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Un drôle de paroissien : Jules Soury

 

Jésus, en XIXe siècle

Léon Bloy

Il est normal, après tout, que chaque époque se fasse une idée à elle de la personne de Jésus Christ. Le XIXe siècle commençait déjà, lentement, en parallèle avec le développement des théories de Darwin, à faire de lui un « homme remarquable » dixit Ernest Renan (1823-1892) qui avait fréquenté le séminaire dans sa jeunesse avant de rejeter la foi chrétienne vers 1845 et d’écrire ‘la vie de Jésus’. Ce livre, qui fit scandale en 1863, est le premier volume des sept que compte ‘L’histoire des origines du Christianisme’. Le scandale était plus ou moins retombé lorsque Jules Soury (1842-1915) fit paraître lui aussi, une ‘Vie de Jésus’. Chacun voit midi à sa porte et Soury qui allait être un des spécialistes du système nerveux central (il fut couronné pour un ouvrage sur le sujet par l’Académie de médecine en 1899) étudiait, lui, Jésus à travers les verres grossissants et déformants de ses marottes neurologiques. Il expliquait le Rédempteur par la physiologie et exaspérait par là même le catholique enragé Léon Bloy qui qualifiait l’ancien élève de Renan de « fétide » ennemi du Christianisme ou « d’inimaginable crétin » et ses théories de « blasphème de carabin purulent et imbécile [qui] ne sera jamais dépassé » (‘Les dernières colonnes de l’Eglise’, chapitre 6)
De même, à notre époque, les clergymen anglicans et homosexuels déclarent que Jésus avait des relations intimes avec Saint Jean ; ils appuient leurs raisonnements débiles sur ‘la Cène’ de Léonard de Vinci, incapables de concevoir les théories de celui-ci sur l’androgyne que Joséphin Péladan a pourtant développées dans son ouvrage éponyme ou bien dans ‘la dernière leçon de Léonard de Vinci’. Les féministes, quant à elles, en tiennent pour Marie Madeleine et en font la figure principale du Christianisme. Bref, dans le domaine très à la mode de la « déspiritualisation » du Christianisme, Soury était un précurseur.

Une introduction

Laissons là un instant ses idées et observons le personnage qui a étonné ses contemporains. Il n’existe pas de portait photographique de lui et le Larousse mensuel illustré qui dut rendre compte de son décès demanda à André Rouveyre [qui le rapporte dans ses ‘Souvenirs de mon commerce’ (Crès, 1921)], d’utiliser la caricature ci-dessous ; celui-ci refusa et l’article ne parut pas. Rouveyre croque en 1911, dans ses ‘Visages des contemporains’ (parus au Mercure de France en 1913 avec une préface de Remy de Gourmont), un Soury se frottant les mains d’un air maniaque et inquiétant. Il est figuré les yeux fermés, attitude qu’il adoptait pour enseigner. Les amateurs de littérature plus ou moins occulte pourront peut-être, comme moi, faire un rapprochement pas trop hasardeux, je l’espère, entre ce portrait et celui, célèbre, de Jacques Bergier, studieux, penché sur une de ses nombreuses lectures. En dehors du simple aspect physique, les deux hommes ont bien des points communs. Disons plus précisément qu’il y a des points communs entre le portrait qu’a fait Louis Pauwels de Bergier dans ‘Blumroch l’admirable’ et celui qu’a fait de Soury Maurice Barrès dans ses ‘Cahiers’. Est-il besoin de présenter Maurice Barrès ? Les amateurs d’ésotérisme connaissent au moins de nom l’auteur de ‘La colline inspirée’ et des pages sur Stanislas de Guaita ou sur la chapelle des Anges de Saint-Sulpice. Je suis d’accord avec le romancier et critique littéraire Robert Brasillach, les ‘Cahiers’ sont le meilleur de Barrès : 14 gros volumes de notes, de portraits, de réflexions portant sur la période 1896-1923 (sa mort) qui dévoilent bien des arcanes du littérateur nationaliste.

