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Société Périllos ©

Périllos: nombril d’un autre monde ?
(2ème partie) - Le monde périlleux

 

L’archéologie permet souvent la remise à jour, fortuite, de nombreux éléments souterrains de l’humanité, oubliés sous nos pieds de contemporains. Cependant, le sous-sol ne contient pas seulement nos vestiges aménagés ou construits en profondeur. En effet, le monde de sous terre abrite également de nombreux sanctuaires enfouis dont il ne reste aucun souvenir. Ces antiques témoins sont les plus difficiles à retrouver et seul, souvent, un hasard bienveillant permet cette découverte. La plupart du temps, il s’agit de ce qui a pour nom « nekromanteion », c’est à dire des oracles funéraires, dont les plus connus se trouvent en Grèce.

Cumae

Le Nekromanteion

Un de ces plus célèbres oracles mortuaires est celui ‘des Morts’ et se situe à Acheron. Il s‘agit d’une structure réalisée sous forme de parois artificielles formant le réseau d’un labyrinthe. Ce parcours ascendant s’achève au sommet d’une colline, où se trouve le « centre », le sanctuaire, fermé par des portes de fer. Ce trajet était réservé à la personne cherchant à s’entretenir avec l’esprit de ses ancêtres par le biais de ce « sanctuaire de Hadès », Pluto pour les romains. Les mythes d’Orphée (si cher à Jean Cocteau), Hadès et Perséphone, en bref tous les personnages dont l’odyssée se déroule depuis une descente symbolique vers un autre monde, celui des morts, font état de tels sanctuaires.
Hadès, comme le Duat égyptien, disposait de territoires comme ceux ayant pour noms Champ Elysée, Tartarus (identique à l’enfer des chrétiens), etc. Assurément, pour l’Antiquité grecque, ce monde souterrain est non seulement mythique, mais également ‘mythographique’, c'est-à-dire spécifique pour décrire, ou localiser, la géographie de l’au-delà établie sur – ou plutôt sous – la terre… dans des lieux sacralisés.

La structure centrale du Nekromanteion, datant de la fin du quatrième ou début du troisième siècle avant J.C., se présente sous la forme d’un sanctuaire composé de multiples chambres. Sous la chambre centrale se trouve une chambre souterraine, taillée et construite dans la roche, de mêmes proportions, qui la superpose en surface. Ce temple est connu comme le palais de Perséphone et Hadès. De ce dernier, il ne reste quasiment plus rien, car tout a été détruit par les romains. Cette lamentable destruction par les flammes eut lieu en 167 avant Jésus Christ, en raison de l’application d’une loi romaine qui interdisait ces pratiques de ‘contact’ avec les morts.

Baia

Le sanctuaire de Baia, situé en Italie, près de Naples, installé sur un principe identique à celui d’Adès, subit également le même sort destructif de la part des romains. On pense que c’est vers 40 à 35 avant J.C. que le sanctuaire fut fermé. C’est seulement en 1963 que l’archéologue amateur Robert Paget retrouve le site… simplement en raison du fait que ce dernier habite à proximité. Les lieux conservent encore les traces flagrantes des efforts romains pour condamner le temple: parmi les vestiges, toujours visibles, se trouve une descente donnant accès à une galerie souterraine s’enfonçant sous la colline. Cette construction enterrée est totalement artificielle. Plus de 200 mètres à l’intérieur de la montagne, les grecs ont construit une rivière artificielle. Elle représente probablement le Styx, la rivière de l’autre monde (celui de la mort). Au-delà, se trouve le sanctuaire central. Certains passages sont condamnés par de simples murs. Cependant, les romains sont allés jusqu’à remplir certains couloirs avec du sable, pour s’assurer que plus personne ne peut pratiquer les souterrains sans autorisation. Les efforts de la construction, ainsi que ceux de la mise hors service, sont tous deux d’une réalisation remarquable. Mais surtout, on souligne que cette construction souterraine est restée totalement inconnue pendant des siècles, sans laisser la moindre trace ou élément historiques. Plus surprenant encore, à Baia, aucune signalisation n’indique le trajet pour se rendre sur ce site remarquable. Pour le touriste qui n’en connaît pas l’existence, rien ne lui en donnera l’information. Quant aux archéologues, ils conservaient pour eux seuls la connaissance de l’endroit… et prétendaient tout simplement que ces galeries étaient un souterrain d’alimentation en air chaud… On croit rêver ! Il faudra à Robert Temple près de vingt ans de demandes d’autorisations pour pouvoir entrer et explorer cet extraordinaire réseau antique. Robert Temple a pu, enfin, écrire un ouvrage sur le sujet.
Baia est proche de Cumae, dont la découverte remonte à 1932. Le site de Cumae est déjà cité dans l’Enéide de Virgile… et réputé être la résidence de la Sibylle, une des plus fameuses prophétesses du monde antique. Cette récente mise à jour était fortuite. On note que l’entrée aux galeries souterraines était utilisée à usage d’un four… pas pour fondre du verre, mais… à pizza ! On éprouve du mal, aujourd’hui, à croire qu’une telle installation, un tel édifice souterrain, était totalement inconnu. Il est même quasiment impossible que la mémoire humaine, topographique ou légendaire n’en ait pas gardé le plus petit souvenir… c’est incompréhensible !

