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L'Ère
Mariale (1ère partie) - Saunière et la Vierge Marie |
La
double imposte vitrée de la villa de Saunière
Au-dessus
de la porte de la Villa Béthanie, se trouvent deux battants d’imposte
en vitraux colorés. Le thème représenté est
celui répété sur les deux parties du Sacré Cœur.
Pour certains observateurs, ces deux images ont été vues comme
l’évidence de la dévotion de Saunière au culte
du Sacré Coeur. Cependant, si on regarde ce symbolisme bien plus
minutieusement, comme Corjan de Raaf le fait, il est clair que ce n'est
pas le cas. Il s’avèrerait, en vérité, que deux
représentations se réfèrent spécifiquement à
la première des trois plus importantes apparitions de la Vierge Marie
en France au 19ème siècle.
Pour certains, la nuit de 18 juillet 1830 fut une nuit qui changea l'histoire
du monde… la nuit où la Vierge Marie déclencha l'ère
moderne de Marie. Presque 300 ans se sont écoulés depuis l'apparition
de notre Dame de Guadalupe en 1531, et cette nuit de 1830 inaugure une série
d'apparitions, manifestations, et événements ecclésiastiques
qui en découlent. Sur ce sujet, le Pape Paul VI (1963-1978) avouera
plus tard : « Notre ère s'appelle l'ère de Marie ».
Une
nuit à Paris
La
première personne à apprendre les plans et révélations
de la Vierge pour notre futur est une sœur de 24 ans, issue de la maison
mère des Soeurs de la Charité, située rue du Bac à
Paris. Cette novice, Ste Catherine Labouré, est d’abord réveillée
par un ange, qui l'appelle doucement plusieurs fois. Il lui apparaît
sous la forme d’un bel enfant d’environ cinq ans, dont la présence
se manifeste de façon éblouissante et lumineuse. Puis, l'ange
l’interpelle en lui disant : « Viens à la chapelle ;
la Vierge bénie t'attend ».
Dans le sanctuaire, elle s'agenouille devant la chaise d’où
le directeur des consciences donne les conférences aux soeurs. Soudainement,
elle entend le bruissement d’un tissu de soie et voit La Vierge marchant
vers elle. La divine vision est habillée d’une robe couleur
d’ivoire et d’un manteau bleu, avec un voile sur sa tête.
Elle s'assoit sur la chaise du directeur, à côté de
Catherine. L'ange dit à Catherine : « Ceci est la Vierge bénie
»… Catherine se penche et pose ses mains sur le vêtement
de la Vierge et la regarde dans les yeux.
La
mission
Puis,
l’éblouissante vision miraculeuse annonce : « Mon enfant,
Dieu souhaite te confier une mission». Elle explique ensuite à
Catherine qu'elle devra supporter des épreuves pour mener à
bien la mission, mais qu’en échange elle aura la consolation
de travailler pour la plus grande gloire de Dieu.
La Vierge a également donné de grands avertissements pour
le futur de la France : « Les temps sont mauvais. Les douleurs viendront
sur la France ; le trône sera renversé. La croix sera jetée
vers le bas et piétinée. L'archevêque sera dépouillé
de ses vêtements. Le sang entrera dans les rues. Le côté
de notre seigneur sera percé à nouveau. Le monde entier sera
affligé avec des tribulations. »
La Vierge semble triste et peine à prononcer ces phrases difficiles.
Puis, comme si elle octroyait un remède, elle se dirige vers le pied
de l'autel et dit : « Viens au pied de l'autel. Ici, les grâces
seront données à tous ceux qui les demandent. » Et c’est
ainsi que l'autel, dans la rue du Bac, est devenu un important lieu de pèlerinage,
jusqu'à ce jour même.
Comme
il était annoncé par l’apparition, les tragiques prévisions
de la Vierge se sont réalisées. La semaine suivante, le 27
juillet 1830, une révolution éclate à Paris. Le roi,
Charles X, est détrôné… Les foules profanent les
églises, détruisent des statues et finalement jettent bas
et piétinent les crucifix. Des évêques et des prêtres
sont emprisonnés, battus et tués. L’archevêque
Hyacinthe de Quelen de Paris doit se sauver et se cacher par deux fois pour
sauver sa vie.
