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Société Périllos ©

Les énigmes du cimetière de Rennes-le-Château
(5ième partie) - Dernières précisions sur nos travaux

 

La balle au bond

Notre travail sur le cimetière de Rennes-le-Château s’arrêtait, provisoirement et jusqu’à plus amples informations, à l’issue de la quatrième partie. Effectivement, nous ne prévoyions pas de poursuivre si vite ce sujet, si un nouvel élément ne s’était présenté. Il s’agit d’une réaction à cette quatrième partie de la part de notre ami Isaac Ben Jacob… De plus, il est possible que cette réaction soit celle d’autres chercheurs, ou ‘ténors’. La tournure de cette intervention nous semble une excellente occasion de « reprendre la balle au bond » et donner une réponse à l’attention de tous.
La réaction à chaud n’est pas toujours la meilleure, ni la plus intelligente, et il est parfois de bon ton d’attendre un peu. L’exemple que nous abordons maintenant montre qu’avec un tout petit peu plus de réflexion, non seulement la réplique est inutile, mais se trouve aller à contre sens de ce que son auteur souhaitait. Nous en profiterons pour remarquer à quelle vitesse les grincheux de service s’engouffrent dans la faille sans voir plus loin que le bout de leur nez…
Non seulement cette réaction ne nous met pas en défaut, mais elle apporte encore plus d’eau à notre moulin, qui d'ailleurs n’en manque pas, loin s’en faut. Cependant, nous déplorons d’abord que cette tentative se soit déroulée sur un forum qui n’est pas le notre, et qu’ensuite nous n’en ayons pas été informés directement, ni par l’intéressé, ni par ses joyeux amis… c’eut été tellement plus convivial. Y aurait-il eu crainte à le faire de manière plus courageuse ? Ce n’est, en fin de compte, pas grave puisque nous avons fini par avoir cette intervention à laquelle nous apportons notre réplique.
Ci-dessous le message ‘texto’ d’Isaac Ben Jacob, à propos de notre dernière partie de ‘Cimetière de Rennes-le-Château’. Notons qu’il pouvait être celui d’autres prétendants à la spécialité en verset biblique moraliste. Bien qu’un peu long, nous l’incluons ici dans sa totalité, sans en ôter les fautes qui l’émaillent. Ensuite, nous verrons ce que l’on peut tirer de ce système consistant à isoler un passage de texte (tout en critiquant la méthode… ce qui est un exercice d’acrobatie assez difficile) et lui faire dire ce qu’on veut… Sauf ce qu’il est censé présenter.

