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St
Benoit Des peintures et lettres enigmatiques |
"L’abbé
Bérenger Saunière, curé à Rennes-le-Château,
se rendait parfois dans un petit village non loin de sa paroisse. Il y allait
dire, et faire dire, des messes... et surtout, il semble qu'il y conduisait,
avec beaucoup de discrétion, des recherches sur l'histoire, la géographie
et les légendes locales.
Il parlait, à l'un de mes proches, de "peintures" de sculptures
et des richesses culturelles contenues dans celle paroisse. II insistait
surtout sur des peintures..."
Cette information, nous la recevions en 1973 dans des circonstances sur lesquelles nous reviendrons plus tard... Car s'il n'est pas possible, dans un premier temps, de dévoiler la personne à l'origine de ces "détails", il est, par contre, autorisé de dire que son ancienne fonction et sa personnalité interdisent tous soupçons, canulars ou mise en doute.
Où
on parle de St Benoit
Par
ailleurs, ces éléments étaient connus par d'autres
personnes et il est très surprenant qu'aucun écrivain ou chercheur
n'aient exploité ce "filon"
digne
d'intérêt. Nous verrons, à la suite de l'article précédent,
qu'il aurait été très utile de se pencher sur ces quelques
détails.
Il
y eut, à notre connaissance, deux tentatives de divulgation écrites
:
1) Dans le bulletin de la Société du Souvenir et des études
Cathares N° 67, IIème série, automne 1975, XXVIème
année, page 67.
2) Dans "Les Archives du Trésor de Rennes-le-Château"
de Pierre Jarnac. 1988, pages 259 et 260.
Le
premier article est signé "Elie Kercorb". Il fait mention,
en un premier temps, d'une découverte (archéologique et d'un
trésor) faite par Saunière. Puis il est fait allusion de la
mise à jour de documents historiques intéressant de nombreux
"amateurs". Puis enfin il est clairement question de "visites"
répétitives à l'église de St Benoît...
Le bulletin contenant ces infos date de 1975 et il vrai que sa diffusion
était réservée aux seuls adhérents de cette
société.
La deuxième "information" aurait du être beaucoup
plus suivie car de large diffusion. En effet ce livre-référence
de 595 pages offre un répertoire complet de tout ce qui est écrit
sur le sujet de Rennes-le-Château. Il semble que peu de lecteurs se
soient attachés à vérifier sur le terrain le bien fondé
de ces "détails"...
L’église
de St Benoit
Il
s'agit donc d'une église située dans le petit village de St
Benoît dans le département de l'Aude. La distance séparant
ce bourg de Rennes-le-Château est d'une trentaine de kilomètres
par la route et un peu moins par certains chemins...
Saunière se rendait donc dans cette église (nous en avons
des preuves écrites) pour y célébrer des offices religieux...
ou en faire dire. Il semble que cet édifice soit le reste d'un ancien
monastère Bénédictin. C'est ce que l'on peut penser
en lisant une inscription encore visible dans l'église. Cette construction,
dans un état qui réclame de gros travaux, donne une impression
de tristesse et de précarité impressionnante. Il ne reste
plus grand chose des anciens décors et ornements. Cependant ce qui
nous concerne est fort heureusement toujours en place.
Il s'agit, sur le mur droit de la nef, de deux tableaux superposés.
S'ils sont très poussiéreux et en mauvais état, ils
n'en sont pas moins encore visibles et surtout... lisibles! Ces deux peintures
peuvent être évaluées fin XIXème S., et sont
d'une facture assez lourde et d'un style douteux.
Le
Premier tableau
II
représente le buste d'un homme de noble apparence, vêtu d'un
manteau rouge sur un habit vert. Son visage, longs cheveux, barbe fournie
et pointue, moustaches, est levé en direction de l'angle gauche en
haut du tableau, d'où jaillissent trois rayons de lumière
jaunâtre.
Il semble en adoration, et ses mains se tournent paumes ouvertes vers un
livre aux pages déployées. En premier plan on distingue une
épée luxueuse, fusée tournée vers le personnage.
La lame de cette arme est de couleur acier et la poignée et de teinte
dorée très décorée.