Ce n'est pourtant pas la fin des drames pour la France. Une autre révolution
éclate en 1848 et voit le Roi Louis Philippe détrôné
et contraint à l’exil. L'archevêque Affre de Paris est
sévèrement malmené en essayant de parler en faveur
de la paix, aux barricades.
Puis, quarante ans après, en septembre 1870, c’est encore un
autre monarque, l’empereur Louis Napoléon III, qui est destitué
à la suite de la guerre franco prussienne… Six mois plus tard,
une révolution éclate de nouveau à Paris. Si elle dure
seulement deux mois, elle s’émaille cependant d’un parcours
de douleurs et tribulations prophétisées par les sentences
mariales ainsi vérifiées. De nombreuses églises de
Paris sont profanées, y compris l'église vénérable
de Notre Dame des Victoires où, là encore, les objets du culte
sont publiquement profanés. Même les tombes et les corps des
morts, parfois, ne sont pas épargnés. Beaucoup de prêtres
sont arrêtés et trente d'entre eux sont exécutés,
y compris l'archevêque Darboy. Mais parmi tous ces périls,
conformément à la promesse de la Vierge, les Communautés
Vincentiennes sont miraculeusement épargnées.
Saunière,
le monarchiste
On
sait que Saunière était monarchiste. Certains spécialistes
considèrent qu’il espérait le retour d'un roi sur le
trône français. S’il est vrai que cet espoir, un siècle
après la révolution, est un anachronisme, il est net que le
bref survol historique que nous venons de faire indique clairement que la
France reste profondément bouleversée pendant les cent ans
suivant la Révolution de 1789.
L'intérêt
du prêtre, en ce qui concerne les apparitions de la vierge, n'est
plus un secret pour personne. On sait que plus tard dans sa vie, Bérenger
Saunière, même extrêmement malade, trouve néanmoins
l'énergie pour se rendre au pèlerinage de Lourdes, le plus
populaire des emplacements où Marie était apparue en 1858.
De plus, il fait installer une statue de la Vierge, comme elle est apparue
à Lourdes, sur le pilier wisigothique, dans le petit jardin face
à l’entrée de son église. Sur le pilier, il fait
également graver les mots ‘Pénitence ! Pénitence!’…
qui sont précisément les mots prononcés par la Vierge
lors de son apparition à la La Salette en 1846.
Ce pilier incorpore ainsi à lui seul deux des apparitions principales.
L’imposte de verre au-dessus de l'entrée à la villa
‘confirme’ un peu plus encore son intérêt pour
‘l'ère Mariale’, et spécifiquement, l'apparition
de la rue du Bac. En bref, son domaine a trois références
aux trois apparitions les plus importantes de la Vierge Marie : rue du Bac,
La Salette et Lourdes. La quatrième apparition, celle de Fatima,
se produisant seulement en 1917, peu après la mort de Saunière,
il ne peut ainsi en faire référence
Sur le fameux pilier wisigothique, Saunière fait ajouter un cartouche
intitulé ‘mission 1891’. Il semble que Saunière
ait estimé d’une façon ou d'une autre que sa propre
mission commence précisément en 1891. La question est : sa
mission concerne t’elle celle de la Vierge vis-à-vis de l'humanité
?
La
mission de Dieu
Nous revenons à présent au miracle auquel assiste Catherine en 1830. La Vierge lui parle de beaucoup d'autres choses semblant n’être destinées qu’à Catherine seulement. De telles ‘révélations secrètes’ correspondraient à une sorte de ‘tendance’ liée aux différentes apparitions, car de semblables intimes confidences ont également été données à La Salette et Fatima. Ces informations secrètes une fois données, le miracle marial s’éteint. L'ange, ensuite, reconduit Catherine de nouveau au dortoir et s’efface à son tour, juste comme l'horloge sonne deux heures du matin. Le fond de la mission de Catherine lui est maintenant complètement révélé.