Message d’Intervention

Ici commence le message d’Isaac.
-« "au moment de quitter l'abbé Bigou définitivement, nous pouvons nous demander quelle réalité effarante il voulut transmettre ainsi : « Jésus de Galilée nest point icy ». Cette phrase dans sa négation est une affirmation. Cette dernière s'adresserait-elle au site de l'église, du cimetière, qui ne contiendrait pas… Jésus de Galilée ? Quel serait cet étrange secret qui « nest point icy », et sur quoi l'auteur put-il s'appuyer pour répéter dix fois un tel cri de dépit ? De dépit ou pire car nous sommes ici une fois encore dans une situation qui se déploie entièrement dans un milieu uniquement religieux, entre ecclésiastiques, et dans le royaume de la mort !" »
On trouve cette phrase dans le nouveau texte d André Douzet sur le cimetière de Rennes le Château. Cette phrase est abusive, et de nature à tromper le lecteur. Est ce volontaire ou non, l’important n est pas la. L important est de rectifier cette phrase et de couper cela dans le texte. L interprétation démontre une méconnaissance des écritures saintes et une intention de détourner le sens premier de cette phrase. C’ est grave quand même de continuer sur la "piste de l énigme sacrée" , le "tombeau du christ", sachant que l information de départ est détournée!!! (Il serait bon, souhaitable de rectifier dans le texte cette information...)
Explications: "Jésus de Galilée n’est point ici"...En quoi est ce une phrase énigmatique je vous le demande? Il ne s agit pas d une phrase inventée, ni d une parole mystérieuse, ni même d une allégorie. Je vais devoir sortir mon arsenal de théologien, cela assez simplement, car il me suffit de citer Gordon B. Hinckley Président de l'Eglise (certes d une église mal fréquentée mais pour une fois qu il dit des choses conforment a la réalité...)
«Il n'est point ici, mais il est ressuscité» Ceux qui l'aimaient ont descendu son corps de la croix. Ils l'ont enveloppé d'un linceul et l'ont placé dans un sépulcre neuf offert par Joseph d'Arimathée. Le tombeau a été fermé par une grosse pierre, et gardé. Ses amis ont dû pleurer. Les apôtres qu'il aimait et qu'il avait appelés comme témoins de sa divinité ont pleuré. Les femmes qui l'aimaient ont pleuré. Personne n'avait compris ce qu'il avait dit sur sa résurrection le troisième jour. Comment pouvaient-ils comprendre? Cela ne s'était jamais produit jusqu'alors. C'était sans précédent. C'était incroyable, même pour eux. Ils ont dû éprouver un terrible sentiment d'abandon, de désespoir et de douleur en pensant à leur Seigneur que la mort leur avait pris. Mais ce n'était pas la fin. Le matin du troisième jour, Marie de Magdala et l'autre Marie sont retournées au tombeau. A leur grand étonnement la pierre avait été déplacée et le tombeau était ouvert. Elles ont regardé à l'intérieur. Deux personnages en blanc étaient assis à la tête et au pied de l'endroit où avait reposé le corps. Un ange leur est apparu et leur a dit: «Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant? Jesus de Galiée n'est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu'il était encore en Galilée, et qu'il disait: Il faut que le Fils de l'homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu'il soit crucifié, et qu'il ressuscite le troisième jour» (Luc 24:5-7). Ces simples paroles: «Il n'est point ici, mais il est ressuscité», sont devenues les plus significatives de toute la littérature. C'est la proclamation du tombeau vide. C'est l'accomplissement de tout ce qu'il avait dit concernant sa résurrection. C'est la réponse triomphante à la quête de tout homme, toute femme et tout enfant né sur la terre. Le Seigneur ressuscité s'est adressé à Marie et elle lui a répondu. Ce n'était pas une apparition. Ce n'était pas l'effet de l'imagination. Il était réel, aussi réel qu'il l'avait été durant sa vie mortelle. Il ne lui a pas permis de le toucher. Il n'était pas encore monté vers son Père dans les cieux. Cela allait se produire rapidement. Cela a dû être des retrouvailles merveilleuses, être dans les bras du Père qui l'aime et qui avait aussi dû pleurer pour lui durant ses heures d'agonie. Il est ensuite apparu à deux hommes sur le chemin d'Emmaüs. Il a parlé avec eux et a partagé leur repas. Il a rencontré ses apôtres derrière des portes closes et les a instruits. Thomas n'était pas présent la première fois. La deuxième fois, le Seigneur lui a proposé de toucher ses mains et son côté. Emerveillé, Thomas s'est exclamé: «Mon Seigneur et mon Dieu!» (Jean 20:28). Le Sauveur s'est adressé ensuite à un groupe de cinq cents personnes. Qui peut contredire le récit de ces faits? Il n'y a pas la moindre trace de reniement du témoignage de ceux qui ont vécu ces événements. Il y a de nombreuses preuves qu'ils ont témoigné de ces événements tout au long de leur existence, donnant même leur vie pour sceller la réalité des choses qu'ils ont vécues. Leurs paroles sont claires et leur témoignage est sûr »-
Fin de ce message.

