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Ca
coule de source… à Rennes-les-Bains (2ème partie) - Le cercle bouclé |
Cakyamuni
le Solitaire, dit Sidarta Gauma le sage, dit le Bouddah,
se saisit d’un morceau de craie rouge, traça un cercle et dit
:
« Quand des hommes, même s’ils l’ignorent, doivent
se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d’entre eux
et ils peuvent suivre des chemins divergents. Au jour dit, inéluctablement,
ils seront réunis dans le cercle rouge »
Rama Krishna
En considérant les
travaux de Boudet
Le
mur et ses environs de la source du Cercle
Avant
de poursuivre notre étude à propos du cercle suggéré
par l’abbé Boudet, de la source du même nom et du lieu
d’où elle jaillit, près d’un vestige mégalithique
du nom de ‘Fauteuil du Diable’ (que nous abordions précédemment),
il nous faut cependant considérer d’autres éléments
qui, quoiqu’il en soit, nous ramèneront immanquablement à
cet endroit bien plus important, voire primordial, qu’il ne le parait
au premier abord.
C’est une nouvelle fois par les écrits de ce prêtre,
bafoué par de grincheux scientifiques, que nous allons commencer
notre petite enquête. Elle s’ouvre, ensuite, sur une généralité
qui nous permet de camper le décor dans lequel vont évoluer
divers éléments que nous souhaitons mettre en valeur ici.
Ce curé qui fut vicaire à Durban -il sera utile de s’en
rappeler un peu plus tard- en effet, ne peut être plus clair qu’il
ne l’est dans la présentation de son travail à propos
de ce qu’il finit par savoir du secret lié aux deux Rennes
qui en fin de compte ne font qu’un seul et unique problème.
A
propos de livre en général, ce que nous avons devant les yeux,
avant d’en commencer la lecture, c’est la couverture. Elle est
le résumé maximum, la vitrine, du contenu de l’ouvrage
et nous en informe clairement en quelques mots comme le veut la coutume
en matière de couverture.
En ce qui concerne son ouvrage, La Vraie Langue Celtique et Le Cromleck
de Rennes-les-Bains, Boudet ne peut pas être plus explicite dans son
titre. Il y est, d’abord, question de ‘vraie’ langue celtique,
ensuite d’un cromleck, et enfin du lieu géographique régional
servant de naturel théâtre aux développements de l’auteur.
Cet exceptionnel travail de recherche, au demeurant, fait toujours autant
de remous littéraires qu’il en fit au moment de sa parution.
Il ne se passe pas plus d’un mois sans qu’une nouvelle hypothèse,
de démontage de cet ouvrage, ne surgisse en nous promettant, qu’enfin
la solution est mise à portée de notre main. Comme chaque
fois le rutilant mirage s’estompe en ne laissant derrière lui
qu’un petit tas de nos regrets. Ceci étant dit, évidemment,
sans diminuer pour autant le travail proposé qui, souvent, est celui
de mois et de mois d’efforts et de réflexions importantes.
Clés
et contenu d’un travail fermé
Certes,
il est certain que si cryptage il y a, dans le contenu de cet ouvrage, il
s’adresse forcément à l’attention d’un lectorat
à propos du contenu codé et de l’usage de clés
d’accès convenues… ou faciles à deviner par qui
de droit.
Quasiment, l’ensemble des chercheurs et ténors RLCéens,
parmi lesquels nous ne sommes pas admis, convient que ce livre est un seul
et unique message secret délivré dans une bouteille à
la mer des immensités fluides, et en furie, de cette énigme
sans rives accessibles pour l’instant. Nous adhérons sans réserve
à cette opinion. Pourtant nous constatons, à cette occasion,
que chaque hypothèse nouvelle ou ancienne diffère des autres
en se réclamant, comme il se doit, être la seule et unique
capable d’ouvrir la grande porte d’accès au Cromleck
retrouvé par l’abbé Henri Boudet curé de Rennes-les-Bains…
On ne risque rien à proposer une clé, d’abord à
condition de savoir où est la serrure et sur quoi elle agit, et ensuite
de se réserver la prudence de préciser qu’UNE clé
n’est pas forcément LA clé de cette serrure… Ce
qui, pour l’avalanche de systèmes d’ouvertures, est loin
d’être le cas sur les deux conditions énoncées
qui, pourtant, semblerait mère de prudence en cette matière
tant de fois remise sur le métier… sans succès. C’est
ainsi que se fait l’intime amalgame du contenu de l’ouvrage
qu’on devrait, avant tout travail de démontage de ce mécanisme
de lettres et mots codés, soigneusement expliquer et… qui n’est
jamais démontré vraiment.