Le
livre
II est ouvert et à plat (horizontal). Notons que sur les deux pages
est simulée de façon informe une écriture en lignes
noires rouges.
- Pour la page de gauche: 8 lignes rouges et 14 noires.
- Pour la page de droite: 6 lignes rouges et 14 noires.
En observant de plus près nous voyons que des lettres (toutes rouges)
assez hautes et bien dessinées débutent les lignes de fausse
écriture. Prises dans le sens habituel de notre écriture,
de gauche à droite et de haut en bas, elles ne signifient strictement
rien.
Mais si on les prend en une colonne de haut en bas on peut aisément
lire:
-Sur la page de gauche: SAULE QUID
-Sur la page de droite: MEPERSEQ
Ce qui nous donne la phrase latine suivante:
SAULE QUID ME PERSEQ
Un
peu de latin
SAULE:
vocatif de Saulus: Saul 1er nom de St Paul apôtre.
QUID: interrogatif neutre "que", "qu'est-ce-que?". Ne
pas confondre avec "quis", "qui est-ce-qui?".
ME: pronom personnel, 1ère pers. accusatif.
PERSEQ: plusieurs traductions sont possibles car nous n'avons pas la terminaison:
1) suivre obstinément de bout en bout, continuer à suivre.
2) poursuivre... des fuyards. .. en justice.
3) s'attacher à poursuivre, (idées, principes).
4) suivre quelqu'un jusqu'à l'atteindre. ...mener à bonne
fin, accomplir.
...faire rentrer (de l'argent), encaisser.
5) parcourir par écrit, exposer, raconter.
Ce
qui peut donner:
1) St Paul qu'est-ce qui continue à me suivre?
2) St Paul qu'est-ce qui me poursuit?
3) St Paul qu'est-ce qui s'attache à me poursuivre?
4) St Paul qu'est-ce qui me fait rentrer l'argent?
5) St Paul qu'est-ce qui m'écrit?
Le second tableau
Sur
celui-ci un autre personnage auréolé, qui cette fois, se trouve
sur la gauche. Son vêtement est plus modeste: une simple chemise bleue
fermée au col par trois boutons. Sa chevelure est plus réduite
et le sommet du crâne dégarni, la barbe moins dense est de
forme arrondie, il porte des moustaches. Le visage est levé vers
le haut droit du tableau, non plus en direction de rayons lumineux, mais
vers... un coq.
Les mains de cet homme sont jointes, les doigts entrecroisés. Le
sujet semble prier le coq. Sous le coq un livre ouvert mais cette fois pratiquement
debout (vertical).
Au premier plan du tableau deux clefs reliées entre elles par une
cordelette rouge.
Le
livre
Nous retrouvons le même style de simulation d'écriture que
pour le tableau du dessus. Le système des lettres bien dessinées
y est aussi, mais avec une différence de présentation (Voir
croquis) quant à la dernière ligne de la page de droite.
Les lignes de fausse écriture sont aussi en teintes rouges et noires.
- Pour la page de gauche: 3 rouges et 9 noires.
- Pour la page de droite: 4 rouges et 6 noires. Pour cette page la dernière
ligne est totalement composée de lettres dessinées et complète
grammaticalement le dernier mot. Même colonne verticale de lecture
que sur le livre précédent:
- Page de gauche: ANTE GA
- Page de droite en verticale: LLUS ÇA
en horizontale: NTET (dernière ligne).
Ce qui donne cette phrase latine:
ANTE GALLUS CANTET
Un peu de latin
GALLUS
: le coq.
CANTET: subjonctif présent 3ème pers. du sing. de canto, are:
chanter.
ANTET: adv. auparavant, avant. Ce qui peut se traduire par: "QUE LE
COQ CHANTE AUPARAVANT"
Mais il est possible que "ANTE" soit à prendre comme "ANTEQUAU",
conjonction de subordination "avant que". Nous pourrions avoir
alors comme traduction:
1) avant que le coq chante.
2) le chant du coq.