Le choix important des armes bibliques de Bigou

Nous reprenons la parole après cette longue citation à laquelle nous ne voulons rien enlever afin de ne rien isoler du contexte. Isaac Ben Jacob peut avoir cette curieuse réaction car elle contredirait, provisoirement, son hypothèse sur l’action de l’abbé Saunière s’adonnant à une certaine nécrophilie, pour ne pas dire… une nécrophilie certaine ! Ces remarques étant directement orientées à l’encontre de nos travaux, nous y répondrons de la même façon.
Si cette phrase est bien extraite d’un passage biblique, dont elle ne peut être isolée, il y a le même risque de déviation que de vouloir la retirer des événements concernant l’abbé Bigou au moment de quitter sa paroisse de Rennes-le-Château, poussé par l’embrasement de la Révolution.
Nous ne voulons surtout pas minimiser l’importance de cette phrase dans l’événement de la dite résurrection de Jésus sorti seul du tombeau. En échange, nous apportons quelques remarques sur ce propos. La Bible fourmille de morceaux de textes d’une portée égale à celui-ci… et tant d’autres nettement plus forts, marquants ou suggestifs ! Ce point mérite un premier arrêt. Si Bigou voulait marquer simplement un événement ou un ressenti personnel, il avait une possibilité infinie de sentences ou exemples, et sans doute de plus frappants en matière religieuse. Ce choix, qui nous intéresse, est celui d’un homme forcément érudit en matière biblique (sa fonction l’impose). Bigou sait que cette phrase sera obligatoirement lue par tous les prêtres (et laïcs) qui, après lui, ouvriront ce registre paroissial. Depuis ce fait, il nous reste deux possibilités.
La première correspondrait à la vision d’Isaac ben Jacob. Bigou, dans un élan religieux spontané, veut, sur la première page du registre, laisser une sorte ‘d’ex-libris’ religieux… Il choisit celui-ci et l’inscrit en première page sans autre procès. Dans ce cas, nous reconnaissons la banalité et la fausseté de notre étude… Présentée sous cette forme, effectivement, ce passage est sorti de son contexte et ne veut rien dire de plus qu’un choix biblique anodin sans plus d’effet.

Pauvreté ou richesse biblique ?

La seconde possibilité est bien différente et demande un peu plus d’attention que n’en a eu Isaac et ses joyeux amis. Puisqu’il est tant question de contexte, nous revenons, une fois encore, à celui de Bigou qui vient d’entendre en ultime confession sa noble paroissienne. Impressionné, interloqué par ce qu’il vient d’apprendre, nous le voyons composer le message des dalles funéraires des Hautpoul… sur ce plan, nous connaissons parfaitement la suite. Ensuite, pour une raison, peut-être pour plus de sécurité, il décide d’écrire un autre message sur la première page du registre. L’apparence de ce dernier doit rester laconique en apparence. Etant en principe lu uniquement par les curés qui succéderont, mais il ne peut en être absolument certain, il faut un texte à la fois religieux, biblique, digne d’un prêtre… et assez révélateur pour la personne apte ou capable d’en comprendre le sens complet. A bien y regarder, et n’en déplaise à notre ami Isaac, ce passage de texte choisi est le seul dans toute la Bible à correspondre à l’énigme de Rennes-le-Château et son prolongement en direction de Périllos ! Et ça, c’est un ‘détail’ majeur des plus difficiles à contester.
Mais ce n’est pas tout. Souvent, un bibliophile, un collectionneur, un passionné marque ses ouvrages d’un ex-libris personnalisé ou d’une phrase qui l’identifie. Cependant, a-t-on déjà vu cette ‘identification’ répétée… dix fois sur la même page ? Certainement pas ! Dans le cas Bigou, nous voyons cette remarque, religieuse biblique certes, répétée en forme de leitmotiv lancinant jusqu’au bas de la page… comme si cet extrait, risquant de ne pas avoir l’impact souhaité écrit une seule fois, devait être exacerbé à l’extrême répétition pour que nul doute subsiste sur son véritable sens… ce sens qui ne devait pas être interprété autrement que dans celui imposé par Bigou…
Et puis, serait-ce à dire que la Bible ne contiendrait de remarquable que ce seul texte… serait-elle si fade, si pauvre? Ce serait faire injure à ce document que de le supposer et nous en laisserions la responsabilité à ceux qui le prétendraient.