Le
degré mégalithique
Par exemple, le tout premier degré se situe au moment où on devrait nous dire qu’il y a là, d’abord, un élément géographique du à la seule puissance de la nature… Ensuite on trouve un exposé sur une langue anglaise dont la provenance serait, ni plus ni moins, en ligne directe de l’ancien et antique dialecte celte… Enfin la fusion est si fine et précise entre des deux éléments est à un point tel que personne ne peut dire ou finit une et ou commence l’autre. Pour parachever cette alchimie des mots, Boudet, en fin maître de son sujet, le parsème et le renforce de réalités mégalithiques… qui n’en sont pas !!!!! Le meilleur, de cette histoire, est que le lecteur intéressé par cette région et son énigme des deux Rennes se laisse prendre à ce jeu des mots sans la moindre réticence… et finit de toutes manières par en tirer profit et savoir. Bravo monsieur l’abbé Henri Boudet, prêtre de Rennes sur les bains thermales !
L’immensité
d’un Cercle
Le
hameau du Cercle
Le
sujet mégalithique de ce travail est d’une telle complexe étendue
que nous le reprendrons, point par point dans un autre chapitre qui lui
sera entièrement consacrée. Pour l’instant nous voici
sur le mot ‘Cercle’ qui définit généralement
la source et l’usage de son eau thermale.
Notre curé, à la page 246 de son livre, nous dit pour ‘recentrer’
son idée, à laquelle nous adhérons entièrement,
que : « Le centre du cromleck de Rennes-les-Bains se trouve dans un
lieu nommé, par les Gaulois eux-mêmes, le Cercle ». A
cet effet, l’auteur nous explique que ce mot en anglais donne un verbe
des plus suggestifs : ‘to circle’ signifiant ‘environner’
et ‘entourer’. A mieux lire ces suggestions, chaque fois faites
en touches légères, on a peu à peu la sensation qu’elles
nous conduisent à considérer un emplacement en forme de ‘circonférence’
et à la fois un autre endroit qui se réduit au centre de ce
périmètre non pas vraiment rond mais plutôt… quasiment
ovale ! Ce dernier pourrait se situer dans le circuit qui trace Boudet en
écrivant : « Un second Cromleck, d’une moindre étendue,
est enfermé dans celui que nous avons tâché de retracer.
Partant du hameau du Cercle, vers le milieu du flanc de la montagne, il
suit par l’Illète jusqu’au ruisseau de Trinque-Bouteille,
se dessine ensuite sur la pente du Serbaïrou la plus rapprochée
des rivières de la Blanque et de la Sals, reprend aux Roukats, pour
se terminer en face du hameau du Cercle, son point de départ ».
Peut-être devrons-nous, ici, devoir reconnaître un lieu pouvant
être considérer comme un centre, un petit cercle et surtout…
un troisième périmètre à condition de ne pas
respecter l’ordre chronologique. Il serait facile de revenir depuis
ce centre à la posture du démon de l’église de
Rennes-le-Château et le cercle formé par les doigts de sa main
gauche. Hélas, nous devons abandonner cette solution, pourtant alléchante,
en raison du fait que les doigts en question enserraient tout simplement
un trident enlever pour éviter des accidents, comme expliqué
précédemment… à moins que…
Le
jeu des cercles gigognes
Quoiqu’il
en soit, nous voici au moment d’entrer dans le jeu des cercles à
imbrication multiple ou au centre de ce, (ou ces) cercle (s), ou encore
dans la vision d’un autre cercle, comme par exemple celui constitué
de personnes ayant un même ‘centre d’intérêt’…
En vérité on pourrait même supposer que pour Boudet,
et sans doute pour certains de ses confrères, le terme ‘cercle’
pouvait permettre de passer aisément d’un état à
un autre sans attirer l’attention du commun.
Ce cercle dont il nous dit (p.245), pour le justifier sur le terrain de
ses observations, que « les Druides, de même que les anciens
philosophes, regardaient la figure circulaire comme la plus parfaite : elle
leur représentait la perfection Divine, immense, infinie, n’ayant
ni commencement, ni fin »… et ensuite de nous entretenir, un
peu plus loin (p.246), sur le fait de l’imbrication du grand et du
petit cercle pour parvenir à la compréhension du Divin sur
le terrain… peut-être à la ‘sauce’ St Bernard
? pourquoi pas…
Retour
‘aux sources’ du Cercle
Sur
le terrain en question nous y sommes à présent. Nous remarquons
que Boudet, s’il parle des sources, ne le fait que de manière
assez succincte sauf pour l’antique résurgence de la Gode qu’il
souligne être passée sous le nom de Source de la Madeleine…
Il semble le faire pour situer précisément le tracé
et le contenu du grand cercle et les limitations du petit.
A propos de la source du Cercle il se montre nettement plus attentionné,
encore qu’il le fasse avec une apparente légèreté.
Cette dernière pourrait bien signifier autre chose de plus pointue,
qu’il nous désigne si nous savons nous montrer attirés
par ce ‘détail’. S’il déplore la perte des
noms anciens des sources, pour celle du Cercle rien ne prouve que celui-ci
ait été perdu et ne soit pas, à présent, la
continuité… discrète d’un mot antique, ou d’une
idée, comme ‘to circle’ qu’il explique signifier
‘environner’ et ‘entourer’ comme vu précédemment.