Ce qui relie Barrès à Soury ? Tout d’abord idéologiquement, ce que Michel Winock nomme la « catholicité », qu’il définit comme l’ « instrumentalisation » du Catholicisme par certains idéologues d’extrême droite antisémites comme Charles Maurras, Maurice Barrès ou Jules Soury dont on comprendra alors que l’Université n’a pas retenu le nom pour baptiser une Faculté des sciences! Ces trois auteurs du tournant du siècle étaient plus ou moins athées ou agnostiques mais par contre reconnaissaient la puissance organisatrice de l’Eglise qu’ils se représentaient purgée de ses éléments judaïques, de ses tendances à l’égalitarisme. C’est ainsi que Soury se définissait comme « athée clérical »!!! Il déclarait sans plaisanter : « J’aime les églises comme une source de foi, de bonté, de sérieux. Je m’y plais, elles sont fraîches l’été et à une bonne température l’hiver. » Barrès le décrit demandant à un prêtre de l’accueillir dans une maison de retraite pour religieux ; au curé qui refuse sous le prétexte qu’il est laïc, il répond : « Si l’on peut dire ! Le matin, je dis mon bréviaire, j’assiste aux offices. Je ne suis jamais tombé dans le piège de la nature, je fais le geste ancestral. Ce disant, il tombe à genoux et se signe d’un large signe de croix. Puis, se relevant et en s’époussetant les genoux : il est vrai que je n’arrive pas à croire en Dieu. » Les dialogues très fructueux entre Barrès et celui qu’il nomme le « fou sublime » ont lieu pendant la fin des années 1890 alors que l’affaire Dreyfus bat son plein ; tous deux sont antidreyfusards et antisémites, cela va de soi. Disons qu’ils luttent surtout contre l’esprit démocratique et ses dérives égalitaristes qui feront les démocraties du XXe siècle. Soury publiera en 1901 sa ‘Campagne nationaliste’ qui débute par une intéressante autobiographie : ‘ma vie’. Signalons que cet ouvrage, ainsi que son ‘Bréviaire de l’histoire du matérialisme’, vient d’être réédité par les dynamiques Editions ARCTIC (arctic, c/o CTNum 38, rue du Bœuf 69005 Lyon). Une grande partie des débats des deux hommes porte sur l’intelligence et Soury prononce ce fameux aphorisme habituellement attribué à Barrès lui-même : « L’intelligence, quelle très petite chose à la surface de nous-mêmes ».