Bigou joue sur les mots et gagne

Maintenant, nous ajoutons encore que la phrase choisie est incomplète ! En effet, elle ne se borne pas à « Jésus de Galilée n'est point ici » mais à celle-ci « Jésus de Galilée n'est point ici, mais il est ressuscité » et encore manque t-il le début qui doit aussi avoir toute sa saveur : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant? Jésus de Galilée n'est point ici, mais il est ressuscité. ». Il ne peut être question d’entendre répondre que ce passage est majeur dans le contexte biblique, car pris seul il ne signifie pas grand-chose, et rien ne prouve que ce soit de cette tirade qu’il soit extrait.
Ensuite, il ne peut être question d’entendre répondre que ce passage ne peut être prolongé en amont et aval, par manque de place…En effet, la page était blanche et la phrase comporte, si nous comptons bien, trente signes (pas d’apostrophe dans «nest»), espaces compris. Répétée dix fois, cela nous fait trois cents signes et espaces. Or, pour écrire « Jésus de Galilée n'est point ici, mais il est ressuscité », il ne faut pas loin de cinquante-quatre caractères et espaces, ce qui permettrait d’écrire cette phrase pratiquement six fois. Et si l’on va jusqu’au « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant? Jésus de Galilée n'est point ici, mais il est ressuscité. », près de cent quatorze signes et vides sont indispensables. Cette phrase complète peut donc être écrite quasiment trois fois !
Ce qui montre bien que le choix est ciblé et représente une idée définie, et surtout pas le résumé d’une sentence qui, elle, prendrait toute sa valeur biblique… comme veut faussement le démontrer Isaac. A moins évidemment que ce dernier cherche à nous laisser imaginer un abbé Boudet ne connaissant pas assez sa Bible pour en réciter la phrase entière ? Ce qui serait une belle sottise !
Non ! Il s’agirait bien là de l’expression d’une inquiétude, d’un désappointement, mais aussi une certitude que le prêtre veut signaler à qui saura comprendre que ce ‘passage’ est majeur et complet en lui-même. Il résume toute une situation dont ce curé vient de prendre conscience et voudrait comme exorciser par cette litanie… ou souligner à qui de droit !

Jésus, les morts et les vivants

Pourtant, nous irons encore plus loin dans cette hypothèse. Chercher ‘Jésus’ d’une façon ou d’une autre dans le cimetière ou l’église de Rennes, est une vaine démarche… puisque : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant? Jésus de Galilée n'est point ici, mais il est ressuscité. ». Ainsi… s’il est ‘ressuscité’ il est donc bien vivant après sa crucifixion, et s’il était vivant, alors que tous le croyaient mort sur la croix, il fut enseveli ailleurs à l’heure de sa mort véritable. Serait-ce à dire que les Hautpoul savaient une partie de la réalité des faits, leurs tenants et aboutissants ? Tous, certainement pas, mais quelques uns oui… et ce petit ensemble forme le lourd secret dont se ‘défausse’ la dame de Negri d’Ables, à l’instant de sa mort, sur le pauvre curé Bigou qui en reste anéanti au point qu’il s’arrangera pour ne pas porter seul un tel fardeau. Tout au plus le secret contient-il un savoir qui fut partiellement déposé à Rennes (documents, objets, etc…) et dont les Hautpoul n’étaient pas forcément les gardiens directs.
Nous voyons maintenant que nous sommes très loin d’un quelconque petit passage de phrase choisi par Boudet selon l’hypothèse acide un peu hâtive d’Issac qui écrit en conclusion «Il n'est point ici, mais il est ressuscité», sont devenues les plus significatives de toute la littérature. C'est la proclamation du tombeau vide et de la resurrection » (Les caractères en gras sont d’origine). Oui, sans doute est-ce là la proclamation non pas ‘DU’ tombeau vide de la résurrection… mais bien celle ‘D’UN’ tombeau vide… ou d’un lieu vide de la divine dépouille, plus connue dans un certain milieu sous le nom de… « Grande Relique » !