Certes on peut aussi dire que ce nom pourrait provenir d’un détail,
tel un cercle de fer qui aurait pu servi de bardage à la petite maçonnerie
de captage, observé à l’endroit où jaillit cette
résurgence. Plus simplement on peut admettre en regardant la source
qu’elle jaillit dans un premier réceptacle presque circulaire
puis dans un second de la même forme de base. Ceci aurait donné
naissance à ce nom. Le problème, ensuite, est que cette ‘maçonnerie’
n’est certainement pas assez ancienne pour justifier un nom utilisé
il y a deux siècles au bas mot… et encore moins que ce travail,
tout aussi soigneux qu’il puisse l’avoir été,
ait donné une toponymie s’étendant à d’autres
dérivés en provenance de cette source. On peut suggérer,
jusqu’à nouvel ordre, que ce nom est attribué à
un ensemble sans pour autant que nous puissions avancer la raison de ce
nom ou son étymologie d’origine.
Pour notre part nous notons une fois encore que la nature, bonne fille en la circonstance, a bien voulu faire jaillir cette eau ferrugineuse près d’un bloc rocheux que les initiés des temps jadis (des Druides pourquoi pas) s’empressèrent de tailler en forme de fauteuil ou trône de dignitaire… Il faut bien reconnaître qu’ici ces ‘hasards naturels’ aient été pris pour un signe des dieux et plus tard pour celui de Dieu, encore que la religion eut la main lourde sur cette ‘providence’ en l’affligeant d’un qualificatif assez inquiétant… celui du Diable lui-même ! C’est ce que du moins nous pourrions penser si quelques détails ne pouvaient contrebalancer cette affliction. On remarque, pour revenir à l’abbé Bérenger Saunière et son église, qu’il place un démon, Asmodée ou autre selon l’humeur des grincheux, à l’entrée même de son sanctuaire. Celui-ci, dédié à Madeleine, pouvait fort bien s’illustrer paisiblement d’une statue de cette sainte au seuil intérieur de l’église, ce qui en aurait été un insigne intensifiant tout à fait dans la norme des décorations gentiment religieuses.
…
y persévérer est-il vraiment diabolique ?
En
lieu et place nous avons ce pauvre diable épuiser de porter un bénitier
dont le poids lui exorbite les yeux… Il y aurait là, effectivement,
de quoi crier à la provocation sacrilège si, aussitôt,
quatre anges ne rectifiaient le tir en montrant le signe de croix décomposé
en quatre étapes permettant, comme la sentence l’entend, qu’ainsi
on le vaincra… Mais en fin de compte se signer permet de vaincre qui,
vraiment ? Le démon ? Ce démon, comme nous en avons démontré
le détail, n’est pas si méchant que ça…
puisqu’il abrite le nom de ‘JESU’ (sans S) bien caché
sous son aile. Si cette représentation a été placée
à cet endroit c’est sur la volonté de Saunière,
qui au demeurant ne s’en est jamais expliqué. Peut-être
est-il temps d’admettre que s’il le fit, c’est sur une
intervention extérieure qui pourrait être celle de son collègue
initiateur et protecteur l’abbé Boudet. Tout comme on peut
bien supposer qu’il fallait présenter Asmodée avec une
fourche, outil démoniaque indispensable à cette ‘corporation’,
pour aussitôt la lui enlever en prétextant un risque pour le
visiteur pouvant s’y blesser. De fait enlever cet attribut permettait
alors, en toute innocence (du moins avec cette apparence), de montrer un
démon, un diable, dans une posture quasiment assise, dont les doigts
crochus formant un cercle… une fois éliminée leur fonction
de saisir le manche de la fourche. Nous aurions donc une Madeleine, un fauteuil,
un diable, un cercle… comme si tout ceci devait… couler de source.
Au-dessus du diabolique, mais intéressant, personnage se trouve un
coquillage ‘bénitier’ contenant l’eau sacrée
avec laquelle le croyant se signe en entrant dans tous sanctuaires de sa
foi. Il se signe !!!!! Et par ce signe il vaincra ! Il suffirait donc de
tremper ses doigts dans cette eau qui, théoriquement, doit être
légèrement… salée (si l’eau bénite
est fabriquée selon le rituel) pour être en mesure de vaincre.
L’alliance (en forme d’anneau, de cercle d’esprit ???)
entre les deux curés est-elle allée jusque là ? Rien
ne le prouve mais, en échange, rien ne permet de le nier non plus,
surtout si on ajoute que le bénitier qui, souvent est une conque
circulaire, est représenter presque semi-circulaire… comme
nous le verrons pour l’ancienne construction vers laquelle les curistes
venaient consommer l’eau salvatrice… du cercle ! Voilà
un petit lot de réflexions qui pourraient bien nous conduire à
considérer une autre vision de messieurs le curés Boudet et
Saunière, l’un étant l’intellectuel initié,
et l’autre un exécutant obtenant par son obéissance
une large part de savoir… Le tout se passe sous couvert d’un
livre permettant de dire « mais tout ça, c’est un vrai
délire… », pour ensuite dans la foulée, dire «
vraiment Saunière y est allé un peu fort dans son orgueil
religieux »… et le tour est joué, « ni vu ni connu,
j’tembrouille », ce qui doit être transmis l’est
en toute quiétude !
