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Société Périllos ©

La station radar-météo de Périllos

 

Le Mont des Oliviers est le sommet le plus élevé du territoire de Périllos et l’un des points culminants de cette région. Lorsque les conditions atmosphériques le permettent, on peut voir depuis ce dernier une large portion de la côte, après Perpignan et le massif de la Clape. La perspective, tout aussi dégagée en direction des terres, étend largement sa vision au-delà de Durban, Tuchan et la tour de surveillance du pic de l’ermitage St Victor.
C’est sur cette hauteur que les services de Météo-France décidèrent d’installer un radar météo, l’emplacement ne pouvant être plus judicieux pour des observations et prévisions météorologiques efficaces.

Quelques données techniques de ce radar

Son coût : près de 13,7 millions de francs.
Son but : La catastrophe des inondations de 1988 à Nîmes, puis 1992 à Vaison-la-Romaine, incitèrent Météo-France à intensifier son réseau de surveillance sur ‘l’arc méditerranéen’ afin de “lire les orages et prévoir les crues - une innovation technologique qui permet de voir arriver les orages à 250 km à la ronde”. Une vingtaine de sites sont donc mis en activité pour couvrir l’ensemble de la France.
Le radar de Périllos : Début 2001, il entre en action. Depuis ses 707 mètres d’altitude il surveille circulairement un territoire ‘aérien’ lui permettant “cela à des altitudes variables pour traquer toutes les perturbations qui approchent, mesurer leur intensité, leur charge liquide que les météorologues traduiront en possibilité de neige, grêle, ou amas d'eau”.
Son nom : "Aramis" viendrait de la célèbre devise des mousquetaires “tous pour un, un pour tous !”. Cependant, “Mousquetaire” n’aurait-t-il pas été moins ciblé ou partial? Serait-ce à dire que messieurs d’Artagnan, Portos et Athos seraient indignes de représenter les trois mousquetaires... qui étaient quatre et non pas une vingtaine?
Alimentation en énergie: Cette installation semble fonctionner depuis un transformateur électrique d’E.D.F. “ARAMIS” se trouvant au bord de la route de Périllos, sous un immense panneau résumant la mise en œuvre du site. On peut noter qu’une ligne à haute tension passe à quelques centaines de mètres du radar alors que la longueur de la ligne enterrée depuis le transformateur près de la route est d’environ une dizaine de kilomètres !
Accès : Une piste de 7 km tracée entièrement pour les besoins de la cause dans une nature peu docile en ce secteur.

Rayons d’action : Dans un premier temps, on nous parle d’une couverture de détection de 250 kilomètres... se réduisant dans une seconde explication “entre 80 et 100 kilomètres pour un travail à grande précision”. Serait-ce à dire qu’on aurait prévu un équipement efficace sur un rayon de 250 km pour une portée réduite à seulement 80 km ?
Causes à effets?
“On se souvient que pour la grêle de 1999, les agriculteurs ont demandé des comptes à Météo France pour n'avoir prévu ce qui sans cet engin était bien plus difficilement prévisible. Cela veut-il dire que nous voilà dorénavant au risque zéro ?” écrit L’Indépendant dans son édition de Perpignan du 30 septembre 2000, en concluant par “qui vivra, verra”… On aurait pu ajouter qu’en 1999, la nuit du 12 au 13 novembre, un véritable cataclysme diluvien (appelé en terme météorologique ‘incident cévenole’) s’abattait sur les Corbières: une véritable dévastation. Là non plus Météo-France n’avait pas vu arriver le désastre.
Ainsi, nous devrions nous trouver hors d’état, non pas des précipitations violentes, mais au moins de l’effet de surprise, ce qui permettrait l’émission de mesures préventives ou d’alerte. Au prix d’une telle installation ce serait la moindre des attentes, et nous pourrions dormir tranquilles sous une telle vigilance.

Le temps et l’espace

Nous pouvons cependant rester perplexes devant quelques remarques.
Si l’on réduit de près de 150 km le périmètre d’observation de ce radar, on peut déduire que les précipitations maritimes sur ce territoire seront repérées avec une plus grande précision dans les études prévisionnelles... Cependant pouvons-nous parler aussi de réduction lorsqu’on constate que plus de trois fois sur cinq nous ne recevons aucun bulletin d’alerte alors que pendant plusieurs jours nous sommes sous des précipitations diluviennes ? On peut vraiment se demander si ces informations ne sont pas portées aux professionnels à dos de mulets ! De plus, Durban-Corbières (11360) est un village distant, à vue, du radar d’environ 20km… Comment admettre qu’il se trouve sous un déluge d’eau depuis deux jours sans que rien ne soit transmis ? Faut-il comprendre que ce fier produit de la haute technologie porterait non plus sur 250km, ni sur 80km mais sur moins de 20km ? Au coût de cette installation, on peut dire que cela fait cher le kilomètre de prévision ! Mais peut-être faut-il le temps d’analyser les informations transmises par l’installation... bien que les intempéries, une fois sur place, n’ont plus besoin de prévisions puisqu’on les subit! Le fameux radar ne s’apercevrait-il pas qu’il pleut au moins sur sa sphère de protection ?
A moins qu’il ne s’agisse d’une défaillance technique passagère ? Ce serait admissible si ce n’était pratiquement pas à chaque fois le même silence de bulletins météorologiques. Pire encore : le dernier bulletin d’alerte ‘orange’ émis officiellement ne s’est soldé que par une demi-journée de précipitations faibles et sans conséquence! Que penser vraiment ?