Pourquoi une telle installation ici? La réponse est peut-être dans le fait que ce site soit proche du Vésuve dont la terre est parcourue de fumeroles sulfurisées, comme on peut toujours voir et sentir ce phénomène naturel sur le site du volcan ‘Solfatara’ (sulfurique). Ces fumées remontent du coeur de la terre… du monde souterrain… du domaine d’Hadès… précisément le roi de ‘l’autre monde’… On commence à comprendre, un peu plus, pourquoi Cumae et Baia étaient des lieux si appréciés par les grecs, car ici, plus que dans le Nekromanteion, nous sommes confrontés intimement aux pénétrations du monde situé sous le nôtre… celui d’en bas ! Voilà sans doute pour quelle raison Aeneas est venu ici s’entretenir avec l’âme de son défunt père… au demeurant, cet oracle lui permettra de fonder Rome.

Delphes

Nous allons considérer un autre site où se trouvaient également une sibylle, mais surtout la Pythie. Jusqu’aux environ de 2000, il était dit que cet endroit était une faille naturelle sur laquelle planaient des superstitions inventées par nos ancêtres prétendant qu’on y respirait une fumée hallucinatoire... Mais maintenant, il est notoire que sous le temple d’Apollon, à Delphes, se trouve la jonction, l’interpénétration, de deux failles souterraines naturelles… et que d’une de ces fractures s’échappent des fumées hallucinatoires.
Notons que Delphes n’est pas un oracle en liaison avec le monde des morts. En échange, la Sibylle de Cumae disposait de la possible communication avec les défunts, car c’est à Cumae que Virgile, lui-même, vient chercher conseil vers l’esprit de son père décédé. Le rôle de la Pythie n’est pas de prophétiser mais d’apporter son avis sur un problème donné. C’est surtout le Nekromanteion et Baia qui sont identifiés comme les lieux édifiés d’où il est possible d’établir le contact, et les échanges, avec les âmes du royaume des morts. Plus que les centres prophétiques pourtant peu connus dans l’Antiquité, Baia et Delphes sont pratiquement impossibles à localiser car profondément enfouis dans les entrailles de la terre. On peut supposer qu’ils étaient bien dissimulés et tenus secrets pour plusieurs raisons. D’abord, il y a une raison d’efficacité évidente. Ensuite, nous savons que ces sanctuaires s’abritaient au sein d’un réseau souterrain particulièrement difficile d’accès. Enfin, il nous reste le fait qu’il fallait cacher ces temples aux romains qui voulaient, à tous prix, les condamner, les obstruer et en faire oublier les pratiques nécromanciennes qui s’y déroulaient… et ceci en application de la loi de 186 avant Jésus Christ, connue sous le nom de « bacchanalibus », interdisant toutes pratiques « secrètes, obscures et nocturnes ».