A propos de Luc …

Pour clore le chapitre de cette phrase, nous avons cherché le fameux verset ‘Luc 24/5-7’. Aussi, nous laissons à Isaac, pour argumenter contre notre travail, la seule responsabilité d’avoir écrit, à son tour « Jesus de Galiée n'est point ici, mais il est ressuscité », cette phrase qui n’est pas précisément celle de l’évangile de Luc. En effet, même dans la tirade de ‘Gordon B. Hinckley’, donnée en référence par notre ami, il est simplement dit : « Il n'est point ici, mais il est ressuscité. ». Le terme ‘Il n’est point ici’ n’est pas celui de Bigou qui est précisément : « Jésus de Galilée nest point icy ». Isaac a donc voulu voir et improviser ce qui pouvait arranger sa défense et non le terme exact ou les mots exacts… ce qui change le fond et la forme du propos dont, de fait, nous lui laissons l’entière responsabilité.
Cependant, nous ne pouvions pas, c'eut été trop fragile, nous en tenir qu’à une seule version. Aussi, nous avons cherché et trouvé d’autres extraits de ce ‘LUC 24/5-7’ : celui-ci, par exemple, qui ne fait pas appel à une ‘église’ autre que celle officielle, et dont voici le contenu : « Saisies de frayeur, elles baissèrent le visage contre terre; mais ils leur dirent: Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant? Il n'est point ici, mais il est ressuscité ». Ici encore, (Luc 24.6 et non 24 5-7), il n’est pas question de «Jésus de Galilée nest point icy»…
Enfin, voici une troisième version qui rejoint les deux autres : Luc 24/5-7 : « Saisies de frayeur, elles baissèrent le visage contre terre; mais ils leur dirent: Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant? Il n'est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu'il était encore en Galilée, et qu'il disait: Il faut que le Fils de l'homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu'il soit crucifié, et qu'il ressuscite le troisième jour ». Encore une fois, nous observons bien qu’il ne s’agit pas de la phrase du registre…
Ces exemples seraient-ils l’extériorisation d’une coalition ‘anti-Isaac’ ou… la réalité d’un texte biblique qui n’est pas celui de l’abbé Bigou ? Le lecteur se fera sa propre opinion.

Où il est question d’un ange et d’une maquette

Ensuite, quel personnage fait cette annonce aux femmes, venues pratiquer l’embaumement du corps de celui qu’elles croyaient mort ? Et bien, il s’agit d’un des « Deux personnages en blanc étaient assis à la tête et au pied de l'endroit où avait reposé le corps ». Nous reprenons le texte d’Isaac, puisqu’il en fait son argument, au moment où il ajoute que l’être qui interpelle ces femmes, dont la Madeleine, est un ange. S’agirait-il symboliquement d’une de ces créatures qui interviennent si souvent dans certaines parties d’une série de faits inclus dans la complexité de l’affaire de Rennes-le-Château - Périllos ? Bien malin qui pourrait le nier !... car il reste encore plusieurs détails à mettre en lumière dans les extensions insoupçonnées de cette tirade. S’il est question d’anges… n’oublions pas que le fameux ‘carré’ des Anges (les enfants innocents décédés à leur naissance et qui errent dans les limbes) a été déplacé dans le cimetière, de telle sorte à se trouver contre le ‘bureau bibliothèque’ de Saunière et tout près de la porte ‘de fer’ qu'il fait installer pour clore le cimetière et en surveiller le périmètre… ou s’y adonner, en toute tranquillité, à des travaux pour le moins… obscurs ! Mais allons encore plus loin dans cet étrange sillage de similitudes. Les femmes viennent au tombeau et n’y trouvent pas Jésus, puisque l’ange leur dit « Jésus de Galilée n’est point ici». Le récit biblique ajoute qu’il fallait se pencher pour voir l’intérieur du sépulcre. Or… ceux qui ont pu voir la photographie du lieu sur un site vers Périllos, marqué sur la maquette de BS « tombeau du Christ », ont constaté que le ‘bouchon’ qui obstrue l’orifice parfaitement circulaire ("une pierre ronde était roulée pour en former la fermeture étanche"… dit l’écriture sacrée) est d’une taille imposant à un être humain de taille moyenne de se pencher pour en viser le centre… Hasard, crient déjà les grincheux reprenant du service! Mais oui, d’ailleurs le hasard, dans cette affaire, la dessert-il formidablement ! Le vrai tombeau ne serait donc pas là où tous l’attendent, mais en un autre endroit oublié de tous au fil des siècles !
Enfin, ‘l’ange’, qui semble attendre les femmes pour les informer de la réalité, ajoute bien qu’il ne faut pas chercher l’homme dieu dans ‘le royaume des morts’ (comme nous le dirions pour un cimetière… par exemple !), mais ailleurs puisqu’il est vivant à cet instant de la résurrection ! (Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ?). « Celui qui n’est pas au royaume des morts… est donc bien vivant »… aurait dit, des siècles plus tard, monsieur de La Palisse… Ceci soulignerait-il une fois encore l’hypothèse de ce que finit par savoir Bérenger Saunière… au moment d’inclure son secret dans un moulage géographique ne correspondant ni à la topographie de Jérusalem, ni à Rennes, mais tout à fait à un secteur en forme de sanctuaire sur les terres des seigneurs de Périllos… près d’Opoul !!!!!

