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Rennes-le-Château Le Secret dans l’Art ou l’Art du secret |
L’art de
présenter les éléments d’une énigme
Avec l’année
qui commence nous pensons à remplir les rayons de notre bibliothèque,
pour les frileuses soirées d’hiver, afin d’emmagasiner
informations et lectures nous permettant, dès les beaux jours, de
pouvoir retourner sur le terrain de nos investigations avec bénéfice,
n’en doutons pas.
D’un livre nouveau il s’agit ici, bien que nous soyons une fois
de plus dans le sujet de Rennes-le-Château. On pourrait supposer que
le sujet, bien parcouru, est battu en tous sens… Pourtant, oui pourtant,
c’est d’un ouvrage reprenant partiellement les éléments
connus sur le sujet, mais à ce jour présentés de manière
anodine ou isolée, auxquels s’ajoute de très importantes
nouveautés totalement inédites pour certaines.
Il s’agit de l’ouvrage de Jean-Pierre Garcia, « Rennes-le-Château
le Secret dans l’Art ou l’Art du secret », écrit
il y a peu de temps, donc en pleine actualité dans l’énigme
qui nous fascine tous.
Un livre de plus ? Oui, diront les grincheux de service ! Mais ce n’est
pas un livre dont le contenu est traité de manière habituelle,
loin s’en faut.
A première vue, en feuilletant ce livre on retrouve une multitude
d’éléments étroitement liés à l’affaire
de Rennes-le-Château et l’énigme de son retentissant
curé, l’abbé Bérenger Saunière. Cette
sensation de déjà vu va très vite s’effacer au
long d’une lecture attentive qui nous montre que tous les sujets…
tous… sont en réalité ceux bien connus, certes, mais
jamais développés et ajustés d’une manière
aussi cohérente et vive. Surtout, à ces éléments,
éclairés différemment par une plume de maître,
viennent s’en greffer d’autres, inconnus, dont l’auteur
donne la primeur dans son ouvrage.
De
l’abbé Saunière au milieu artistique de la peinture
Tout
commence avec l’arrivée de l’abbé Saunière
et la mise en place d’une sorte de… fil rouge qui, avec étonnement,
va conduire le lecteur dans le dédale de l’affaire de Rennes-le-Château
au gré d’œuvres picturales d’artistes de génie,
motivant le titre de l’ouvrage où il est précisément
question d’Art et de secrets… Ainsi s‘inscriront dans
la trame de l’énigme des deux Rennes : Poussin, Ténier,
Delacroix, Ingres, Signol, Mucha ainsi que certaines de leurs peintures
habilement crypter, dont l’auteur nous fait découvrir les mystérieuses
articulations.
Un exposé historique précis pose les jalons des périodes
de notre passé dans lesquelles s’imbrique l’histoire
du Razès, des grandes invasions barbares (4ème et 6ème
siècles), en passant par le dramatique épisode cathare jusqu’à
l’arrivée de Saunière dans la paroisse de Rennes-le-Château.
De nombreux détails concernant la vie de Marie-Madeleine apportent
rapidement, ensuite, des données picturales montrant, à l’évidence,
que le personnage religieux fut très tôt, mais très
tard également, lié à ‘quelque chose de majeur
et redoutable’ que certaines autorités tentèrent de
masquer, effacer ou surtout se réserver à leur seul usage.
L’ombre
d’un berger et du sanctuaire de N.D. de Marceille
La
seconde partie de ce voyage, dans les ombres mouvantes de cette affaire,
nous montre qu’à l’époque de Louis XIV, le berger
Paris trouve inopinément l’accès conduisant à
une cache renfermant un incroyable trésor. Si le seigneur d’Hautpoul
tente de s’approprier cette découverte, il n’est pas
seul à lui porter toute son attention, car Nicolas Pavillon, évêque
d’Alet, montre également un intérêt marqué
pour ce savoir fabuleux… qu’il faudra rallier au sanctuaire
de Notre Dame de Marceille, comme le montre habilement Franck Daffos dans
ses travaux. Le cheminement se poursuit vers Paris, et plus précisément
au sein de l’église St Sulpice où nous trouvons les
Lazaristes, à nouveau Nicolas Pavillon, Jean-Jacques Ollier et le
17ème siècle devenu une période incontournable dans
cette énigme. L’affaire Fouquet nous est montrée comme
une autre preuve d’un savoir détenu, disputé, par quelques
grands princes de notre histoire tel, une nouvelle fois, Louis XIV qui s’en
prendra à mort à son intendant des Finances, l’orgueilleux
Nicolas Fouquet.