D'autres
détails des désirs que Dieu voulut confier à Catherine
lui sont manifestés le 27 novembre 1830. Parmi les volontés,
il y a surtout la mission de faire frapper, et distribuer, la ‘médaille
de l’immaculée conception’, maintenant connue sous le
nom de médaille miraculeuse. C'est le thème de cette médaille
que Saunière incorpore dans l’imposte de verre à l’entrée
de la villa Béthanie.
Nous revenons une fois encore dans la chapelle au moment où les soeurs
se recueillent traditionnellement pour les prières, à 5h30
de l'après-midi. Soudainement, la Vierge apparaît à
Catherine, debout sur un globe, habillée de blanc avec un long voile
de même couleur lui tombant jusqu’aux pieds. La vision tient
dans ses mains, à hauteur de ses épaules, une boule d'or qu'elle
semble offrir à Dieu pendant qu’elle élève ses
yeux au ciel. Ses doigts, comme couverts d'anneaux précieux, miroitent
brillamment en répandant d’innombrables rayons de lumière
sur le globe sous ses pieds en rendant ces derniers quasiment invisibles.
Dans ces jets de lumière, Marie abaisse les yeux en regardant fixement
Catherine. Personne n’entend le moindre mot ; cependant, seule Catherine
entend un divin message : « La boule que tu vois représente
le monde, particulièrement la France, et chaque personne en particulier.
Ces rayons symbolisent les grâces que je répands sur ceux qui
les demandent. Les bijoux qui ne donnent aucun rayon symbolisent les grâces
qui ne sont pas accordées parce qu'elles ne sont pas demandées
». Puis l'apparition a changé de forme.
La
médaille
Ce
changement conduit la vision à se présenter sous les traits
représentés sur ‘la médaille miraculeuse’
avec une robe blanche, un manteau bleu, et un voile blanc drapé en
arrière au-dessus des épaules. Elle se tient toujours sur
le globe, avec un de ses pieds appuyé sur la tête d'un serpent
étendu au sol. Signalons que cette description de la Vierge se trouve
au milieu d'une fontaine, dans le parc situé en face de la basilique
de Notre-Dame de Marceille, près de Limoux. Cet emplacement est également
lié aux Lazaristes dont l’Ordre fut fondé par Vincent
de Paul. Celui-ci se trouve être impliqué, par d’autres
éléments, à Catherine Labouré et, pour ces raisons,
la présence d'une telle statue à Notre-Dame de Marceille ne
peut pas être une simple coïncidence.
L'année 1830 est inscrite sur le globe de cette sculpture. La Vierge,
ici, a les bras et les mains dirigés vers le bas, ainsi qu’une
cascade de rayons. Une armature ovale formée autour de la Vierge
bénie, comporte, écrite en lettres d'or, cette supplique :
« O Marie, conçue sans péché, prie pour ceux
qui ont recours à toi ». Ce texte devait se trouver sur la
partie antérieure de la médaille qui devait être frappée.
Alors
la vision se tourne, pour montrer le verso de la médaille. Catherine
voit, à présent, une croix avec une barre à ses pieds
avec lesquels est entrelacé un ‘M’. Sous ce ‘M’
sont les coeurs de Jésus et Marie, tous les deux surmontés
par les flammes de l'amour, un orné d’une couronne d’épines,
et l'autre traversé par une épée. Douze étoiles
encerclent l’ensemble dans une forme ovale.
La description des deux coeurs, à savoir le coeur sacré de
Jésus entouré d’une couronne d’épines et
le coeur immaculé de Marie percé avec une épée…
la prophétie de saint Siméon est ainsi accomplie. Il y est
dit que le fils, initialement destiné au signe de la contradiction,
meurt sur la croix, et qu’au pied de celle-ci, sa mère est
comme transpercée par une épée douloureuse «
de sorte que les pensées de beaucoup de coeurs puissent être
indiquées » (Luc 2, 34-35).
Une
prophétie de Fatima… et de l'apocalypse
Certains
ont vu dans l'union des deux cœurs le signe précurseur du message
de Fatima en 1917. Lucia, visionnaire principale de ce miracle gigantesque,
affirme que « le coeur sacré de Jésus veut que le coeur
immaculé de Marie soit vénéré à son côté.