Puisque l’église de Saunière nous renvoie à un
site au-dessus de Rennes-les-Bains, nous ne nous ferons pas prier plus longtemps
pour mieux l’appréhender.
Le
Cercle multiple et un
Comme nous le suggérions précédemment, le Cercle est un terme qui désigne effectivement une source, mais également d’autres endroits alors qu’il n’en est rien pour les autres points d’eaux thermales.
La source tout d’abord puisqu’elle semble générer les autres éléments. « Elle est située à 300 mètres au-dessus de la Salz. Elle découle au-dessous d’un rocher énorme, et serpente entre les couches des rocs escarpés, pour se présenter dans un petit réservoir, où elle est reçue pour y séjourner », écrit Ph. Patissier en 1818. Sa description, comme d’autres de son époque, a de quoi surprendre car il n’est jamais question de ce premier bassin presque circulaire… et encore moins d’une tentative d’explication de ce nom. En réalité elle jaillit avec un débit intéressant, mais pas si conséquent qu’on pourrait l’imaginer. Certes, elle est aussitôt captée dans un petit bassin en maçonnerie suivi d’un autre. On peut supposer qu’aux temps anciens le captage pouvait se faire dans un réceptacle complètement circulaire et unique, pourquoi pas ? C’est possible mais il peut y avoir d’autres solutions. Cette sortie d’eau est ensuite, pour des raisons pratiques, emportée par conduite forcée jusqu’en contre bas où elle était offerte commodément à la consommation des curistes.
Le
mur cintré de la source thermale du Cercle
Ensuite, c’est cet emplacement distribuant l’eau salvatrice qui retiendra notre attention. En principe, et selon toutes logiques, ce devrait être le déversoir à l’arrivée de la conduite forcée depuis la vraie source. Et bien, contre toute attente, cette arrivée se trouve en deux endroits différents. L’officiel, thermale, était constitué d’un mur haut en arc de ‘cercle’, presque au niveau de la chaussée d’alors, afin que l’accès en soit facilité pour les curistes. A ce sujet le docteur J. Gourdon (Rennes-les-Bains -1874) nous dit « le principal inconvénient de cette source est de s’échapper d’un point relativement élevé, au milieu de roches brisées, d’un difficile accès et vers le quel ne peut atteindre la généralité des malades. Pour remédier à cette difficulté, on a conduit l’eau au moyen de tuyaux au bas du rocher, à une petite construction que l’on appelle la Fontaine du Cercle formée d’un mur cintrée, réunissant quelques débris de constructions antiques qui lui donnent une physionomie particulière ; l’eau s’en écoule par deux jets continus, à la disposition de tout le monde. Dans le bassin où l’eau tombe et au fond du ruisseau par où elle est entraînée, est un abondant dépôt de rouille qui suffit à indiquer la nature de cette eau ». On ajoute sur le thème des traces ferreuses dans cette eau, que le site thermal des « bains de Rennes, connus autrefois sous le nom de Montferrand… », comme l’explique toujours, en 1818, le docteur Ph. Patissier dans son ‘Manuel des Eaux Minérales de la France’. La toponymie d’alors ne laisse pas de doute quand à l’aspect ferrugineux des sources bénéfiques de l’endroit. C’est ensuite que le nom passe sous celui des ‘bains de Rennes’…
Un
emplacement contemporain ou antique ?
Le
moulin du Cercle
Cette
petite construction cintrée, en pierres maçonnées,
comportait à ses deux extrémités des morceaux de chapiteaux
romains ainsi qu’en son centre au-dessus des écoulements. Il
est communément dit qu’une partie de ces vestiges seraient
déposés dans un des établissements balnéaires
ou hôteliers du village (leur photographie est visible, page 52, dans
l’excellent ouvrage de JP Deloux et J. Brétigny ‘Rennes-le-Château,
Capitale secrète de l’histoire de France’ – 1982).
Qu’en est-il aujourd’hui… il serait bien que quelqu’un
puisse en donner des clichés encore que nous savons que d’autres
vestiges archéologiques similaires se trouvent dans une collection
privé de Limoux.
Sur une carte postale ancienne, intitulée ‘Buvette et Moulin
du Cercle’, on voit les bâtiments de cette installation désaffectée
existant encore aujourd’hui. On trouve aussi, de l’autre côté
de la route, un écoulement important depuis la dernière canalisation
provenant encore de la source naturelle du Cercle. D’après
quelques sondages, dont le docteur Courrent aurait eu les résultats,
il y aurait eu à l’emplacement de ce qui devint la ‘buvette’,
une sorte d’oratoire antique ou l’emplacement d’un petit
temple romain. Dans ce cas on peut supposer que des vestiges romains exhumés
lors de travaux ponctuels, aient été entreposés puis
réutilisés lors de la construction des fondations du mur en
arc… et non des éléments disparates rapportés
de quelques démolitions faites dans le village.