Un pécheur, trois jours, un bateau sans voile et… Périllos

Pour l’instant, nous nous abstiendrons de commenter la présence, pourtant importante, de Madeleine dans cet épisode biblique. Nous y reviendrons naturellement ultérieurement.
Il faut encore retenir un passage de l’Evangile de Luc (choisi par Issac) : « Il faut que le Fils de l'homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu'il soit crucifié, et qu'il ressuscite le troisième jour». Nous soulignons qu’il est question de pécheurs et d’une résurrection au bout de trois jours. Or, il existe une tradition qui se pratiquait à Périllos encore au siècle dernier, et que l’on retrouve dans la chronique religieuse de l’église St Michel de Périllos… il y est question d’un étrange navire qui conduirait Pierre à la pêche revenant 3 jours après… le problème est que ce navire, serait visible sans voile ni avirons. Là encore, nous présenterons cette très belle tradition ultérieurement au moment le plus opportun ! Nous remarquons simplement, une fois encore, les étranges similitudes entre les écrits religieux et les faits traditionnels retrouvés par trois ou quatre prêtres du Razès concernant le secteur de Périllos… Qui peut encore affirmer, sans être ridiculisé, qu’il s’agisse encore de hasards ???
Notre interlocuteur affirme encore, à propos de notre texte en référence, que « C’est grave quand même de continuer sur la "piste de l énigme sacrée", le "tombeau du christ", sachant que l'information de départ est détournée!!! ». Tout d’abord, nous n’avons jamais adhéré aux travaux de cet auteur ou de l’ouvrage en question. Ensuite, nous ne suivons qu’une piste : la nôtre, et aucune autre. Par contre, n’en déplaise à nos détracteurs, de plus en plus de chercheurs s’engagent sur nos pas à la suite de nos découvertes…

Quand le hasard est bon enfant… il dérange beaucoup !

Après le survol des arguments que nous venons de faire, pouvons-nous toujours supposer être face à une phrase abusive… ou affirmer qu’il s’agit d’une démonstration de la volonté de Bigou qui sut se montrer fin chiffreur en matière de cryptage (non clairement élucidé à ce jour) sur une dalle funéraire ?… Nous maintenons, pour conclure, que ce prêtre a laissé volontairement une phrase destinée à provoquer un choc à l’attention du lecteur averti… en imaginant que, pour l’anodin, le piège de l’extrait biblique au premier degré formerait un barrage suffisant. On peut constater qu’après tout ce temps le système fonctionne toujours à merveille. Force est de constater que seul un prêtre de la pointure de Boudet ou de Saunière pouvait venir à bout du codage de la dalle et de l’avertissement sur le registre de l’église de Rennes. Celui qui pourra les égaler, voire les surpasser, n’est toujours pas en lice, n'en déplaise à certains. Tout comme peu d’observateurs se sont aperçus de certaines correspondances entre le moulage et… la dalle funéraire de Marie de Negri d’Ables ! Sans doute un nouveau dernier hasard qui relierait empiriquement le savoir de Bigou à celui de messieurs les abbés Boudet et Saunière !

André Douzet