La plume de Garcia nous emmène alors jusqu’à Notre Dame
de Marceille où, là encore, une poignée d’ecclésiastiques
(Lasserre, Billard, Leuilleux, Vié, Mèche, Gasc et…
Boudet) se disputeront la connaissance d’un secret, étudié
en détail puis mis en évidence par les écrits de F.
Daffos.
A la minutieuse description de la « période Saunière
» dans la paroisse de Rennes, fait suite la fin plutôt misérable
et effacée de Marie Dénarnaud, ainsi que l’empreinte
d’Henri Boudet insolite curé de Rennes-les-Bains, dont l’auteur
nous montre la subtile et complexe intelligence. Quant à l’étude
des agissements de monseigneur Arsène Billard elle semble démontrée
que cet évêque se soit surtout illustré par des comportements
douteux dans l’ombre de cette énigme, pendant que celui qui
fut peut-être son ‘maître à penser’, Jean
Jourde… est montré dans cet ouvrage comme le probable dernier
dépositaire du secret de N.D. de Marceille et du savoir de quelques
prêtres du Razès…
La
grande fresque de l’église de Rennes-le-Château
La
troisième partie est sans doute la plus importante par le fait qu’elle
présente une étude entièrement nouvelle portant sur
la grande fresque commandée pour son église par l’abbé
Saunière. Au demeurant l’auteur résume parfaitement
ces ‘codages et découvertes’ en expliquant, avec modestie,
que « Durant 50 ans de recherches autour de Rennes-le-Château,
de nombreux cryptages ont été étudiés. Certains
sont pertinents, d’autres beaucoup moins. Mais avant l’apport
historique en 2005, l’affaire prit un tournant décisif et de
nouvelles pistes furent ouvertes. Voici quelques curiosités classiques
liées au Razès ou à l’église Saint-Sulpice
de Paris, mais aussi les plus belles découvertes 2006-2007 que j’ai
eu la joie de vivre avec la complicité de Franck Daffos et de Jean
Brunelin, sans qui tout ceci serait encore enfoui ou perdu. Pour ma part
je reste persuadé que la surprise qui marquera certainement les esprits
est celle de la fresque de la Montagne Fleurie dans l’église
de Saunière, car elle représente une preuve de Secret et une
très belle démonstration des techniques de codage utilisées
par quelques prêtres de la fin du 19e siècle. Ces découvertes
dans l’art du Secret sont souvent le fruit d’un pur hasard et
d’une inlassable curiosité. Elles en appelleront d’autres,
j’en suis sûr, car tout reste encore à faire… ».
Nous ne déflorerons pas ce chapitre qui est une totale nouveauté
dans l’affaire de Rennes-le-Château… Si nous laissons
au lecteur toute la surprise de cette importante découverte, nous
ne pouvons passer sous silence que cette étude commence par le fameux
mot clé… « mortépée » pour nous conduire,
une fois encore à Nicolas Poussin et à ses œuvres majeures.
Il s’agit là des deux toiles appairées de ‘le
roi Midas à la source du Pactole’, et les deux versions des
fameux ‘Bergers d’Arcadie’. Si ces tableaux sont bien
connus deux autres qui le sont tout autant, ‘La piéta’
(ou Christ au lièvre, pour les connaisseurs) et la ‘crucifixion’,
nous réservent, dans cette partie du livre, une surprise de taille.
En effet, grâce à l’intuition de F. Daffos, il apparaît
que ces deux toiles sont le prolongement l’une de l’autre…
et cette particularité jamais aperçue serait étroitement
liée avec le travail de Boudet contenu dans son étrange livre
‘La vraie langue celtique’. Cependant, le point d’orgue
du livre de JP Garcia reste, pour nous, la longue mais si enrichissante
explication de la grande fresque de Saunière dans son église.
Plan
général et cache originelle
On y retrouve, grâce au talent photographique de notre vieil ami Jean Brunelin, une série de détails représentant le « plan général de la cache originelle »… et que nous pouvons retrouver dans la réalité topographique des alentours de Rennes-les-Bains. Cet ensemble pourrait conduire, ou du moins présenter avec des détails et correspondances incroyables, à plusieurs cavités… connus seulement de quelques religieux intimement mêlés à l’énigme de Rennes-le-Château… Nous ne pouvons en dire plus sans en dire trop ici, et laissons aux chercheurs le soin de se pencher sur cette impensable découverte aux innombrables indices oubliés et si bien dissimulés dans l’ensemble de cette peinture que chacun peut voir… sans jamais l’avoir vraiment étudiée.
