaison
des opposés et de la transmutation. Par ailleurs, nous avions déjà
noté l'intérêt des seigneurs de Perillos pour l’alchimie.
Basé sur les travaux d’Alain Feral sur le domaine de Saunière a Rennes-le-Château, un pentagramme semble avoir été inscrit dans la disposition du domaine. Ceci n’est certainement pas le fruit du hasard et par conséquent pourrait être une incorporation délibérée dans le plan pensé par Saunière. Ceci signifie qu'il pouvait étudier les sciences occultes et s’intéresser à la géométrie sacrée. Lui-même a-t-il également joué avec certaines cartes de Perillos, notant que celles-ci lui ont certainement servi à instruire le fabricant de la maquette pour créer cette œuvre !
Mais
la grande question que soulève ce triangle est de savoir si il doit
être prolongé en un hexagramme… et si oui, s'il y a une
dimension magique actuelle dans Perillos, qui, sous cet hexagramme, pourrait
signifier qu'un certain démon doit être « vaincu »
dans le paysage.
Est-ce une coïncidence si la bête de la bible, citée pour
être laissée libre dans les temps de l'apocalypse, est connue
sous le nombre 666… le code postal de Perillos… et que ce que
nous avons dans Perillos n’est autre qu’un hexagramme…
6 … ou une structure hexagonale ?
Amon del Riporles