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Société Périllos ©

Périllos: nombril d’un autre monde ?
(3ème partie) - Un autre nombril ?

 

Une découverte

Ramon de Périllos est conseiller du roi Juan 1er au moment où celui-ci décède dans des conditions douteuses. Il est rapidement calomnié par quelques courtisans jaloux de sa fidèle amitié avec le roi… au point d’être soupçonné d’empoisonnement.
En 1390, Ramon de Périllos décide donc de visiter l’âme de son roi défunt et subir l’épreuve du puits St Patrick, en Irlande, afin d’être lavé de toute accusation. Il quitte la cour et entame un long périple à travers la France puis l’Angleterre, pour terminer son odyssée par l’épreuve au Puits St Patrick, le seul purgatoire existant et connu en Europe à cette époque. Nous le voyons revenir et faire état, dans sa chronique déposée à la Bibliothèque Nationale d’Espagne, d’ « entrée vers L’autre monde ». Supposons, même, que cette remarque insolite ne soit pas le reflet de son intention et seulement une conclusion erronée ou injustement relatée des dires de ce seigneur de Périllos… On peut, en échange, imaginer que Ramon va rester tout de même extrêmement vigilant pour cette « entrée » et qu’il sera prêt à faire n’importe quoi pour la préserver. Ces « entrées vers L’autre monde »… il faut bien admettre qu’elles ne doivent pas être très nombreuses dans le monde ! On peut facilement convenir que la possession d’un tel endroit devait forcément donner des avantages certains, même auprès des rois… pour paraphraser la phrase contenue dans le fameux courrier que Louis Fouquet envoie à son frère.
Conclure en admettant que Périllos est un « nombril du monde » revient à dire qu’il y a sur ce territoire effectivement « un accès vers un autre monde ». L’expression « nombril du monde » est surtout une définition « scientifique » et non une dénomination populaire de cette idée… C’est cette formulation qu’a utilisé Ramon de Périllos à son époque. Pouvait-il en être autrement ? En bref, à son retour du Puits St Patrick, il réalise que son territoire est en vérité une Terre Sainte… une terre salvatrice… un lieu sacré !
Peut-être faut-il interpréter l’étrange « pèlerinage » de Ramon de Périllos, au Purgatoire St Patrick, comme une « visite collégiale » sous prétexte d’épreuve de Dieu. Effectivement, on peut se demander si quelqu’un, Ramon de Périllos, qui dispose des vestiges d’un ancien Purgatoire, visiterait un site identique si loin, en Irlande… pour assouvir une simple curiosité, ou pour y voir un purgatoire toujours opératif… et comment il fonctionne? Probablement, le sanctuaire de Périllos, avec le temps ou ayant perdu sa fonction, devient inactif en tant que ‘purgatoire‘ et tombe dans l’oubli. Ramon, pour savoir et essayer de réactiver son sanctuaire -et si oui comment-, ne peut faire autrement que d’en chercher un autre toujours en parfaite activité. Il se rend donc en Irlande, au Puits St Patrick, pour tenter d’en comprendre le fonctionnement.

Au revoir… à jamais

Même si à nos yeux il n’est pas d’une importance capitale que pour Ramon de Périllos, et ses descendants, soit maintenant évident que leur territoire abrite « un nombril », ou « une entrée vers un autre monde »… il est clair que l’existence de ce sanctuaire est un événement majeur pour notre pays. Face à cette révélation, que font Périllos et ses enfants ? Et bien, ils quittent résolument leur territoire en Roussillon catalan pour Valence et pour l’Italie! C’est une histoire que nous développerons plus tard et dans un autre chapitre.

A présent, reprenons une partie de la généalogie de Ramon IV de Périllos : « Il est fait Capitaine Général de la marine (1428) et sert l’Infant Pierre à Naples et sur la côte africaine. On le retrouve à Tunis, à la tête d’offices armés en 1432. En 1433, il est envoyé par le roi près de l’empereur. Il se retire ensuite en Sicile, laissant la lieutenance du Roussillon à son frère Louis. Membre du Conseil royal de Gaeta (1436), il devint plus tard vice-roi de Sicile, et acquiert Castellammare di Stabia en 1441. »
On note dans ce parcours la présence de Gaeta et Naples.