Quand au moulin du Cercle, toujours d’après Courrent, il serait
situé sur un antique bassin de rétention dont la partie haute
aurait été au niveau d’un boyau s’enfonçant
vers la montagne. Il explique qu’il pouvait, autrefois, s’agir
probablement soit d’un drainage purgeant une ancienne exploitation
minière, soit d’une galerie desservant une sorte d’hypogée
souterraine en relation avec ce qui put être un petit temple recouvert
ensuite par le mur de l’arrivée des eaux curatives du Cercle…
(‘Notes sur les installations hydrauliques du Cercle’). Il reste
qu’actuellement peu de personnes peuvent encore situer le fameux calvaire
signalé sous cette même appellation. Celui-ci fera pour nous
l’objet du troisième, et dernier volet (La croix dans le Cercle)
de cette étude.
Un
hameau pour une promenade cerculaire ?
Citerne
sous le moulin du Cercle
Enfin plus haut que la route, légèrement en dessous de la
source du Cercle et du Fauteuil du Diable, se trouve un hameau dit ‘du
Cercle’. Aujourd’hui, s’y trouve des constructions contemporaines
et une piste d’accès très pentue, mais bien aménagée.
Cependant c’est en haut du hameau que se situent les bâtiments
les plus anciens placés, déjà au 17ème siècle,
sous le mot CERCLE. De ces constructions part un chemin, une sorte de voie
du type romain, encore solidement dallé se dirigeant précisément
vers la source.
En vérité, on peut se demander si une autre source, voire
plusieurs n’auraient pas depuis des temps reculés alimentées
ce lieu sédentarisé. On peut pratiquement en être certain
quand on voit le réservoir de rétention d’eau et les
différents autres points de prises et puisages d’eau. Cet endroit
du être apprécié pour des balades locales, car c’est
encore J. Gourdon qui nous assure que « La promenade vers le hameau
du Cercle est presque toujours la première que font les baigneurs
en arrivant à Rennes ».
Roche
tremblante
C’est ensuite de là que cette excursion, selon l’auteur,
peut se poursuivre car elle conduit jusqu’à la ‘Roche
Tremblante’ « énorme bloc de grès de plus de 3
mètres de haut sur 2 mètres de diamètre, reposant en
équilibre sur la roche par une base étroite, et qu’on
peut assez facilement ébranler en la poussant avec la main dans une
certaine direction ». Il semble bien qu’à présent
cette étrange curiosité ait fini par ne plus bouger sous les
coups de boutoir d’imbéciles irresponsables ayant tant fait
que l’axe d’équilibre n’existe plus.
Pierre
de Coumesourde
On peut encore se rendre jusqu’au hameau de Coumesourde célèbre
pour sa pierre du même nom comportant d’étranges gravures
en forme d’indications qu’aurait laissé, au XVIIIe siècle,
le marquis Paul-Vincent de Fleury qui s’illustre lui aussi dans les
filigranes de l’affaire de Rennes-le-Château.
Laval-Dieu
Toujours dans le même secteur, nous nous trouvons à peu de
distance de Laval-Dieu dont l’étymologie viendrait (encore
selon le docteur Gourdon) « par corruption de Bal-Dieu, un temple
érigé au dieu Baal ».
Ermitage
?
Enfin signalons pour finir cette promenade circulaire qu’il existe
à peu de distance du hameau (1,500km) une caverne qu’un soldat
du 1er empire avait aménagée pour s’en faire un refuge
entouré d’un jardin… A sa mort l’endroit retourna
à son état naturel. Cependant une rumeur persistante voudrait
qu’au fond de cette grotte sommaire existe un passage étroit
débouchant sur une petite nappe d’eau protégeant un
passage dans le style de celui du moulin du Cercle. Evidemment, la légende
ajoute que ce vieux soldat serait, en réalité, un gardien
soumis à quelques personnalités souhaitant ainsi protéger
des curieux d’alors l’accès vers… quelque chose.
Légende ou réalité ? Toujours est-il que cette sorte
d’insolite ermite aurait reçu, assez régulièrement,
des visites attentives ou interrogatives. Il serait pour le moins intéressant
de savoir qui il pouvait être. Il ne doit pas être trop difficile
de le savoir si on considère que les événements, datant
de l’empire napoléonien, se déroulent déjà
dans une administration commençant à engranger assez de renseignements
sur ce genre de situation. Si toutes traces disparurent, de fait il serait
sans doute encore plus curieux d’en connaître les raisons.
Si notre périple touche à sa fin il n‘en est pas de
même sur le plan de la signification de l’assemblage formé
par ces lieux oubliés ou curieux si on les considère dans
un ensemble. C’est à l’emplacement où il y eut
une sédentarisation primitive entretenue, bon an mal an, régulièrement
jusqu’à nos jours que nous finirons notre visite : le hameau
du Cercle.
Le
cercle des initiés disparus
Jaillissement
de l'eau descendant de la source haute du cercle face au moulin
Ces
habitations seraient ce qu’il reste d’un autre vague possible
ermitage dont Courrent fait mention, avec prudence, dans les notes citées
plus avant. Au fil des aménagements dans les constructions, différentes
choses furent mises à jour en cours de travaux. Dans certaines caves,
des réduits sans grande signification, ni usage défini, pourraient
ne pas avoir grande signification s’ils ne comportaient des gravures
répétitives. Nous en avons dénombrés plus d’une
dizaine accompagnées de graffitis incohérents, sans date précise
(ce qui est surprenant). La représentation habituelle, si on peut
s’exprimer ainsi, est une croix tracée dans un cercle et dont
les bouts de branches dépassent largement de ce périmètre.
