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Société Périllos ©

Signes insolite dans Périllos

 

Situation de cette découverte

C’est au cours d’une visite dans les ruines de Périllos que nous avons remis à jour une inscription pour l’instant sans explication plausible.
Le site de l’ancien village comprend encore aujourd’hui un nombre important de constructions ruinées permettant de visualiser le regroupement des habitations du hameau au pied du vieux donjon. D’ailleurs cet état d’emprises au sol des anciens bâtiments permettait le tracé, ainsi visible, de plusieurs rues existantes. On peut maintenant circuler aisément sur près d’un quart du vieux village dans le premier secteur sous l’église St Michel. Il n’est cependant pas recommandé de s’aventurer dans les vestiges de construction en raison d’un risque permanent d’éboulement des murailles fragilisées et aussi pour éviter la rencontre désagréable avec quelques reptiles grands amateurs de chaleurs et pierres dans les broussailles. De plus il est nécessaire de rappeler que quasiment toutes les ruines sont encore des propriétés privées ou communales. De fait, la plus grande partie du vieux village reste encore inaccessible et enfouie dans des broussailles épaisses et peut-être dangereuses.
Cette section de vestiges prise dans d’indescriptibles ronciers est difficile d’accès, sans parler des dangers inconnus qu’elle peut surtout représenter. Nous n’avions pas l’intention de tenter cette aventure. Cependant c’est en repérant une sorte de trace à peine perceptible, dans le fouillis de végétaux et de pierrailles, que nous décidions de suivre cette difficile sente faite par un animal… ou un humain.

Une description générale pas forcément complète

En suivant cette trace légère nous parvenions péniblement à proximité des ruines d’un bâtiment qui dut abriter, en son temps, un four, une citerne et sans doute au moins un local en sous-sol. C’est dans ce secteur que nous avons retrouvé le tracé dont il est question ici, dissimulé par une végétation importante et derrière quelques pierres.

D’abord trois signes

Il s’agit, à première vue, d’une série horizontale de trois signes : un ‘P’ à gauche, et un ‘X’ à droite, encadrent un dessin représentant un cercle surmonté d’une croix courte dont la branche verticale haute s’ouvre en deux branches courbes.
- La couleur de cet ensemble est uniformément blanchâtre.
- D’une facture peu soignée la largeur du ‘trait’ est à peu près régulière. Il ne semble pas y avoir eu la moindre intention artistique ou de régularité.
- Cet assemblage de signes semble, essentiellement, être une information sommaire dont la qualité de présentation n’est pas le premier souci. Toutefois on ne peut, non plus, parler d’un tracé hasardeux ou malhabile. Le trait est franc et, par exemple, le cercle est quasiment régulier, tout comme la fourche terminant en deux courbes cette sorte de croix surmontant le cercle. Ces détails excluent, de fait, un ‘coup de main’ hésitant ou incertain. On note également que les trois symboles sont alignés correctement. L’auteur de ce travail était sûr de lui, mais ne s’est pas attaché à une qualité de calligraphie. Seul a semblé compter la mise en place de ce… message.

P et X

- Les deux signes (‘P’ et ‘X’) sont d’égale hauteur et arrivent au niveau de la barre horizontale amorçant la ‘croix’.
La description que nous en donnons n’est pas forcément la bonne interprétation. En effet nous nous référons, ici, aux ‘lettres’ semblant par leur tracé être les plus proches de celles de notre alphabet habituel. De plus le dessin central ne veut pas forcément représenter « un cercle surmonté d’une croix torse dont la branche verticale se sépare en deux courbes opposées ». En effet on peut se trouver devant un sous empilage de trois autres signes, de bas en haut : un cercle (ou lettre ‘O’) une barre horizontale, le tout surmonté d’un ‘V’ légèrement courbe ouvrant sur son extérieur.