La « spélonque » de Gaeta

Gaeta se trouve à mi-distance entre Rome et Naples. Avec la voie ferrée, on passe à proximité et on a même l’opportunité d’apercevoir cet endroit, d’une grande importance dans nos propos.
Gaeta se trouve au milieu de «la rivière d’Ulysse». Pour ce voyage, nous prendrons un guide du nom de Virgile… l’auteur romain, bien connu au XIVe siècle. Ne doutons pas que ce nom soit également connu par un érudit tel que Ramon de Périllos. Nous avons vu, dans un autre article, que la bibliothèque de Ramon de Périllos s’enorgueillissait d’ouvrages d’auteurs tellement plus obscurs que Virgile ! Dans l’Aeneide, Virgile parle d’un lieu du nom de « Cajeta », où la nourrice d’Aeneas a trouvé la mort. Pour Strabon, l’origine du nom proviendrait de « Kaiàdas », ou « Kaiètas », ce qui signifie… la grotte.
Le château des Aragon a sans doute toujours été un lieu très admiré. Nul doute que ce soit un bâtiment que Ramon IV dut souvent visiter… et y séjourner. On note aussi que le Montagno Spaccata, sur le Mont Orlando, présente une fissure dans la roche qui, selon la légende, s’est ouverte au moment de la mort de Jésus !

C’est ici, à Gaeta, que les Périllos occupent une place importante parmi les membres du Conseil de la ville ? Cette dernière va servir de théâtre à ce que nous appellerons un épisode « Périllosien ». Curieusement, c’est ici qu’on trouve une grotte mentionnée dans la biographie de Michel de Pérellos… C’est dans cette étrange cavité que l'antipape Clément remet le chapeau rouge à Pierre de Sarracenas… et la mitre à Michel de Pérellos !
Cette biographie parle effectivement de la « fameuse spelunca », cette grotte située à Sperlonga (de Spelunca). L’endroit est, en effet, connu pour avoir servi de refuge au pape Clément. On remarque que c'est également Michel de Pérellos qui demande à Pedro de Luna d'envoyer Vincent Ferrer en mission (1401) dans les provinces alpines de l'archevêché d'Embrun. On peut constater que cette grotte est un endroit de première importance… pour les papes, mais aussi pour les Pérellos.
La grotte, à proximité de la mer, se présente dans un cadre idyllique. Elle se trouve précisément sous une partie de la villa d’été de Tiberius, au premier siècle après Jésus Christ. Cette construction était inspirée par l’Odyssée d’Homère. L’Iliade et l’Odyssée d’Homère sont des œuvres écrites mondialement connues et… reconnues ! L’Aenide de Virgile était considérée par l’auteur lui-même, et par de nombreux historiens, comme la ‘troisième’ partie d’une trilogie. La grotte représente le point focal du site. C’est ici que se trouvaient de nombreuses sculptures inspirées par l’Odyssée. Elles sont maintenant déposées dans un musée. La statuaire représentait l'assaut de Scylla contre le vaisseau d’Ulysse, Polyphémos aveugle, le vol de Palladius et Ulysse soulevant le cadavre d'Achille.
On sait que le secteur de Périllos est fameux en raison de la maquette de Saunière montrant deux grottes. L’une d’elles, nommée sur le moulage ‘Tombeau du Christ’, est encore scellée par une sorte de bouchon hermétique fait dans une roche d’une nature différente du socle minéral environnant. On note que la « grotte de Tibérius » est comparée à celle habitée par le mythique Cyclope Polyphémos décrit par Homère. Quand lui et son équipage s’approchent pour l’attaquer, Polyphémos obstrue son antre avec une grande roche et dévore plusieurs marins de l’Odyssée qui tentent d’investir la grotte du Cyclope.
La grotte fut récupérée pour servir de salle des banquets pour l’empereur, qui règne de 14 à 37 après Jésus Christ ? Curieusement, son règne coïncide avec la mort de Jésus. C’est sans doute pour cette raison que la légende mentionne la roche qui se fissure au moment de la mort de Jésus. Les événements ont ensuite été étroitement liés… même si vers 33-36 après Jésus Christ, Tibérius abandonne sa villa pour s’installer à Capri, près de Naples. L’abandon de Sperlonga est peut être dû au fait que pendant un séjour ici, et son passage dans cette grotte, des roches du plafond se soient effondrées… manquant d’écraser l’empereur. A cette époque, la grotte est considérée comme très belle… mais très dangereuse ! C’est dans cet étrange et mythique sanctuaire que le pape va trouver refuge, et un Périllos devenir évêque...

