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Avis de recherche à
propos d’un pilier |
Certaines
promenades, ou visites, apportent parfois des surprises intéressantes.
C’est ainsi qu’au cours d’une recherche documentaire,
la visite d’un locale éloigné de Rennes-le-Château
à comblé notre attention.
Lors de cette activité, notre intérêt s’est porté
sur une pièce d’architecture en forme de pilier, et plus particulièrement
sur son chapiteau.
Il s’agit d’un pilier en quatre morceaux, formé d’un
fût cylindrique de moyenne hauteur, posée sur une base légèrement
plus large également ronde finissant en une courte section carrée.
Le chapiteau, de même section est quasiment deux fois plus large que
le diamètre de la colonne. Cette partie carrée s’orne,
à chacun des angles, d’une boule parfaite de si fort diamètre
que deux de ces derniers forment quasiment celui du fût.
Cette pièce d’architecture se trouve au centre d’une
voûte qu’elle semble soutenir… Elle semble seulement,
car question posée à notre hôte, il nous apprend que
l’arc en place n’a jamais été soutenu, de quelque
façon que ce soit, avant qu’il y ait seulement quelques années
le pilier soit rajouté là… pour faire plus décoratif
! Si l’effet est réussi, on sait déjà que nous
sommes face à un élément rapporté n’ayant
aucun rapport avec la voûte qui ne présente, au demeurant aucun
signe de faiblesse.
On peut également se demander si le fût est bien complet, où
s’il comportait un ou plusieurs autres tronçons cylindriques.
En effet, ce serait un formidable morceau de chance, si la hauteur d’origine
de cette pièce se trouvait être la même que la hauteur
de la voûte à son sommet… mais après tout pourquoi
pas.
En
échange, il est possible aussi de supposer que l’ensemble soit
inversé et que ce que nous voyons, comme un chapiteau, soit le socle…
un socle comme on en trouve parfois également orné de boules
(cependant plus petite) aux angles de base carrée de certains piliers
d’édifices religieux. Cependant, il nous faut abandonner cette
possibilité car, même si on voit que cet ensemble a été
parfaitement nettoyé par abrasion (sablage ?), la base offre des
traces d’usures, de patine, et de chocs répétés
alors que le décor en boule n’en présente aucun.
Si cette colonne est surprenante elle n’en est pas moins assez sobre,
et le lecteur peut se demander où nous voulons en venir en la présentant
ici.
Et bien c’est très simple, et surprenant, car notre guide nous
explique que cette colonne provient de... Rennes-le-Château !... sans
qu’il puisse être en mesure de nous en dire plus, car pour lui
tout ceci ne présente pas d’intérêt immédiat.
C’est ainsi que nous ignorons de quel endroit précis provient
cet ornement… du château ? une habitation ? une ruine ? Tout
ce que nous pouvons dire, dans l’état des choses, c’est
que ce style semble ancien, pour ne pas dire roman… Il peut avoir
été appliqué à un décor aussi bien religieux
que profane encore qu’on puisse douter qu’il soit réservé
à l’appareillage en pierre d’une grange ou d’un
simple corps de ferme.
Cependant, à l’évidence, nous pouvons ajouter que cette
pièce d’architecture soutenait quelque chose… car c’est
de bon ton pour une colonne. Si elle est en pièce rapportée
là où elle se trouve c’est que, forcément, elle
manque au soutènement de son point d’origine. Il se peut alors
que ce soit un rebut de démolition, d’un appareillage sorti
d’une ruine sans espoir de reconstruction ou encore d’une réfection
excluant (ce qui serait ébouriffant pour une aussi belle pièce)
ce genre de style ou d’environnement. Toujours est-il que, pour nous,
l’intérêt est seulement, pour l’instant, de savoir
où elle se trouvait… à Rennes-le-Château.
Si nous avons eu l’autorisation de présenter cette image, ce ne fut qu’en échange de la promesse qu’aucun détail extérieur, pas même ceux de la voûte, ne soit reconnaissable, cette personne ne tenant pas à être importunée, sans arrêt, comme c’est trop souvent le cas en matière de découvertes liées à l’affaire de Rennes-le-Château. C’est pourquoi l’image ne concerne que la partie visible de cette colonne.
Bien entendu, nous sommes reconnaissants à qui en saurait plus sur cette colonne, l’aurait vu autrefois, et surtout le point de sa provenance. Il reste également entendu que si la discrétion est demandée elle le sera forcément.
S.P.