Plan du site | Recherche | Forums | Publications | Actualités

Société Périllos ©

Propriétés des Périllos
(1ère partie) - Un manuscrit des biens immobiliers terrestres

 

Avant de revenir sur un testament des Périllos, en notre possession il est indispensable de le rappeler une fois encore, contenu dans un grand parchemin, il est intéressant tout d’abord d’aborder un autre document.
Ce document complète à la fois les registres notariés qui suivront dans les différentes chronologies héréditaires, d’alliances et de passages des titres et propriétés à plusieurs époques de cette saga. Cet élément a une importance incontestable dans la mesure où il apporte des confirmations irréfutables sur les bien de cette famille qui nous est si chère. On s’apercevra, à sa lecture, qu’il expose le détail des terres appartenant aux Périllos… sans autre forme de procès.
Au demeurant, ce genre de document corrobore certaines listes établies de manière notariée qui, elles, parfois contiennent de petites erreurs, oublis ou déformations, évidemment involontaires. Il apporte également certaines rectifications généalogiques posant d’éventuels problèmes de désaccord entre des successions espagnoles et françaises sensiblement différentes. Ces dernières petites ‘tensions’ se situent de manières étonnantes, à la surprise des amateurs ‘périllossiens’, dans les deux derniers siècles écoulés et jusqu’à nos jours… puisque, comme le savent ceux et celles qui s’intéressent au plus près de ce sujet, s’opposent encore plusieurs branches descendantes de cette famille, en Espagne à propos de certains blasons et autres dorures de propriétés passées devenues inaccessibles… et oubliées de tous.

Le document que nous présentons cette fois, s’il est sans doute extrêmement complet en la matière, n’en a, sans vouloir en minimiser le moins du monde puisque nous l’utilisons pour nos affirmations, guère pour autant de mérite puisqu’il est un des rares entièrement arrivés jusqu’à nous complets en terme de propriété des premiers seigneurs de Périllos. Car, bien entendu, l’œil averti du chercheur pourra y lire ce nom et le prénom en toutes lettres…
Par ces termes nous entendons, il faut bien le préciser, qu’il s’agit là des premiers seigneurs de Périllos détenant autant de titres et territoires. Il ne s’agit évidemment pas, non plus, de ceux de cette famille étant à l’origine de ses tous premiers transferts et implantations sur ce secteur aux confins du Roussillon, dont ils deviendront le plus beau fleuron dignitaire environs sept siècles plus tard comme nous le savons tous.
Ce début de l’histoire des seigneurs primitifs de Périllos, qui d’ailleurs avait un nom à l’orthographe variant d’une ou deux lettres du ‘Périllos définitif’, est un épisode bien connu de ceux, celles, pratiquant avec passion l’étude de cette histoire familiale dont les racines plongent et remontent jusqu’en Orient. Nous ne ferons pas injures à ces chercheurs en en donnant plus ici qu’il n’est nécessaire… nécessaire qui au demeurant est maintenant bien connu de tous et surtout de ceux étudiant, en annexes, certains avatars liés au Graal lui-même.
Ce document, disions-nous donc, est un de ceux les plus complets car ils se situent aux alentours des XIV et XVème siècle. Cette époque fut, comme dit plus haut, celle ouvrant sur l’opulence et la puissance de ces seigneurs qui, eux-mêmes, se disaient modestement possesseurs d’un territoire aussi pauvre que le donjon veillant sur d’arides et inhospitalières terres oubliées… Enfin oubliés, certes… mais pas vraiment de tous !

Aussi, il est, nous semble t-il, de bon ton d’entrer une suite de documents anciens et manuscrits afin d’éviter toutes interprétations qui pourraient, par les temps qui courent, être considérées comme déformées par nos commentaires en l’absence des originaux. Nous allons commencer cette petite série par un texte sur un manuscrit qui reprend, en détails, les droits seigneuriaux et l’état général de leurs propriétés.