Le tracé minutieux, appliqué et profond, ne semble pas être
le fruit d’un désœuvrement ou d’une vague marque
d’ouvrier en mal de laisser sa trace.
Ce n’est pas tout, car Courrent ajoute qu’il approche ces réduits,
souvent avant qu’ils ne soient écroulés ou obstrués
par les nouveaux aménagements. Il aurait vu, sur les lieux, des parcelles
d’ossements humains et animaux… ainsi que des tessons de poteries
et de bronze parmi lesquels quelques rares monnaies (Ve siècle) qu’il
signale en bon état. Admettons également, qu’à
part les ossements humains, ces restes peuvent être simplement les
débris d’un foyer ponctuel jeté dans un sous-sol inutilisé.
D’autre part, on parle également qu’il put y avoir là
un sanctuaire ancien, religieux, ainsi qu‘un enclos funéraire
des premiers siècles… ce qui n’aurait rien de bien étonnant,
en fin de compte, si on inscrit l’endroit dans le contexte religieux
du lieu. On est là, effectivement, sur un des plus anciens points
sédentarisés du secteur qui deviendra Les Bains de Rennes,
un point élevé alimenté en eau (et pour cause) donc
facile à retrancher à moindre frais… une sorte de ‘maison
forte’ rudimentaire mais suffisante face à quelques pillards.
Après l’aspect habitable, on peut considérer trouver
sur ce secteur un site magique constitué d’un fauteuil de pierre
voué aux forces obscures, une source curative donc sacrée,
d’autres mégalithes et des cavités naturelles…
Tout ceci est propre à s’inscrire facilement dans un contexte
rituel antique, ensuite naturellement récupéré par
l’Eglise.
D’autre part, on remarque que rien n’a pu transpirer sur l’emplacement
d’une église primitive dans le village, et que rien n’en
indique la possible implantation. Concernant le ‘bas’ du village,
c'est-à-dire là où les sources jaillissaient pour le
plus grand bien des malades, il est acceptable d’admettre qu’au
début il n’y eut là que des temples ou sanctuaires dédiés
aux divinités ‘Borbos’ ou ‘Bourbo’ veillant
farouchement sur leurs bienfaits. Ceci, jusqu’à la fin de l’antiquité,
signifie que les lieux de vie soient à l’extérieur des
périmètres où s’exercent les effets curatifs,
forcément dus aux forces inconnues qu’il était prudent
de ne pas troubler. D’ailleurs, les restes de villas romaines retrouvés
sur Rennes-les-Bains, ne le sont pas là où se trouvera le
village définitif dès les 4ème et 6ème siècles.
Ceci signifie, peut-être, que la sédentarisation tout d’abord
s’est faite sur les hauteurs et, pourquoi pas, pour une partie de
celle-ci, sur ce qui deviendra le site entier du Cercle. Dans ce cas il
serait naturel qu’il y ait eu un sanctuaire voué à la
vie active d’une communauté et ensuite, l’Eglise s’implantant
ici comme ailleurs, un autre petit hameau où on trouve logiquement
un oratoire, puis une chapelle… Celle-ci, disparaîtrait abandonnée
une fois la population définitivement installée en ‘bas’.
L’oubli et l’abandon font le reste, comme à l’habitude.
Une autre solution peut aussi s’envisager. Les lieux ‘hauts’,
plus propices aux cultes de la nature et de l’univers, sont groupés
autours des sites rocheux natifs proches de la seule source jaillissant
précisément en hauteur selon les caprices divins… C’est
donc une fois encore que, tout naturellement, le hameau du Cercle devient
l’emplacement ou autrefois résidèrent quelques ‘sommités’
ou personnalités issues des castes sacrées d’alors.
Le fauteuil du Diable en est le dernier vestige significatif restant près
de sa source magique, au dessus de l’agitation de la vie active de
la communauté. Dans les deux cas, sédentaire et magique, le
point haut sera utilisé, épargné ou laissé à
l’abandon.
Ces suppositions pourraient alors toutes les deux aller dans un même
sens : celui d’un cercle de vie ou de culte oublié, interdit,
implanté à cet endroit. A ce sujet il peut être utile
de rappeler que Courrent suggérait que ce hameau pouvait, sur une
courte durée, avoir été une sorte de petit prieuré
à l’usage d’une communauté réduite à
peu de membres. Un prieuré dont le nom, ou la forme, aurait été
oubliée et pouvait pourtant avoir provoqué le nom de…
Cercle.