Des dialogues entre deux écrivains

Maurice Barrès

Egalitarisme et intelligence sont également les deux sujets de prédilection des dialogues entre Louis Pauwels et celui qu’il nomme Blumroch et qui est un peu lui-même, un peu Alain de Benoist et beaucoup Jacques Bergier. Mais, alors qu’en 1890, l’Eglise catholique était un édifice encore solide sur lequel la catholicité de Maurras, Soury et Barrès, hommes épris d’ordre, semblait pouvoir s’appuyer, en 1976, à l’époque des dialogues de Pauwels avec Bergier et de Benoist, il n’en était plus de même, et le message égalitariste que l’on peut tirer des Evangiles était désormais le plus enseigné et le plus écouté, et, comme le disait le cardinal Daniélou, les Evangiles étaient désormais devenus fous. Pour l’ésotériste Raymond Abellio, l’Europe ne peut être un lieu intellectuellement unifié, un « champ pertinent » puisque sur son sol s’oppose les deux composantes du Christianisme : la gnose judaïque et la gnose hellénique, inconciliables. Tous les auteurs ci-dessus évoqués en tenaient pour la vision « grecque » du monde, la vision apollinienne, aurait dit Nietzsche. Maurras, au début du XXe siècle était proche de la pensée païenne avant de se ranger derrière ce qu’il croyait être plus « raisonnable » : une Eglise Catholique forte et fidèle à l’ordre. L’Eglise qui pourtant allait, quelques vingt ans plus tard, le trahir en jugeant inconciliable la foi chrétienne avec l’appartenance au mouvement politique dit d’«Action Française » dont il était le chef et qu’elle jugeait agnostique voire néo-païenne. Dans les années 70, les choses étaient plus claires et Pauwels et de Benoist pouvaient se déclarer païens sans remords ni risque, l’excommunication n’étant plus guère redoutée. « Grattez le militant qui veut ‘sauver le monde’, le judéo-chrétien du premier siècle paraît. » (‘Blumroch’). C’était à l’époque où Pauwels écrivait sa ‘Lettre ouverte aux gens heureux et qui ont bien raison de l’être’. Même si, à mon avis, il ne croyait guère à un avenir radieux (et non communiste !), son but était, à l’instar de Sartre et des compagnons de route du communisme, de ne pas désespérer ses lecteurs (qui n’étaient sans doute pas nombreux à Billancourt). Cela semble paradoxal, mais la personnalité de Pauwels est complexe. Un livre à succès récent d’Alexandre Adler : ‘Sociétés secrètes’ qui traite de « l’affaire de Rennes le Château » est assez éclairant sur la lutte des deux « courants » grec et juif du Christianisme. Le paganisme de Pauwels et de de Benoist ressemblait plus à un mélange de nietzschéisme et d’enthousiasme technophile qu’à la foi de nos lointains ancêtres : le surhomme « sera demain un produit de la science » affirme Blumroch. M. de Benoist était alors, car il a changé, ou plutôt évolué, un admirateur des « darwinistes sociaux », en clair ceux qui pensaient qu’il fallait appliquer une certaine sélection naturelle dans la société. « Ceux qui, en ce moment, sous prétexte de cœur et de naturel, se détournent de la volonté de puissance et de l’intelligence seront éliminés » dit Blumroch lequel est juif car tout n’est évidemment ni simple ni manichéen. A tel point qu’il faut se méfier du message délivré par le ‘Blumroch’ de Pauwels qui peut paraître un bréviaire d’inhumanité, inhumanité qui finit toujours par remplacer une tentative de surhumanité foireuse, son héros prévoyant le risque d’ailleurs : « l’idée de surhomme que se font les sous-hommes est fasciste ».
Pauwels à Blumroch :
« -Enfin ! Joseph ! Enfin ! Vous-même, vous n’êtes pas dépourvu de sentiments !
-Si. ».
Les failles de Blumroch sont évidentes ; tout comme Jules Soury, il n’a aucune vie sentimentale (et ce qui s’ensuit) ; déclarant maladroitement vouloir téléphoner à une femme amoureuse, Blumroch va en fait aux toilettes du restaurant ! Il déclare « Personne ne compte pour moi. » et Pauwels de réagir « Dit-il cela pour le beau sexe ? Pour toute l’humanité ? A mon intention ? […] Le cœur est-il le lieu où loger Blumroch ? ».