Pour ce fait nous disposons personnellement de plusieurs éléments allant du XIIIe siècle jusqu’au début du XXe siècle. Pour le premier de ces écrits il s’agit forcément des Périllos de la première lignée… nous dirions, sans vouloir être péjoratifs, « ceux issue de la souche pure primordiale». Pour les derniers, nous ne doutons pas un seul petit instant de la limpidité et de l’authenticité de leur droit et descendance. Nous dirions que ce sont les derniers héritiers du noble nom roussillonnais, mais que de nombreuses ramifications, toutes aussi nobles et aristocratiques soient-elles, ont fait la branche, ou plus précisément LES branches espagnoles conduisant à cet état.
A aucun moment nous contestons la moindre légitimité aux nobles personnes descendantes du vieux titre contactées par un émissaire à nous dument mandatées pour les rencontrer. Cet envoyé auprès d’eux a pour mission d’aborder certains problèmes d’archives et documents qui, nous le pensons, peuvent leur revenir de plein droit au lieux d’aller dormir, ou pire, aux confins de quelques rayons d’une Archive Municipale quelconque. Le résultat en est positif, et nous nous tenons de pied ferme, à la disposition de certains services qui estimeraint possible d’avoir à exercer, sur nous, un droit différent de celui de ces derniers héritiers du titre, même et surtout s’ils sont ressortissants de souches espagnoles…
Le document dont il est question ici est composé de plus de 70 pages, soit une petite quarantaine de feuillet en format ‘cahier’. A ce stade, nous ne faisons pas état de la couverture ou encore des l’entête et nomenclature qui pourrait faire surgir, ça et là, certaines vocations de piratage car évidemment cet élément nous est parvenu, comme le veut dorénavant la coutume, sous la forme d’un envoi anonyme. La reproduction est voulu en noir et blanc par nos soins car nous ne doutons pas que par ailleurs cette même copie ressurgira prochainement et d’une excellente qualité nettement supérieure à la notre. Nous ignorons donc forcément, quand et par qui ce texte entièrement manuscrit à été reproduit. Mais, pour nous et le chercheur du passé, peu intéressés par la quête des poux dans la tonsure, il est de fait que seul le contenu, et non sa présentation, de ce document représente une valeur et un intérêt remarquable. Le reste, la couleur, qui, quoi, comment et le tape à l’œil technique, n’ont pas vraiment place ici.
Pour situer le manuscrit dans le temps nous pouvons seulement dire, pour l’instant, qu’il est de la fin du XIVe ou début du XVe siècle, plus de précisions, en notre possession seront données un peu plus tard avec la suite des documents « périllossiens ».

Pour faire bonne mesure nous ajoutons, pour information, quelques références de pièces éparses, forcément bien connues du commun, se déployant sur un registre proche du document présenté. Celles-ci lui restent quand même des annexes car elles font état de fragments, si on peut s’exprimer ainsi, des biens domaniaux des de Périllos.

- En date du 1er mai 1393 on trouve un acte de vente, passé par le roi Jean Ier d’Aragon, comte de Roussillon et Cerdagne, de son château et fief d’ “ Elle ”, à Ramon vicomte de Périllos et de Rodez.
Ensuite, le 25 janvier 1438. François de Fenouillet, vicomte de Périllos, acte à s’engager de payer à Francisco Dalcamora, de Barcelone, certaines sommes dues par Louis, vicomte de Périllos et de Rodez, sur le fief d’ “ Elle ”.
A la fin du XVème siècle Guillaume de Caramaing (Caramany) -ne surtout pas confondre avec une autre orthographe fantaisiste- et de Perilleux (Perillos), alors vicomte de Rode ” (Rodès), de Perilleux et d’Ille produit un ‘avertissement’ à la reine de Castille, Léon, Aragon et Valence..., comtesse de Roussillon et Cerdagne... Cet ‘avertissement’ contient l’historique de ses droits sur les divers fiefs, naguère possédés par les précédents vicomtes, Pierre, Louis, François, Pons... de Fenouillet. S’ensuit à se document une notice stipulant les droits du même relatifs à Ille, Joch, Rodès, Roquepidinet Montner.

Ceci étant dit ces éléments montrent, à l’évidence, l’étendue des propriétés, autres que celles immédiatement attachées à leur propre fief d’origine, de ses seigneurs qui, en fin de compte, restèrent d’illustres inconnus jusqu’au moment où notre Société Périllos les ‘monte en épingle’ et les porte à la connaissance d’un large public. Qu’ensuite on nous conteste, avec une virulence maladive à la limite de la psychose, entre dans ce constat. En effet, si nous n’avions rien fait en matière d’informations sur ce si vaste et fabuleux sujet nos joyeux, et sympathiques grincheux de service, n’auraient pas même le savoir d’un centième du passé de cette illustre famille qu’ils auraient à jamais ignorée… bien qu’elle fut sans doute celle qui eut la plus importante influence sur leur propre pays et leur passé… Qu’est l’ancien Roussillon.
Voici donc, ci-dessous, trois premières pages que nous offrons à la curiosité des chercheurs… en attendant que nous leur proposions une copie reproduction complète du document, ce qui ne saura tarder.

suite >>

André Douzet