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Société Périllos ©

Vendredi de Pâques sur les traces de Ponce Pilate…

 

L’église de Fortingall avec l’if à gauche

Quoi de plus naturel que de parler de Ponce Pilate à proximité des fêtes de Pâques… Mais plus étonnant serait de se demander si Pilate était un Ecossais?… Certes la question semblerait risible si notre section Société Périllos Anglaise ne disposait dans ses archives d’une information pour le moins insolite. En Ecosse une légende tenace soutient que Ponce Pilate serait le fils d’un ambassadeur romain et d’une habitante de Fortingall, situé à Perth & Kinross, près de Kenmore (Aberfeldy). Une légende… oui, certes, mais plus curieusement encore ce lieu se trouve à l’entrée des gorges de… Lyon? Une vallée autrefois vouée au culte de Lugh, le dieu solaire par excellence. Ce village est entouré de groupes de pierres dressées attestant d’un passé antique souligné encore par l’existence d’un if. Cet arbre antique n’aurait pas moins de 5000 ans. Si cette longévité était avérée ce serait l’arbre sacré le plus vieux d’Europe sinon du monde. C’est sur ce site que se déroulait, jusqu’en 1924, l’antique rite de Beltain et Samhain… le 1er mai de chaque année de notre calendrier !

Nous ne pouvons que souligner plusieurs étranges coïncidences.
Tout d’abord cette légende d’un Ponce Pilate sur un lieu toponyme de Lyon, en Ecosse. Or, nous savons que Ponce Pilate, après la condamnation de Jésus à la Crucifixion, est rappelé par Rome. Il s’arrête, dans son périple de retour, à Narbonne (sans doute pour que son épouse, Claudia Procula, puisse revoir sa famille). Puis il tombe, nous dit-on, gravement malade à Vienne. Rétabli mais rongé de remords la légende le dit se suicidant par noyade dans les monts qu’il voit au loin de Vienne… montagne qui portera son nom : le Mont Pilat. Ce point culminant de la région est à proximité de… Lyon en Rhône Alpes.

Ensuite nous remarquons que sur ce site, déjà insolite par sa tradition avec Pilate, se célèbre le rite du 1er mai. Ce jour nous le connaissons mieux sous le nom de Fête de l’arbre de Mai… qui coïncide avec la Nuit de Walpurgis, étrange mélange d’une nuit où les morts peuvent entrer en contact avec les vivants et d’un jour où l’on fête le renouveau de la vie… l’arbre renaissant, l’arbre VERT, la Petite Reine de Mai… la Vie en un mot !
L’arbre vert… ne serait-il pas celui illustré dans de rares représentations de la crucifixion avec un Christ fixé sur un bois vert mal ébranché… donc vivant ??? VERT comme la couleur du manteau de St Patrick ??? VERT comme l’Esméralda du Graal ???Et enfin date du 1er mai choisie pour moment du rendez-vous avec l’expérience CHRONODROME liée à l’envoi du satellite KEO… au pied du plateau du château d’Opoul veillant inlassablement sur l’étrange plateau de Salveterre appelé également vers 1650… Terre du Sauveur !
Pourtant Pilate est bien passé à Vienne (documents) où il tombe gravement malade… Mais il n’y meurt pas, et les historiens le situent ensuite à Lyon (69) où il siège au Sénat de la ville (documents où son nom apparaît)… pour enfin s’en aller au Mont Pilat en Suisse où là, de vieillesse (ou autre) il décède. Signalons pour information que dans le Pilat (42) se trouve la chartreuse de Ste Croix… tout comme il y a une chartreuse peu éloignée du Mont Pilat en Suisse où se réfugièrent, avec leurs plus précieux manuscrits, les derniers chartreux du Pilat près de Vienne… Etrange imbrication des faits autour d’éléments traditionnels.
Les deux légendes des ‘Mont Pilat’ ont peut-être des fonds communs de vérité : Pilate pourrait, pourquoi pas, avoir été conçu en Ecosse, et, plus tard, vers la fin de sa vie, s'être retiré momentanément dans la région de Pilat, où la légende situe son suicide. Tout comme Ponce Pilate ayant été conduit, par sa fonction de haut fonctionnaire romain, à voyager assez loin de Rome, aurait très bien pu se rendre en Ecosse près de Lyon… ou y avoir été conçu… car si on connaît sa vie et sa mort, sa naissance est encore entourée de zones d’ombres et d’incertitude.
Glen Lyon, avec ses monuments solaires

Il est clair, de toutes manières, que les deux sites du même nom ont été voués à des cultes solaires importants et similaires (le lever des trois soleils sur le mont Pilat par exemple !)… nous démontrant, s’il le fallait encore, que le monde des traditions antiques est bien plus grand qu’on ne le pense souvent.
Il en est certainement de même pour la légende de Marie Madeleine, censée s’être retirée dans le sud de la France, en Provence, Languedoc, Razès ou Roussillon… tout comme encore Hérod qui s’intéressa à la mort de Jésus (Barbazan – Montsaunès). C’est un peu comme si tous les principaux acteurs de la Passion semblaient s’être concertés pour finir leurs jours dans le sud de la France, dans un secteur s’étendant entre Lyon (Rhône-Alpes) et les Pyrénées. La question évidente est de savoir si toutes ces légendes et leurs bases historiques possibles peuvent être à l’origine de l’intérêt de l’abbé Saunière pour les lieux et faits de la Passion de Jésus à Jérusalem (ou ailleurs ?) et de ses voyages dans ces secteurs précis en France.
Notre section anglaise de la Société Périllos visitait Fortingall le jour où justement Ponce Pilate condamnait Jésus à mort par crucifixion. Bien que la légende soit bien connue dans ce merveilleux secteur d’Ecosse, ce village n’a pas attiré plus que son contingent habituel de visiteurs… Mais l’if sacré, lui seul sans doute, sait la vérité…