Des autres amis

Maurice Barrès

Maurice Barrès rencontre Soury alors que celui-ci vient de perdre sa mère avec laquelle il avait une relation fusionnelle, scientifiquement exprimée : « je suis la conscience de ma mère, de mon grand-père, quand je serai mort, il ne restera rien d’eux » ; bref, JS n’avait pas coupé le cordon. Barrès le décrit donnant ses cours à la faculté : « Je fus frappé, jusqu’à en éprouver un malaise physique et l’horreur comme en face d’un dément, de sa pâleur terreuse. » ; ce qu’il dit ensuite est très proche des observations de Pauwels : « Ce qui me frappe d’abord : c’est son petit pas d’enfant quand il court à moi ». Pauwels : « Il me dit au revoir comme font les petits enfants, l’avant-bras levé le long du corps, bougeant les doigts joints, et il s’en va dans le flot à petits pas plats ».Quelques années après les curieuses descriptions de Barrès, en 1902, Jules Bois consacre un chapitre de ‘L’Au-delà et les forces inconnues’ à JS et sa « doctrine désolée quoique grandiose, assimilant la vie mystérieuse du monde et des êtres vivants à de la simple matière qui se meut ». Léon Bloy, le fervent catholique, quant à lui, vomit les idées de Soury qui écrit : « à l’homme qui réfléchit simplement, la science suffit » ; il est bien proche alors des idées de Blumroch-Bergier qui rejette les doctrines orientales, l’ « agagayoga » à la mode dans les années 70, pour tout miser sur la science pour faire évoluer l’homme. Bloy cite Jules Soury : « Le phénomène subjectif appelé conscience est une propriété générale du protoplasma des protophytes et des protozoaires aussi bien que des cellules associées en tissus des métaphytes et des métazoaires » ; nous sommes en effet à l’époque des Le Dantec et autres théoriciens qui font de la conscience une sécrétion du cerveau. Bloy conclut, ironique : « Il est difficile d’être plus clair, d’affirmer plus limpidement le catholicisme, on en conviendra ». Quelques années plus tôt, Soury, orphelin, était plus ou moins dépressif et… plus ou moins dément : parti le matérialiste, il répudiait la science pour le vague « sentiment » : « Je n’aime plus la science. Qu’est-ce que cela me fait tout cela […]. Moi aussi quand ma mère vivait, j’ai été aimé. Je vivais, enfin, je jouissais de la vie. Je mangeais trois francs de viande par jour, des choux de Bruxelles, de tout enfin. Aujourd’hui trois sous de pain et de l’eau […]. Je me suis procuré des crachats de phtisiques ; je les ai fait sécher, je les ai respirés. Je ne suis pas tuberculeux. C’est que l’incubation ne suffit pas ; il faut encore le terrain. » Il est curieux de constater que deux hommes d’action, deux hommes engagés dans la politique comme Barrès, le « prince de la jeunesse », le « professeur d’énergie » et dans la métapolitique comme Pauwels, aient été aussi fortement influencés par des créatures aussi peu vivantes et dont l’existence est à l’opposé des théories qu’ils professaient. Les voyaient-ils comme les mutants encore imparfaits de ce que sera l’homme du futur, mutants dont l’intellect seul avait un pied dans l’avenir alors que par la vie végétative et les sentiments qu’il leur restait, ils relevaient encore de l’ancien monde ?

Jacques Bergier

Leur nourriture, à l’un comme à l’autre, est très particulière, on l’a vu pour Soury ; quant à Blumroch, dépeint dans un drugstore, il ne prend que des aliments mous : quenelle, crème au chocolat arrosé de Ginger Ale, ce qui n’est pas courant. La simple comparaison entre la caricature de Soury par Rouveyre et la photo de Bergier a suffi pour mettre en évidence des similitudes physiques entre les deux scientifiques. Ce qui frappe chez eux, c’est la rondeur du crâne et de la bedaine; un « crâne rond et chauve, lunettes rondes, le nez bec d’ara », « le petit homme rond (« pas un gramme de muscle, rien que de la bonne graisse ») » (« Blumroch »). Quant à Louis Pauwels ou Maurice Barrès, ils sont tous deux grands et minces. Voire maigre comme Barrès dont voici une terrible caricature due au crayon impitoyable de Rouveyre. Elle est curieuse cette fécondité intellectuelle du couple masculin formé d’un maigre et d’un gros. Elle évoque les couples comiques célèbres dessinés par Dubout, formés d’un tout petit homme et d’une grosse matrone et qui ne sont en fait que la représentation sur un mode humain et comique du couple formé par le spermatozoïde et l’ovule ou bien par la reine de la colonie de termites et son petit mari. Revenons à nos deux compères, Laurel et Hardy, Don Quichotte et Sancho Pança, Pauwels et Bergier, Barrès et Soury ; on notera que dans les deux premiers couples, c’est le maigre qui symbolise l’absence d’esprit raisonnable ; inversion littéraire ou symbolique ? Avec les fous sublimes Bergier et Soury, la réalité est le miroir de la fiction. Je n’ai pas trouvé de photo représentant Pauwels et Bergier, en existe-t-il ? On pourrait tirer des conclusions de cette absence.