»
La couronne de douze étoiles peut être vue comme référence
‘au grand signe’ contenu dans le livre de la révélation
: la « femme vêtue avec le soleil, avec la lune sous ses pieds,
et sur sa tête une couronne de douze étoiles ». L'inclusion
d'un serpent est donc également une référence à
la femme impliquée dans la bataille avec « le dragon rouge
énorme… le serpent antique, qui s'appelle le diable, ou Satan
» (Apoc. 12:3 et 9).
En tant que telle, l'année 1830 marquerait le début de l'ère
Mariale, y compris pour un pape… D’ailleurs, l'apparition elle-même
se déroulant cette année là en marque toute l’importance
qui se retrouve également inscrite sur le globe. De ces éléments,
une question doit être posée : certaines personnes ont-elles
cru que la période de l'apocalypse – fin du monde – commençait
à compter de 1830… et en ce cas « l'ère de Marie
» est-elle la même que celle de la fin des temps ?
Si oui, nous ne devrions pas être étonnés de voir quelques
commentateurs sur les apparitions de la rue du Bac arguant du fait que «
la médaille miraculeuse soit un symbole de l'histoire entière
du salut de la genèse à l'apocalypse, où on peut voir
à quel rôle essentiel la femme victorieuse est destinée
dans la défaite finale du diable. »
«
avoir une médaille frappée… »
La
conception de la médaille miraculeuse a finalement été
réalisée.... Catherine a entendu la voix lui indiquer que
« toutes personnes portant, avec confiance, autour du cou une médaille
frappée sur ce modèle recevront en abondance de grandes grâces
». Ainsi était la mission confiée à Catherine
: instaurer la réalisation de cette médaille et en répandre
son utilisation. Cette mise en place d’une sorte de protection universelle
laisserait-elle supposer que ceux qui la portent seront épargnés
des périls de l'apocalypse et des tentations de la bête ?...
la réponse serait des plus intéressantes mais hélas
absente…
Entre les années 1830 et 1831, cette vision du 27 novembre s’est
répétée six fois pour encourager Catherine dans l’accomplissement
de sa mission. Aujourd'hui, les médailles sont distribuées
par milliers, sinon par millions, aux pèlerins s'assemblant rue du
Bac pour les acquérir et les remettre aux amis, à la famille,
imitant et aidant ainsi Catherine dans le déroulement des vœux
de l’apparition. Cependant, pour une jeune religieuse, un tel projet
devait être à la limite de l’irréalisable, voire
de l’impossible.
Catherine
commence sa mission
Au
commencement, Catherine ne se confie à personne au sujet de ses visions
et de sa mission, excepté à son directeur spirituel, John
Marie Aladel. Celui-ci n’a que trente ans en 1830, et ce qui se passe
est une incroyable tâche qui se présente devant lui. Ce dernier
et Catherine ont de nombreux échanges et réflexions avant
que les premières médailles ne soient émises publiquement
en juin 1832.
Le mois de janvier 1832 ferme près de deux ans d’âpres
discussions et discernements orageux. A ce moment, Aladel tire profit d'une
visite de l’archevêque Hyacinthe de Quelen de Paris pour s’entretenir
avec lui des visions et de la demande de la Vierge pour qu'une médaille
soit frappée. L'archevêque écoute soigneusement, interroge
Aladel en détails… puis enfin donne sa permission pour que
les médailles soient réalisées.
Avec cette bénédiction, les premières médailles
sont enfin fabriquées et même le pape en demande un exemplaire…
Depuis 1836, on estime que la société Vachette a vendu plusieurs
millions de ce type de médailles. Onze autres graveurs à Paris
avaient fait la même chose et quatre graveurs à Lyon ont été
grandement sollicités pour satisfaire les demandes de la médaille.
Enquête
Canonique
L'autel
de la Vierge, rue du Bac, Paris
L’archevêque
de Quelen, de son côté, institue également une enquête
canonique qui commence le 11 février 1836. Les conclusions de l'enquête
qui suivra diront que la médaille est d'origine surnaturelle, et
que les merveilles qu’elle génère sont authentiques.