Le
charme discret des balises oubliées
Prise
du captage du moulin
Cercle,
certes, en raison d’une réunion d’initiés de même
bord, mais aussi comme à Pélussin, dans le Pilat (Notre Dame
Soubs Terre), en raison de la forme circulaire d’implantation au sol
d’une maison de bénédictins. En fin de compte il y a
effectivement similitude par de nombreux détail : source sous l’édifice,
fauteuil (à présent enlevé mais existant il y a encore
50 ans) eau miraculeuse capable de redonner la vie, mégalithes à
moins d’un KM, sanctuaire antique, enclos funéraire…
Avec ce que nous savons à présent sur le dépôt
d’un savoir mis à l’abri un temps seulement, mais un
temps vraiment, sur le territoire qui deviendra celui de Rennes-le-Château
et des Bains (après avoir été celui des Croix !!!),
nous pouvons envisager le cantonnement d’un petit nombre de personnes
triées sur le volet entre ces deux endroits afin de veiller sur lui
le temps nécessaire… mais pas plus.
Il est donc possible qu’un certain nombre d’acteurs dans cette
affaire, passés connus aujourd’hui, aient été
à propos de cet événement tels les abbés Boudet,
Bigou, Saunière et quelques nobles familles locales ou plus éloignées
jusqu’à avoir leurs territoire dans le Roussillon. Ce savoir,
la religion en place depuis près de deux mille ans, ne pouvait le
laisser tel qu’il pouvait se deviner. Ne pouvant cependant pas le
dissimuler entièrement, elle put réutiliser les balises en
place en les diabolisant pour en éloigner les cultes primitifs, sans
pour autant les supprimer. Le Cercle est un territoire, autrefois tabou,
défini par une série de lieu -dans lequel entrent également
les deux fauteuils, la source du Cercle, la Roche Branlante- que Boudet
nous a déjà décrit sous une forme ovoïde comme
« Un second Cromleck, d’une moindre étendue, est enfermé
dans celui que nous avons tâché de retracer. Partant du hameau
du Cercle, vers le milieu du flanc de la montagne, il suit par l’Illète
jusqu’au ruisseau de Trinque-Bouteille, se dessine ensuite sur la
pente du Serbaïrou la plus rapprochée des rivières de
la Blanque et de la Sals, reprend aux Roukats, pour se terminer en face
du hameau du Cercle, son point de départ ».
Une
croix celte… comme une langue universelle
On
part du cercle pour y revenir à sa source… Cette source, qui
d’un cercle celte s’inscrit ensuite dans une croix de religion,
une croix inscrite dans le nom primitif et toponymique des bains de Rennes.
Une croix qui finit par devenir « la croix celte », fièrement
arborée ( ???) notamment par Monseigneur Jean Mayol de Lupé
(21/1/1873 – 28/6/1955)… et qu’on retrouve au sommet de
la chaire de Saunière, ornant les stations de son chemin de croix,
encore au dessus de son confessionnal et surtout surmontant les anges portés
par ce pauvre Asmodée écrasé de l’eau sacrée
qu’il doit porter, et dont les doigts nous montrent le cercle oublié
sur un sol qu’il regarde effaré.
L’abbé Henri Boudet n’a pas ménagé ses
efforts pour indiquer que le retour et le départ du périple
du savoir dangereux et initiatique ne pouvait se faire que depuis le secteur
inscrit dans le cercle. C’est ensuite qu’il dut conseiller fermement
à son jeune collègue l’abbé Bérenger Saunière
d’entrer, là où il le fallait, les informations renvoyant
à cette croix et à ce cercle. Au demeurant n’oublions
pas que ce cercle, serait le périmètre (avec un lys dedans)
une des deux ‘armes parlante’ du fameux Pierre Plantard s’illustrant
en de nombreux filigranes dans l’énigme qui nous intéresse.
S’il est possible que cet héraldisme ne soit pas en rapport
avec Les Bains de Rennes, on est toutefois bien obligé de convenir
que les blason sont très rarement inscrits dans un cercle (comme
sur la bague armoriée de manière traditionnelle et non ‘cerclée’)…
Et en tous cas rien ne permet de contredire le lien, même si pour
certains il est bien fragile, et de se demander s’il ne lierait pas
ce blason à ce secteur étendu du Cercle.
Plantard, c’est un secret pour personne, aurait erré de longs
mois dans ce pays des deux Rennes. Pourquoi, s’il disposait personnellement
d’assez d’éléments inconnus des autres, n’aurait-il
pas fini par retrouver ou vérifier l’existence, ou du moins
les ‘fondations’, d’un mystérieux et obscure petit
prieuré aussi vite créé qu’il fut démantelé…
et en faire SON prieuré de Sion qu’il identifierait comme le
périmètre de ses emblèmes de famille reportés
en un secteur géographique ‘RLCéen’?
Quand au cercle on le retrouvait sur la porte de l’Hôtel des Thermes de Rennes-les-Bains. On le voyait porté haut, et à bout de bras, par une femme ailée debout sur… une boule ou disque. A chaque coin de la porte une abeille est orientée en direction de ce personnage cerclé… Un hasard, sans doute, si on se souvient des abeilles d’or trouvées dans la sépulture d’un roi très ancien (Chilpéric) lié, dit-on, au passé historique de Rennes-le-Château?