Naples

Eglise St Barve, Castel Nuovo, Naples

Virgile identifie le promontoire de Gaeta au tumulus où fut ensevelie la dépouille de Caieta, la nourrice d'Aeneas, qui meurt après avoir quitté Cuma. Nous avons vu que Cuma était la résidence de la Sibylle, et que dans l’Aeneide, cette dernière amène Aeneas vers un endroit particulièrement intéressant: la grotte Aornos… Pour citer Virgile : « Il y avait une caverne énorme et profonde avec le sol déchiqueté, et de cailloux, avec une bouche béante gardée par les bois foncés et les eaux noires du lac. Aucun oiseau ne pourrait maintenir son vol au-dessus de cette caverne et y survivre, tant mortel est le souffle qui coule hors de la gorge noire et se lève dans la chambre forte du ciel. Par conséquent le nom grec, ‘Aornos’, signifie ‘l'endroit sans oiseaux’. »
On sait que cette grotte se trouve à faible distance de Cuma. Pour Robert Temple et Robert Paget, bien que cette opinion ne soit pas toujours acceptée, elle se situerait sur Baia même. Pourquoi pas? Cependant, si cette cavité n’est pas celle d’Aornos, il est de fait qu’elle reste encore à découvrir…

La descente d’Aeneas dans cette grotte est symboliquement identique à celle d’Orphée et d’autres descentes aux enfers. Cependant, ici, le but n’est pas la quête de l’amour, mais d’entrer en contact avec l’âme de son père… On note immédiatement le parallèle étonnant avec le Puits St Patrick en Irlande, ainsi que la visite et les visions de Ramon de Périllos en ce royaume des défunts.
Même si plus personne ne put localiser l’antre de la Sibylle de Cuma jusqu'en 1932, le site général est resté néanmoins réputé. Virgile assure que de nombreux personnages viennent s’enquérir du lieu où Aeneas reçut les divinations concernant son destin et celui de Rome… Peut-être espérait-elle, en méditant au sein de ce merveilleux paysage, retrouver la grotte Aornos… Un peu comme certaines ‘personnes’ aiment à se promener nostalgiquement dans le paysage de Périllos… pour tenter de retrouver les fameux tombeaux !

Pétrarque et Dante

Avant l’arrivée de Ramon IV et les rois d’Aragon, Francesco Petrarca, ou ‘Pétrarque’, et Dante s’y rendirent et racontèrent leurs périples. Dante (1265-1321) et Pétrarque (1304-1374) sont considérés comme les pères de la Renaissance. Pourtant Dante apparaît plus ‘souligné’ encore, du fait qu’il eut un lien intime avec les Enfers, le Purgatoire… et Virgile.