La
richesse documentaire d’une annexe
Ce
troisième chapitre, si important à notre point de vue, se
prolonge depuis un ultime détour par le sanctuaire de Notre-Dame
de Marceille. Dans ce dernier, l’auteur nous y montre un étrange
grand tableau de St Antoine signé Mathieu Frédeau, semblant
lui aussi impliqué dans la connaissance du grand secret. Ce long
chapitre se termine par d’ultimes observations sur St Sulpice de Paris
où se situent quelques derniers indices tels que le tracé
du méridien, le gnomon et surtout d’autres œuvres peintes
par Eugène Delacroix tel que le célèbre ‘Héliodore
chassé du Temple’, le ‘Combat de Jacob avec l’Ange’
ainsi que quatre fresques d’Emile Signol : La résurrection,
l’Ascension, l’Epée (ou trahison de Judas) et la Mort…
ce qui nous conduit au mystère des ‘N’ inversés
émaillant en tant d’occasion l’énigme de Rennes-le-Château
et de son célèbre curé.
Pour Garcia « le puzzle se construit lentement »… un puzzle
vieux de plus de 200 ans dont il vient de nous confier d’importantes
pièces au fil des quatre parties de son livre. Mais rien n’est
terminé pour autant car, pour lui, « l’aventure continue
» forcément puisque l’ultime découverte reste
à faire.
A cet effet un ultime chapitre final, ayant pour titre « Annexes »
propose une série d’éléments indispensables à
cette recherche finale : le mythe de l’Arche d’Alliance, les
guerres entre juifs et romains, le pillage de Rome, le fameux Serpent Rouge,
les pierres gravées du Languedoc, les parchemins… ‘de
Saunière’, la piste de Pierre Plantard et enfin « Charlot
et Marie-Madeleine » du marquis Philippe de Cherisey…
Ajoutons que de nombreuses œuvres peintes, qu’elles soient fresques
ou tableaux, servent de point de repères pour le plus grand plaisir
des amateurs d’art pictural classique… Quasiment chaque page
est illustrée de ces peintures dues aux plus grands peintres de diverses
époques, montrant ainsi qu’au sein d’un milieu hautement
informé, le ‘secret’ se véhiculait par la maitrise
de ces artistes de renom. Chaque chapitre, ou partie, est agrémenté
de tableaux chronologiques permettant une lecture claire ainsi qu’une
bonne compréhension de l’ensemble de ce cheminement hors pair.
Oui… il est bien question dans ce livre d’art au sens propre
mais surtout d’une ouverture, une immersion, dans l’hermétisme
de ces maîtres de la peinture qu’ils transmirent sous forme
d’un… « Secret dans l’Art ou de l’Art du Secret
»… Dans son titre Jean-Pierre Garcia à parfaitement résumé,
à juste titre, la trame de toutes ces œuvres remarquables lui
servant de fil conducteur. Qui mieux que lui peut conclure cette présentation
lorsqu’il nous dit à la fin de son ouvrage que « le temps
des hypothèses sorties de notre imaginaire, cède petit à
petit la place à une réalité historique. Est-ce pour
cela que le mythe disparaît ? Non, bien au contraire. Car cette réalité
est plus belle que la fiction et nous amène en ce début du
XXIe siècle à soulever le voile de notre passé. Les
fouilles dans le passé du Razès ont encore de beaux jours
devant elles…
Comment pourrais-je conclure après ce voyage dans les arcanes de
notre Histoire ? Comment résumer en quelques mots le problème
qui se pose aujourd’hui à tous les passionnés de Rennes
? Je me suis souvent posé ces questions en écrivant cet ouvrage.
Finalement je le ferais avec les mots que Henri Boudet utilisa pour introduire
dans son avant-propos, la vraie langue des celtes, car je reste convaincu
que tout est dit là : /… c’est ainsi que le Cromleck
de Rennes-les-bains se trouve intimement lié à la résurrection…/
»
André Douzet
Jean-Pierre GARCIA Rennes-le-Château On se procure cet ouvrage indispensable
pour résumer les éléments tangibles, et visibles,
en ce qui concerne cette affaire liée à Rennes-le-Château
et ses prêtres, aux éditions : Ou,
encore, on peut se renseigner sur le site internet de l’auteur
: www.rennes-le-chateau-archive.com |