Cette enquête servira favorablement l'approbation du Saint-siège
en 1895 en l'honneur de la médaille (27 novembre). Ces décisions
et constats, tous favorables, aidèrent considérablement le
‘procès’ en béatification et canonisation de la
soeur Catherine (dont le jour de célébration est fixé
au 28 novembre).
1895 marque évidemment le temps où Saunière commence
la construction de sa villa Béthania, qu'il a pu considérer
comme l’accomplissement de sa propre mission, apparemment commencée
en 1891. Si tel est le cas, sa mission incorpore une référence
précise à la mission de Catherine Labouré.
A.A.
L'histoire de Catherine Labouré est bien connue, mais elle a aussi une dimension rarement évoquée qui est le lien avec Vincent de Paul. De Paul ne doit pas être négligé en raison du fait qu’il est l’élément principal d’une mission secrète qui a lieu au début de 17e siècle. Dans cet événement, des plus discrets à cette époque, interviennent également le Saint Père mais aussi la création de la Compagnie du Saint-Sacrement à l'origine de St Sulpice… mais aussi, et peut-être surtout, la suite secrète de l’étrange organisation « A.A. » qui instaure au sein de l’Eglise tout réseau secret de prêtres.
D'abord,
il faut repréciser que la première apparition mariale se produit
la nuit du 19 juillet 1830, qui est une date ‘clé’ pour
la fin de vie de Saint Vincent de Paul. En second lieu, Catherine a vécu
dans un couvent de Vincent de Paul, dont le corps a été enseveli
près de la Rue de Sèvres. En fait, après les apparitions
de la rue du Bac, le cœur du saint homme est enlevé de sa sépulture
et transféré dans l'église de la rue du Bac.
Troisièmement, il n’est affirmé nulle part que l'apparition
de la Vierge soit la toute première vision que Catherine ait eue.
Il est notoire, en échange, qu’au moins une fois dans son enfance,
alors qu’elle était seule dans l’église, elle
ait vu un vieux prêtre disant la messe. Après l’office,
celui-ci se retournant la désigna du doigt, mais en vérité
semblait indiquer une direction derrière elle. Puis la vision se
déplaça sans la quitter des yeux jusqu’à une
chambre où Catherine la suivit. Dans cette pièce, elle vit
le même prêtre alité et malade et entendit l’apparition
lui dire : « Mon enfant, c'est une bonne action que s'occuper de ce
malade ; tu cours loin de moi maintenant, mais un jour, tu seras heureuse
de venir à moi. Dieu a des intentions pour toi. Ne l'oublie pas !
»
Vincent
de Paul
L'autel
Vincent de Paul, rue du Bac
Le père de Catherine a cherché longtemps des prétendants pour la main de sa fille. Pourtant, cette dernière a toujours déclaré refuser le mariage en expliquant : « J'ai promis ma vie à Jésus le Christ ». Arrivée à l’âge de 22 ans, elle demande la permission à son père de devenir une fille de la Charité. Il refuse et, pour la distraire, l’envoie à Paris pour travailler dans un café-restaurant tenu par son frère Charles. Un an après, sa tante l’inscrit dans une école religieuse qu'elle a dirigée à Châtillon. C’est dans ce cadre qu’en visitant l'hôpital des Filles de la Charité, elle retrouve, en image sur un mur, le visage du prêtre vu lors de l’apparition dans l’église de son enfance. Demandant à la nonne qui l’accompagne qui est ce personnage, elle s’entend répondre « notre fondateur, Saint Vincent de Paul. » Et il semble que cette révélation, par la suite, ait profondément influencé son père qui, cette fois, lui accorde la permission d'entrer dans un couvent où presque immédiatement elle a sa prochaine vision… C’est le commencement de l'ère Mariale.
Filip
Coppens
Nous remercions vivement Corjan de Raaf pour nous avoir communiqué
ces éléments sur Saunière et les apparitions de la
rue du Bac, ainsi que Philippe Canal pour les informations concernant Paris.