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Découverte
dans le secteur de Rennes-le-Château |
Il
s’agit d’une découverte fortuite, très intéressante,
faite sur les lieux proches du village de Rennes-le-Château. Les événements
ayant conduit à cette mise à jour n’ont ici que peu
d’importance et nous ne nous attarderons pas sur ce point.
C’est sous une sorte d’amoncellement de terre et de roches,
de faible hauteur, que la trouvaille a été faite. De larges
pierres plates sous le tas compacté de pierrailles attiraient l’attention
des témoins. Sous ce qu’ils croyaient être un dallage
rudimentaire se trouvait une couche de ‘terre de rivière’
comparable à un ‘tout venant’ de maçonnerie.
L’ensemble terreux, et sa qualité hydrofuge, formait une protection
efficace contre l’humidité et les possibles infiltrations de
ruissellements. Les planes et l’amoncellement par-dessus finissaient
d’assurer un environnement sec même en cas de fortes précipitations.
Le profil naturel du terrain à cet endroit garantissait, de plus,
detous glissements de terrain ou d’enracinement d’arbre trop
conséquent. De toute apparence la cache avait été aménagée
en toute réflexion par quelqu’un connaissant les lieux et les
rudiments pour protéger un dépôt métallique ferreux…
donc contre les attaques des rouilles et oxydations naturelles.
Dans cette partie ainsi protégée ont été retrouvés
:
Plusieurs armes blanches, épées, ‘couteaux type de chasse’,
soies de piques et pointes d’épieux et divers équipements
et ustensiles en fer comme par exemple un mors lobé (rare dans cette
région). Le tout en trois couches séparées chaque fois
de déchets d’argile cuite et terre sableuse. A ce stade aucun
objet en bronze, ni monnaie.
Les armes telles que les trois épées et les ‘couteaux’
étaient démunies de ce qui étaient les garnitures de
bois dont il ne restait que des débris impalpables irrécupérables
(cependant ramassés et rangés dans des boîtes hermétiques).
Il devait y avoir également des parties ou étuis en peau.
Seuls quelques lambeaux informes se retrouvaient sur, et près, des
pièces métalliques sans laisser l’éventualité
d’en deviner la forme et l’utilité.
Les épées semblent être d’un modèle avec
fusée (poignée) en bois, sur l’axe métallique
du prolongement de la lame, peut-être recouverte de bandes de cuir
en raison de deux fois 3 cloutages en place et devant servir à tenir
en place la garniture de peau. La garde était droite plus renflée
et torsadée aux deux bouts. Aucune enjolivure ni décor particulier
ont été remarqués. La qualité de la lame lui
a permis d’arriver en bon état (relatif) en comparaison à
d’autres objets totalement corrodés et rongés de rouille.
On voit nettement le long de la soie que le fer a été par
trois fois replié et martelé sur lui-même dans le grand
axe de la longueur.
Il est net que le travail a été complété par
des trempes successives sans doute à chaque repli de la feuille de
métal. L’arme était pointue au bout permettant de s’en
servir de ‘taille et d’estoc’ : en taillant à grands
coups et en ‘piquant’ par la poussée en avant. C’est
une arme de combat qui devait avoir une excellente efficacité car
peu lourde, bien équilibrée, fonctionnelle et de très
bonne qualité. On peut provisoirement ajouter que ce ne devait pas
être une épée de noblesse (ni devise, ou alors effacée
– ni damasquinage – ni armoiries ou blason).
Nous risquons d’avoir plus de chance encore car au dernier niveau
de ce dépôt se trouvait une sorte de chaîne type ‘anneaux
de cote de mailles’ courte (donc d’un usage difficile à
définir) comportant deux parties planes et circulaires comportant
soit des armoiries soit un dessin héraldique. Nous en saurons plus
dès le nettoyage terminé.
Ce genre de découverte sur le territoire environnant Rennes-le-Château
n’est pas vraiment unique. Il démontre cependant une occupation
et des précautions mises en place pour conserver des armes et instruments
en cas de besoin impératif. Il reste à définir si ce
dépôt ne se trouvait pas à proximité d’une
sentier, d’un abri, d’un aménagement. Car en effet comment
retrouver facilement (on cache des armes pour s’en servir en cas de
danger donc d’urgence) le lieu de la cache dans un taillis, un sous-bois
si l’on ne dispose pas d’un point de repère facile à
retrouver et localiser ?