Le Graal

Mais pour les anciens, un tel voyage est également une initiation majeure. On note que Baia et les autres endroits de ce genre disposent d’un lac souterrain naturel ou artificiel : « Le Lac de la Mémoire ». A Cumae, il existe même une longue galerie souterraine, de plusieurs kilomètres, séparant le lac Averne (considéré comme l’entrée vers le royaume des morts) et Cumae. Nous retiendrons que le nom de cette étendue d’eau vient du mot grec ‘aornos’ qui signifie ‘sans oiseaux’. On peut supposer qu’à certaines époques l’intensité des fumeroles délétères, se répandant dans le secteur de ce lac, a peut-être détruit la faune volante sédentaire de ce genre de milieu… Ces races de volatiles cavernicoles ne se sont, ensuite, jamais reconstituées…
Dans les traditions grecques, durant notre incarnation du moment, nous oublions tout ce qui était nos vies précédentes. Ces existences antérieures sont symbolisées par l’acte de boire l’eau de ce lac magique. Quand on étanche sa soif de savoir son passé, au ‘lac de mémoire’, pendant notre vie actuelle, ceci revient à s’abreuver à un ‘cratère’ (mot des plus opportuns puisqu’il signifie autant un récipient que la gueule d’un volcan), une coupe, le Graal !!! A cet instant, après avoir bu, on se souvient de nos vies précédentes. Il nous est possible, alors, d’annihiler les obstacles entre ce monde d’ici bas et les autres, comme celui des morts… et de pouvoir entrer dans cet autre monde des défunts. Bien sûr, on imagine bien qu’un tel lac est farouchement gardé, par exemple par un Cerbère, une horrible créature en forme de chien armé de trois têtes monstrueuses… Serait-ce « La Bête » ?

Les Puits St Patrick

Les Romains ont fermé tous ces sanctuaires et interdit toutes ces pratiques y attenant… du moins le pensèrent-ils. On peut se demander si un de ces lieux, au moins, n’a pas échappé à cette incroyable destruction. En Irlande, justement un pays qui jamais ne fut conquis par les invasions romaines, de tels endroits sont restés intacts… jusqu’au moment où, malheureusement, la chrétienté s’installe sur ces terres sacrées. C’est alors qu’un évangélisateur, du nom de St Patrick, finit par trouver un tel sanctuaire sur une île perdue… le Lough Derg. Depuis, cette entrée, cette descente vertigineuse, vers les soi-disant « Puits St Patrick », a pris pour nom celui de son évangélisateur ‘le Purgatoire de St Patrick’. Cette étrange conversion (ou sauvegarde déguisée en évangélisation) s’appuie sur une légende racontant comment Patrick a pu vaincre, et conquérir, le serpent natif ayant élu domicile dans les entrailles du temple souterrain de l’endroit. Depuis ce combat, la tradition affirme que les fameux puits donnent la possibilité, sous certaines conditions, de voir et consulter les âmes des morts… Les observations que l’on peut faire en visitant ce site en Irlande et celui de Cumae sont étrangement identiques… même si ces deux sanctuaires sont séparés d’abord par une distance considérable et surtout par plus de mille, voire deux mille ans !
Quant au reptile de ces traditions, il est identique au Python qui est le serpent dissimulé sous le sanctuaire de Delphes. Ce sont les fumées, dégagées par son corps mort, qui donne à la prophétesse le pouvoir de faire ses prophéties. Cependant, on retient également que, de temps en temps, ces volutes vénéneuses peuvent aussi tuer… si elles s’avèrent trop puissantes pour nos âmes… qui, alors, en échange, rendent la vie !

L’oracle de Périllos ?