L’exceptionnelle
source du Cercle…
Dans
cette conclusion provisoire il faut rappeler que les autres sources thermales,
bien qu’encore captées et abondamment utilisées avec
profit (c’est quasiment le dernier atout commercial de cette commune)
pour les cures et soins, ne disposent pas d’une étendue géographique
ou encore d’une toponymie répandue en d’autres points
de leurs actions bénéfiques et curatives…
Seule celle du Cercle, étrangement, offre ce genre de remarques et
de constat indéniable. Comme d’habitude, ce genre de détail
semble avoir échappé à de nombreux ténors ou
recherches en la matière. Mais, en fin de compte n’était-ce
pas mieux ainsi ? Il serait sans doute des plus profitables de se demander,
et surtout tenter d’y répondre, pourquoi seule le site du Cercle
est si étendu et d’une telle importance. Les autres sources
étaient, elles aussi, forcément captées et accessibles
aux malades. Certaines comme le ‘Bain de la Reine’ pouvaient,
par leur réputation historique, mériter un décorum
à la hauteur de leur royale réputation et des résultats
quasiment miraculeux de leurs pouvoirs… Il n’en fut rien et
seul la source du Cercle reçut des ornements, certes vestiges dépareillés
mais ornements quand même, sous la forme de chapiteaux et haute vasque
romaine. Serait-ce à suggérer que la vasque en question est
réceptacle sacré en forme de coupe haute, un pot à
onguent ? à parfum rare ? ou encore réceptacle d’un
sang (rouge-rouille ?) rédempteur, salvateur et sacré? Serait-ce
aussi à suggérer pour les chercheurs à venir, ou ‘ayant
droits’, qu’il y avait là autant de balises hermétiques
dissimulées dans le fait qu’elles soient visibles, mais pas
forcément compréhensibles, par tous ? Cette forme d’abondance
de bien, comme le veut la tradition, ne saurait nuire. Bien au contraire,
loin de déplaire, elle pourrait apporter certaines richesses…
comme le soulignait magistralement l’abbé Boudet lorsqu’il
écrit sans détour, mais laconiquement que ces eaux peuvent
« animer l’économie tout entière »,
sans faire jamais état des richesses matérielles s’écoulant
sur Rennes-les-Bains en manne céleste, comme nous le montrions dans
le précédent chapitre.
Il serait également temps d’ajouter qu’il peut aussi
s’agir d’un lien avec un autre territoire peu éloigné,
sur tous les plans, de ce travail : les terres des seigneurs de Périllos.
Ces dernières, non seulement sont citées par Boudet lui-même
dans son ouvrage, mais nous rappellent tout autant qu’on y trouve
un passé celte (ligure) une source saumâtre, des résurgences,
un ‘barrenc’, des mégalithes naturels, des mines, une
Madeleine, un Sauveur, des tombeaux, de discrètes sociétés
religieuses ou ésotériques, des curés, des évêques,
de hautes familles, des cartes faussées ou effacées, et des
seigneurs étrangement impliqués depuis près de 17 siècles
à veiller sur ces lieux…
Ceux
du Cercle…
L’absence
d’intérêt pour ces ‘détails’ leur
a permis d’arriver intacts jusqu’à nous pour notre plus
grand profit ‘d’économie tout entière’.
Nous remarquons que se rejoignent ici, dans ce cercle, ou en le formant
intimement, de notables initiés inscrits dans les tableaux de cette
formidable galerie du théâtre qui nous intéresse présentement.
Tous les personnages mythiques, bibliques ou réels, se retrouvent
plus particulièrement en un cercle tracé autour d’un
élément primordial… ils sont à la fois dans son
périmètre, à l’intérieur et en son centre,
puisque « Quand des hommes, même s’ils l’ignorent,
doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d’entre
eux et ils peuvent suivre des chemins divergents. Au jour dit, inéluctablement,
ils seront réunis dans le cercle rouge ».
A suivre, troisième partie ‘La croix dans le cercle’
André
Douzet
Merci
à Dominique pour les photographies. Hommage à messieurs les
docteurs Courrent, Gourdon, Patissier, Lenglet-Mortier, Julia de Fontenelle,
messieurs les abbés Boudet, Delmas et Saunière, messieurs
Sédillot et du Mège, le baron Trouvé (ancien préfet
de l’Aude), Labouisse Rochefort, Zéphyrin… et tous ceux,
tous aussi importants, oubliés involontairement.
Pour
information. La Société Périllos et les Editions
de SEPTERA (anciennement France Secret) informent leurs fidèles
lecteurs que nous rééditons le fameux ouvrage du docteur
J. GOURDON : Rennes-les-Bains, Campagne, Alet, publié en 1874.
Cet ouvrage sera présenté en ‘fac-similé’
(473 pages + les planches dépliantes) avec toutes les imperfections
et difficultés rencontrées précisément
par ce genre de reprographie depuis un original en assez mauvais état.
Les cartes dépliantes y seront également reproduites
en couleurs selon l’original. Cet ouvrage, peu accessible en
Bibliothèques Nationale et municipales, contient les informations
thermales très complètes ainsi que les anecdotes historiques,
touristiques et légendaires connues à son époques.
La parution sera signalée sur ces mêmes colonnes. Le
nombre de volumes en sera forcément limité. Renseignements
sur le forum SP ou son adresse e-mail. |