Ce n’est pas encore tout. Il y a des personnes âgées habitant cette région capables de prédire sans jamais se tromper les prévisions météorologiques, à la couleur des nuages le soir, le vent, l’intensité atmosphérique, des détails précis sur le comportement de tel végétal ou tel animal, quand ce ne sont pas des douleurs articulaires révélatrices... Et ceci est vérifiable non pas trois fois sur cinq mais… chaque fois ! Il suffirait à Météo-France d’interroger régulièrement ces personnes pour avoir un bulletin prévisionnel enfin fiable, local, rapide et… vraiment peu onéreux !

Une hypothèse délicate

Maintenant, certains chercheurs émettent l’hypothèse que ce radar serait avant tout bel et bien un radar à usage visible de Météo-France (il est difficile de ne pas voir l’immense panneau sur le sujet à l’entrée de Périllos)… pouvant avoir un double emploi depuis sa fonction évidente de radar. Ce qui, en somme, ne serait ni choquant ni énigmatique ! Car un radar capable de détecter un nuage doit pouvoir repérer un aéronef ‘égaré’, hors de sa route aérienne… par accident ou inadvertance évidemment. En résumé, il serait possible de détecter des nuages et tout ce qui passe à leur altitude ? Encore une fois, ceci ne signifie toujours pas un grand mystère sauf s’il est délicat à admettre.

Combien de temps ?

Allons encore un peu plus loin. L’installation a un but avoué, celui de fournir une information sur le temps qu’il fera... c’est bien normal. De toute évidence la Météo est faite pour nous donner le temps qu’il fera: beau temps, temps à l’orage, temps brumeux, temps sec, etc. Mais alors le temps serait-il l’unité de mesure météorologique ? Il nous semblait plutôt que le terme ‘temps’ correspondait avant tout à une notion de durée. Rappelons-nous ces terrifiants problèmes de notre enfance : “deux trains partent l’un à telle heure de la gare de... l’autre part avec 10 mn de retard.... Combien de temps mettront-ils pour se croiser ?”. Dans ce cas il n’est pas un instant question de savoir si les trains trouveront de la pluie ou du soleil sur leur trajet ou à l’instant de leur croisement, mais seulement un problème de durée ... !
Et si l’on ne cachait rien du tout à Périllos ? Car plus on pose de questions et plus on nous affirme que tout est conforme aux normes françaises et européennes maintenant. Sans doute en vérité n’y a t-il aucune dissimulation sur ce secteur. Et en effet le radar-météo au-dessus de Périllos n’est-il là que pour une ‘question de temps’... et rien d’autre. Comprenne qui pourra !

Et nous pourrions clore ce sujet sur cette information de haute technologie méritant toute notre admiration. Oui... mais au cas où nous nous intéressions au ‘Temps’ (suggérant une durée) , nous n’aurions pas à aller loin de ce radar puisqu’à propos de ‘Temps’ chronologique, nous avons le ‘moment’ du 1er mai au pied du château d’Opoul. Ce jour d’abord célébration de la fête du travail, est également celui de l’expérience du Chronodrome ? Cette dernière propose, en résumé, un rendez-vous à nos descendant pour un voyage temporel dont l’instant de croisement se situerait dans l’Espace et le Temps d’Opoul Périllos!

En ce temps là… l’arbre du temps portait ses fruits

Ajoutons que depuis quelques mois une information circule discrètement sur les deux sujets abordés ici: le temps et… le Temps. Elle expliquerait que le rendez-vous avec les voyageurs temporels ne se situeraient pas du tout au pied du plateau du château d’Opoul... mais dans la périphérie du radar. Un autre date serait également annoncée. La source de cette information ne semblant pas trop fantaisiste, nous restons attentifs à cet élément puisque lié à la géographie de Périllos.
Certes, tous les protagonistes nous diront que ces remarques ne sont que le fruit du hasard, dont l’arbre pousse si vivement en ces terres oubliées de Périllos. Cet arbre porterait-il le nom de Pirus ou Pirus communis… plus connu sous le nom de Poirier ? Et pourquoi pas ?
Toujours est-il que depuis le début de l’année nous avons eu des moments de précipitations très intenses sans en avoir été prévenus… Nous proposerons d’ajouter à cette page au long de cette année 2005 chaque constat d’inefficacité de ce radar à fonction météo… si nous en avons le temps.
En attendant nous souhaitons que cet Aramis-Périllos, inlassable veilleur du temps atmosphérique, prévoit du beau temps aux voyageurs du Temps du 1er mai.

Petit calendrier des ‘in-temp-éries’de ce début d’année 2005

Début février : 4 jours de fortes précipitations sur le canton de Durban… imprévues et non annoncées.
19-21 février : grêles imprévues ou non annoncées sur le secteur Treilles, Fitou et Caves.

Le 24 avril 2006

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