Delphes est aussi connue, comme Napei, qui signifie « nombril »... le nombril du monde. C’est un « centre » du monde, concrétisé par une pierre omphalique… qui se présente sous la forme d’un nombril. Pourquoi pas comme le Roc Redon du territoire oublié des Périllos? Et puisque nous en sommes aux Périllos, nous allons rester en leur compagnie.
En effet, il y eut au cours du XIVe siècle un événement très important. Ramon de Périllos, pour communiquer avec l’esprit de son roi défunt, accomplit un long pèlerinage (qui nécessita l’autorisation de plusieurs rois) pour accéder au Puits St Patrick et y descendre. Il écrit « je reviendrai si Dieu le veuille bien »… Dieu a bien voulu son retour, car il remonte indemne de son expérience souterraine. Mais, encore plus étonnant, il fait écrire dans la chronique de son odyssée qu’une fois revenu sur ses terres, il « SAIT » qu’elles recèlent un accès vers « L’autre monde ». Quel élément majeur a pu conduire Ramon, depuis sa descente dans le Puits St Patrick, à avoir cette connaissance et cette certitude ? C’est un étrange constat (le document manuscrit se trouve toujours dans une bibliothèque espagnole) que les historiens n’ont jamais pu clairement expliquer. Ramon a-t-il pris conscience, à la suite de cette ‘initiation’, que ce qu’il voyait en Irlande (et qui existait avant les conquêtes romaines) se trouvait également sur ses terres ? C’est probable ! On peut aussi ajouter que ces endroits, comme les Puits St Patrick et Delphes, ont un lien incontournable avec une Bête terrifiante, qui doit être vaincue durant ce périple initiatique, nécromancien ou prophétique… C’est précisément ce que nous trouvons à Périllos, sous la forme d’un ‘Babaos’ qui hante le secteur et qui sera terrassé, après une série d’événements basés sur le chiffre trois ! La succession de convergences devient un peu trop importante pour n’être qu’une simple coïncidence !
A présent nous devons considérer ces trois éléments !
1- L’oracle de Delphes, le Puits St Patrick et les autres sites sont, à leur origine, situés dans une grotte. Le domaine des seigneurs de Périllos dispose d’un grand nombre de cavités, dont certaines sont des plus intéressantes sur le plan ‘nécropole’. On retiendra également, sur ce registre, l’étrange grotte Oursu.
2- Nous considérons, ensuite, que l’oracle de Delphes se trouve implanté au-dessus de la rencontre de deux failles souterraines naturelles. On note que l’église St Michel de Périllos (ancienne chapelle castrale des seigneurs) est aussi construite sur une faille. Est-ce encore un simple hasard ?
3- Enfin, comme le Nékromanteion en Grèce, l’église de Périllos est construite sur une colline conique… Le sanctuaire grec et celui des Périllos ont-ils d’autres similitudes… comme, par exemple, un souterrain accédant en un lieu funéraire où pourrait avoir lieu une cérémonie ‘oraculaire’? Maintenant, nous savons que oui.

En effet, nous savons que oui, puisque le caveau sous l’église de Périllos ouvre sur un réseau, sans doute naturel à son origine, qui conduit sur une distance respectable vers les « deux tombeaux » désignés par Saunière sur un moulage du paysage de Périllos.... Sommes-nous donc en face d’une installation souterraine, sacrée, qui complète parfaitement l’installation d’un sanctuaire en surface de ce secteur… et dont les vestiges ne sont plus qu’à peine visibles ?

Découverte

Le 4 septembre 2006, les journaux rapportent une nouvelle découverte: l’existence d’un « Enfer souterrain » à Hiérapolis, en Turquie. En bref, cette remise à jour est celle d’un temple d’Apollon, construit précisément au-dessus d’une faille naturelle, qui peut ponctuellement produire des vapeurs hallucinatoires.
Comme Baia, le site d’Hiérapolis était une ville grecque réputée pour ses eaux thermales et les Romains la colonisent en 133 avant J.C. Les ruines du temple sont sur un plateau, à l’Est de la rivière Menderes. Cette dernière, curieusement, suit le trajet d’une faille géologique. C’est la combinaison de ces deux aspects qui donne au site d’Hiérapolis son caractère thermal.
La découverte a eu lieu de manière particulièrement fortuite… C’est après avoir découvert une dalle que les archéologues la soulevèrent et se trouvèrent face à un escalier monumental. Ce cheminement vers les entrailles de la terre s’achève dans une caverne connue sous le nom de « Plutonion »… cette dénomination est un lien évident avec Pluton qui est le dieu du monde souterrain. Il s’agit d’un orifice, de pratiquement dix mètres de large, protégé par une rambarde. Le Plutonion est dissimulé par une brume épaisse qui rend vaine toute tentative de visualisation à l'intérieur. L'air ambiant, si l’on se tient prudemment en arrière de la barrière, est parfaitement respirable. Si aucun vent ne vient agiter l’atmosphère du lieu, il n'y a aucun danger à s’en approcher. Cependant, sans appareil respiratoire autonome, n'importe quelle créature vivante s’avançant trop de ce trou en mourrait sur le champ. Le Plutonion a certainement été employé par le passé pour pratiquer des sacrifices animaux. De plus, curieusement, seuls les eunuques du temple de Cybèle pouvaient séjourner dans la caverne sans être affectés. Ceux-ci, probablement, devaient se couvrir la tête de plusieurs sortes de cagoules en tissu, formant une poche d'air suffisante pour assurer leur survie pendant quelques minutes à l'intérieur du Plutonion.