Les inversions possibles

Il se peut également que cet ensemble soit lisible, ou compréhensible à l’envers. En ce cas le ‘X’ devient la première lettre, suivi alors d’une sorte de ‘petit personnage anthropomorphe’, et enfin se trouve un ‘d’ minuscule…
Nous pouvons, de plus, envisager que ces signes puissent encore s’interpréter en les retournant encore sur eux-mêmes, comme dans un miroir.
Rien ne prouve que ces ‘lettres’ soient à lire en majuscules ou en minuscules. Ce choix peut, selon l’usage, modifier la compréhension du message. Le ‘P’, vu dans le sens où nous avons trouvé cette découverte peut, si on retourne l’ensemble, devenir un ‘d’… ou en lecture inversée (miroir) se lire ‘q’. Ajoutons que ce ‘P’ (si c’en est un) est composé de trois traits droits, dont le dernier ne se referme pas totalement sur le pied vertical, comme le voudrait le tracé de cette lettre. Habituellement le ‘ventre du ‘P’ est arrondi et non formé en ‘triangle’. Est-ce alors la volonté d’une autre signification, une autre lettre, un signe, un idéogramme ? On ne peut dire que l’auteur ne se sentait pas capable de reproduire une courbe si l’on considère que le cercle central est, lui, bien formé. Seul le ‘x’ conserve son sens quoiqu’il en soit, tout en admettant qu’il soit la lettre ‘x’, le symbole de la multiplication ou enfin le nombre 10 romain (X).

Alphabet, signes, symboles ?

De plus s’il s’agit bien de lettres pour les deux signes extrêmes, rien ne prouve formellement qu’il s’agisse d’un alphabet comme le notre. Il pourrait s’agir alors de caractères d’origines complètement différentes, comme des lettrines grecques par exemple.
Cette multitude de possibilités ouvre différentes solutions de lectures sans pour autant nous permettre, à première vue, d’en préférer une au détriment d’autres…
A tout ceci il est à ajouter qu’il puisse s’agir d’une lecture, même en inversion, d’initiales simples… et peut-être aussi de l’usage de signes symboliques d’une autre portée que celle de caractères habituels… Sans perdre de vue que nous pouvons encore être en face simplement d’idéogrammes ou signes autres.
Dans tous les cas on peut probablement considérer ceci comme un rébus composé de trois phases, dont le sens de lecture n’est pas forcément celui de la première logique.
Enfin ce genre de signes n’est guère habituel dans l’assemblage d’habitations d’un village… ni, non plus dans ce que nous pourrions considérer comme une sorte de ‘panneau indicateur’ symbolisant une fonction… universelle, par exemple du type ‘sens interdit’, carrefour, ne pas utiliser, ou ‘attention traversée d’animaux’.
L’emplacement où se trouvait cette inscription se trouve pratiquement à l’aplomb, dans le vieux village, de l’ancienne motte féodale. Ceci d’ailleurs ne signifie peut-être par forcément quelque chose car rien ne prouve que ce fut son lieu d’origine ou… d’utilité.
Renseignement pris dans un sens très général rien jusque là ne nous permet même d’échafauder la moindre hypothèse sur ce que peut être cette succession de signes.
Toutes remarques, sur ce thème, nous seront précieuses… car à cet instant le rébus est toujours sans solution. A cet effet nous contacter sur notre forum.

11 juillet 2004, intervention sur le sujet de R. Meyer:

Relativement facile à déchiffrer P et X en grec majuscule, soit R et CH.
Ces deux lettres évoquent naturellement la 2ème et 1ère lettres du nom de XPICTOC (CHRISTOS) mais écrites de droite à gauche.
Le symbole du milieu ne correspond pas à une lettre... à moins que des lettres ne soient dissimulées dans le symbole lui-même.

9 juillet 2004, intervention sur le sujet de F. Coppens:

Il y a un symbole bien connu pour la paix :

Ce symbole ressemble au symbole de centre, avec le P et le X évidemment la première et dernière lettre du mot “paix”.