Eglise âmes du Purgatoire, Castel Nuovo, Naples

La célèbre ‘Divine Comédie’ décrit le voyage de Dante en enfer (Inferno), au purgatoire (Purgatorio) et au paradis (Paradiso). Il est guidé d'abord par le poète Virgile et ensuite par Béatrice, la dame de sa vie. Tandis que la vision de l'enfer est très vive pour les lecteurs modernes, les finesses théologiques présentées dans les autres livres exigent une certaine patience pour en bien comprendre la teneur. Le purgatoire, le plus lyrique et humain des ‘voyages’, inclut également de nombreux autres poètes dans ses péripéties. Quant au paradis, il est réputé comme étant le plus beau des passages mystiques. Dante essaie d’y décrire ce qu'il admet ne pas pouvoir rapporter fidèlement tant il en est dépassé, par exemple, lorsque regardant dans le visage de Dieu, il explique qu’à ce moment si élevé, ses capacités à décrire la vision sont inopérantes tant ce qu’il voit est indescriptible…
Dante, pour développer le thème du purgatoire, utilise uniquement Virgile pour le guider dans ces endroits ténébreux. Quel heureux hasard !… Et comme il faut en finir avec Virgile, nous remarquerons que ce dernier fait un exposé détaillé des efforts formidables qu'Aeneas et la Sibylle sont obligées d’accomplir. Elles multiplient les divers arguments et les offrandes qui leur semblent indispensables afin d’apaiser les dieux… avant, enfin, de pouvoir accéder et quitter les lieux infernaux par la Porte d’Ivoire. La tradition rapporte que les domaines infernaux disposent de deux portes : la Porte des ‘cornes’ et la porte d'ivoire. Cette dernière étant considérée comme la "fausse entrée"… correspondant à la sortie destinée aux "rêves négatifs". C’est ainsi que les spécialistes en la matière soutiennent qu’il y aurait plusieurs similitudes avec un roman du XVe siècle, « le Songe de Poliphile », dans lequel le personnage central part également à la recherche de son amour mort… seulement pour découvrir à la fin de son odyssée qu’il ne s’agissait « que » d’un Virgile!

Hypothèse du retour vers Périllos

Les Périllos, surtout Ramon IV, ne se retrouvent pas à Valence, non plus à Périllos, mais bel et bien à Gaeta et Naples. Quel hasard formidable que ce haut lieu d’Italie soit désigné pour être l’endroit que même les romains identifièrent comme l’entrée vers les enfers ! Quel hasard également que les Périllos se trouvent chaque fois sur l’emplacement des purgatoires et y accomplissent un devoir! Mais nous ne nous arrêterons pas là…
On trouve de nombreux châteaux d’Aragon dans ce secteur de l’Italie. Nous retiendrons essentiellement ces deux : Gaeta et Baia. A Baia, nous remarquerons que depuis le château on regarde l’entrée de ‘l’Antrum’… l’oracle des morts. Ce dernier ne sera découvert qu’en 1962…

Sur le port de Naples se trouve le « Castel Nuovo ». Ce château, campé de cinq tours, est également connu sous le nom de Maschio Angioino. Il fut tantôt la résidence des rois et vices-rois de Naples… tantôt celle des Anjou ! On retient, pour ceux qui aiment les hasards malicieux, que René d’Anjou est souvent soupçonné d’être un passé Grand Maître du soi-disant Prieuré de Sion…
Le château est construit par Charles Ier d’Anjou, entre 1279 et 1282, puis agrandi par Alfonso Ier d'Aragon. L'entrée principale de cet ensemble remarquable est formée d’une voûte triomphale de style Renaissance, érigée entre 1453 et 1467, en l'honneur de l'entrée d'Alfonso Ier d'Aragon.