Les combats dialectiques

Si le combat dialectique du gros et du maigre a été ritualisé par la lutte de Carême et de Mardi-gras dans la période éminemment traditionnelle de Carnaval, ce couple se retrouve également sur les pistes de cirque avec le clown blanc et l’Auguste. Le type des clowns modernes a été fixé par le XVIIIe siècle en Angleterre, mais tout porte à croire que ce symbolisme remonte plus loin. A l’instar d’Aleister Crowley qui tirait des analyses métaphysiques des comptines pour enfants ou « Nursery rythmes », il est loisible d’effectuer une petite analyse du couple formé au cirque par le clown blanc, grand et sérieux, et l’Auguste, figure ridicule et ondulante, incontrôlable. Tous deux évoluent sur la piste du cirque ou arène ; arène vient du latin qui signifie sable ; or, sable en héraldique veut dire noir. Avec le blanc du clown du même nom et le nez rouge de l’Auguste, nous avons les trois couleurs alchimiques dont la plus importante échoit au plus grotesque personnage. Traditionnellement, le clown blanc tourne le dos au public et il gesticule avec ses bras-équerres, pontifiant et arpentant la piste circulaire droit comme un I, avec ses jambes-compas. Métaphysiquement il est l’ÊTRE, celui que les religions nomment Dieu ; il arpente sa création circulaire muni de ses instruments d’architecte sans se soucier de ce qui se passe à l’extérieur, dans le public, chez toutes ces « possibilités d’existence » que l’Auguste va parfois chercher pour participer au spectacle. Sous les projecteurs, il leur donne une vie éphémère dont il démontre l’absurdité, il les fait passer un court instant du domaine du NON-ETRE à celui de l’ÊTRE. Son aspect ridicule ne le laisse pas penser et pourtant son nom d’empereur l’indique, c’est lui le plus important, il pourrait se suffire à lui-même. Mais il a tout de même besoin de son collègue blanc qui est son faire-valoir et dont le sérieux, la rectitude, permettent à sa « folie » de s’exprimer, de se mettre en forme ; la raideur du blanc s’oppose aux contorsions de l’Auguste: chaussures à bascules, bretelles étirées, petit chapeau rond, tout est courbe chez lui comme chez Bergier et Soury .Courbe qui est celle du zéro, le zéro est le symbole du NON-ETRE qui, attention, n’est pas le néant, lequel d’ailleurs n’existe pas. Reste le un, droit comme le clown blanc, Barrès ou Pauwels. Le 1, quant à lui, symbolise l’ÊTRE car dans l’univers manifesté (les religieux disent « la création ») tout n’est qu’addition et 36598741 n’est jamais que 36598741 fois 1, Dieu étant en toutes choses. Et gare aux religieux qui crient immédiatement au panthéisme, c’est agaçant, car ils ignorent que si Dieu est dans la « création », limitée, pas du tout infinie, l’autre partie de son infinité « à lui », la seule, est dans le NON-ETRE c'est-à-dire ce qui ne s’est pas manifesté. Pour dire simplement, leurs mathématiques ignorent le zéro.
En conclusion, pour en revenir à nos auteurs, on dira que le « hasard », qui fait bien les choses, a recréé pour eux, à un niveau humain, le couple archétypal, originel et particulièrement fécond puisqu’il a accouché de l’univers, ce qui n’est déjà pas mal, on en conviendra.

Stéphane Chalandon