De nouveau, on peut discerner clairement d’autres parallèles avec Périllos. Le simple fait de soulever une dalle, dissimulée de longs siècles, donne accès au Plutonion… tout comme, lorsqu’on connaît l’emplacement, il suffit de savoir lever la dalle qui depuis l’église de Périllos donne accès au souterrain contenant une petite nécropole et d’autres éléments liés au moulage de Saunière. A propos d’Hiérapolis, les experts arrivent à la conclusion que cette découverte prouve que les temples antiques d’Apollon sont souvent, sinon toujours, construits sur des failles géologiques. On ajoutera à ceci le fait qu’il existe un lien subtil entre Apollon et… St Michel, qui est le chef principal des… sept archanges. Par ailleurs, il est notoire que, dans la Grèce antique, le chiffre sept représentait le nombre d’Apollon, ce dieu si fameux à Delphes, où il terrassa le dragon illustré par le Python… comme Saint Michel terrasse le dragon… le Babaos ?

Le Tombeau

On note que ces lieux sont établis sur le ‘corps mort’ d’une bête… celui du Babaos terrassé par Ramon au fond d’un gouffre sans fond (il lui faut trois jours pour en revenir)… comme le Python et le serpent conquis par St Patrick. Cependant, à Delphes, le sanctuaire est aussi vu comme le tombeau de Dionysos. Il est prétendu également que le site de Baia a été créé après que le tombeau « d’un certain grec » y soit déposé. A partir de tous ces éléments, que faut-il déduire si on ajoute la référence d’un Tombeau de Dieu (lieu appelé ‘Tombedieu’ selon certains anciens natifs de Périllos) – Christ – sur la terre de Périllos ? Pour ceux qui ont vu les images de ce tombeau, comme par exemple les spectateurs présents lors de la conférence d’André Douzet, à Amsterdam, en novembre 2004… on retiendra que cette entrée est quasiment hermétiquement close ! Pourquoi n’aurait-elle pas été condamnée par les romains ? Oserions-nous dire que… Dieu seul le sait ?

Chambre de la Sibylle, Cumaece

Pour les grecs, la présence d’un tombeau sur les lieux sacralisés est naturelle… Car, ainsi, ce dernier élément facilite l’accès vers l’autre monde en raison du fait que l’être enseveli dans ce tombeau devient logiquement une sorte de guide précieux pour le périple dans le monde de l’au-delà… Pour nos ancêtres, non seulement les grecs, mais bien tous nos ancêtres du néolithique, la présence d’ossements est indispensable pour pratiquer une prophétie et accéder à l’autre monde. Alors, quand Ramon de Périllos, revenant de son pèlerinage au Puits St Patrick, affirme savoir qu’il existe un autre accès, depuis son territoire, vers un autre monde … cela signifie, sur un plan historique et archéologique, que nous sommes sur – et surtout SOUS – cet antique domaine certain de la présence de dépouilles humaines. De fait, il ne peut s’agir, en ce cas, que d’insignes reliques (ou grande relique pour la Sanch !) déposées dans des tombeaux… Et voilà ce que Courtade et Saunière indiquent respectivement sur leur registre et modèle !!!

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Filip Coppens