Dès que nous entrons dans la cour centrale, on se trouve face à une grande église. Le hasard, bien entendu, veut qu’elle soit dédiée à… Ste Barbe ? Un peu plus bas, à droite, nous rencontrons une petite chapelle : ‘la Cappella delle anime del purgatorio’ ce qui signifie la chapelle des âmes du purgatoire. Il n’y a que ces deux lieux de culte comme bâtiments dans ce secteur : le premier sous le vocable St Barbe et l’autre destiné au repos des âmes du Purgatoire. Ramon de Périllos qui accomplit son périple en Irlande n’est jamais venu jusqu’ici, dans ce château. … Du moins pouvons-nous le supposer. Cependant, s’il s’y est toutefois rendu, il dut facilement rêver à son pays natal: Périllos en Roussillon… où se trouve une chapelle Ste Barbe tout près d’antiques nécropoles. C’est au moment de son retour d’Irlande et du Purgatoire qu’il affirme, sans ambiguïté ni hésitation, que son territoire abrite une entrée vers L’autre monde ! De ces faits incontestables pourquoi ne pas imaginer Ramon IV se dirigeant en direction de l’Italie, vers Gaeta et Naples, pour y retrouver des éléments autour de cette affaire? Dans ce cas, nous devons admettre que ses efforts restèrent vains... du moins officiellement.
La grotte d’Aornos reste toujours à découvrir… Si elle a disparu, malgré sa réputation persistante, c’est peut-être tout simplement qu’à une époque quelqu’un -pourquoi pas un Périllos, un Aragon, ou un homme du pays- a pu la retrouver en toute discrétion… et en condamner l’accès. Cependant, pour cette dernière possibilité, nous ne pouvons que rêver… comme Poliphile et Aeneas, et surtout nous demander par quelle porte nous allons pouvoir quitter le pays des enfers…

Les deux portes

Mais à l’instant de quitter ce sujet nous devons encore faire un ultime constat. Nous avons vu que l’enfer dispose de deux sorties : une véritable et une «fausse». Si l’oracle des morts de Baia ne dispose que d’une seule sortie, il est équipé, en échange, d’un système ingénieux concernant les portes qui l’équipent. Celles-ci sont articulées de telle façon qu’elles peuvent se fermer et s’ouvrir en donnant l’impression, à la personne qui se trouve dans ce labyrinthe souterrain, qu’elle le quitte par une autre porte que celle par laquelle elle est entrée… De plus, l’illusion se double de l’impression qu’il y a deux sorties différentes. Ces trompe l’œil astucieux donnent l’illusion parfaite qu’il y a trois portes à ce système d’accès : une entrée et deux sorties.
Deux portes ?… deux tombeaux ? Dans la réalité du site, ces deux sépultures sont seulement des grottes hermétiquement closes. Nous avons tout lieu de soupçonner, depuis les nombreux indices dont nous disposons, le même réseau en ce qui concerne Périllos. Celui-ci, obstrué et dissimulé astucieusement depuis l’église de Périllos, se dirige, par une galerie souterraine naturelle, vers les deux tombeaux donnés par la maquette de Saunière… Ainsi, selon cette hypothèse, l’ancienne chapelle castrale des seigneurs de Périllos ouvrait, sous elle, jusqu’aux deux sépultures illustrant les deux sorties… Si cette théorie s’avère exacte, et pourquoi en douter, il y aurait une fausse… pour une véritable sortie ? Si oui, quelle est la bonne ?... et que peut-il arriver à celui qui s’y hasarderait à ses risques et périls ? Dans l’absolu, ce n’est pas, à ce stade, cette question qui serait le plus important. On voit surtout dans cette réflexion que cette solution de deux sorties - tombes expliquerait la présence de deux antiques sépulcres attribués à Joseph d’Arimathie et le Christ. A ceci nous ajoutons que l’on voit Jésus utiliser souvent le symbolisme ou la métaphore pour s’exprimer… et, très curieusement, ce symbolisme est souvent lié à celui des issues de l’enfer. Est-ce vraiment un hasard de plus… ou un hasard de trop ?
Pour Saunière, à son époque, il n’y a pas la plus petite chance d’entrer dans ce complexe par une entrée raisonnablement praticable. L’entrée qui serait accessible à un prêtre, celle du sous-sol de l’église de Périllos, est impossible en raison du fait que le village est encore habité… De plus, une telle incursion serait immédiatement repérée, et sans doute très mal vue, surtout depuis le fait habituel, déjà réprimandé, de ce curé dans le cimetière de RLC. Alors… pour accéder, sans rien démolir dans l’église, à ce « royaume des morts » -dans le sens le plus littéraire possible- Saunière dut chercher les sorties… donc les tombes ? C’est forcément une opération qu’il mena… avec succès !

Filip Coppens