Le tableau de St Paul |
Le tableau de St Pierre |
Observation
Le
tableau du haut représente, semble-t'il, St Paul reconnaissable à
son épée. Celui du bas serait St Pierre identifiable grâce
aux clefs.
- St Paul s'appelait, de son vrai nom, Saul. S'il est considéré
comme un apôtre, il est à souligner qu'il n'était pas
dans les douze premiers apôtres. Il se convertit suite à la
lapidation de St Etienne. Il est fêté le 25 janvier et le 30
juin. Soulignons, car ce détail aura plus tard toute son importance,
que Saul a participé à la persécution de St Etienne
et c'est à partir de là qu'il demandera le baptême sous
le nom de Paul. Ce qui nous amène à considérer que
Saul devient Paul par le seul changement de la première lettre S
> P.

Retour
à la dalle de la dame d'Hautpoul
La verticale fléchée, en haut, se termine curieusement sous les lettres P et S. Ces deux lettres peuvent représenter bien des choses... Mais elle peuvent aussi être les initiales de "P"aul et "S"aul... Supposons donc arbitrairement qu'elles soient ces initiales là. A partir de cette affirmation il faut admettre que la chronologie est alors inversée.
sous l'enduit, une inscription ancienne
Raisonnement
récréatif... donné comme simple hypothèse
Observons maintenant le segment de spirale qui entoure ces deux lettres et reportons nous à ce que l'on appelle, en géométrie symbolique, la "divine proportion". Nous avons exactement les premières étapes du déroulement de "la suite de Fibonacci"... mais à l'envers! A l'envers comme dans la chronologie des deux lettres P et S. On observe habituellement la suite de Fibonacci dans un déroulement opposé à celui des aiguilles d'une montre. Ici il ne peut y avoir de doutes: tout est inversé, mais peut-être dans une logique géométrique dans l'espace comme elle l'est aussi dans la chronologie du temps.
Géométrie
Inversons donc notre "divine proportion" jusqu'à la 3ème étape, ce qui nous donne:
1) à l'endroit:

2) ) à l'envers:

Cette figure peut-être partagée en rectangles semblables générateurs
de spirales.
BCDH, EDGF sont des carrés DC/ED =EF/AF =
Raisonnement et observations:
-1er tableau -l'homme à l'épée-
- sur le livre: 3 groupes de mots latins.
- la spirale se déroule jusqu'à la 3ème étape.
- prenons donc le 3ème groupe: MEPERSEQ > 8 lettres.
- sur l'inversion "aux carrés": ABCDEFGH > 8 lettres.
- disposons les 8 lettres du 3ème groupe sur les 8 lettres de la
construction géométrique.
A . B.C.D.E.F. G . H
M.E.P.E.R.S.E.Q
II y a quatre carrés dans cette figure et le premier à être
généré, B.C.D.H., comporte en vérité
cinq lettres, soit:
B.C.D.G.H.
Dans cette figure quatre lettres seulement engendre la logique de construction:
B.C.D.G. soit E.P.E.E... EPEE!
Si l’on applique les inversions par groupes décroissants on
obtient d'autres constructions lisibles et instructives...
Sous
toutes réserves!
Il
pourrait y avoir une logique inversée liant la dalle "horizontale"
et le livre "horizontal" du tableau que nous appellerons "à
l'épée" (image et mot). Quant au tableau que nous nommerons
"aux clefs", la déclinaison se fera à partir des
deux "ante": celui de la dalle verticale et celui du livre ouvert.
Le reliquaire de St Jean & le chiffre BS / SB (à gauche)
Observons
que le livre, sous le coq, est incliné selon un angle que nous connaissons
déjà. Il est identique que celui du rectangle dit: "Rectangle
Parthénon". Le tableau "à l'épée"
devrait nous donner accès à l'information liée à
la "coupe", c'est à dire au récipient, à
un certain contenant...
Le tableau "aux clefs" devrait, lui, nous "ouvrir" les
accès au contenu... Nous pouvons ajouter, tout au plus, qu'il faut
utiliser les clefs seulement sur le "champ du coke"... Précisons
seulement qu'il est fort possible, effectivement, que l'aspect "matériel"
de cette affaire se soit trouvé à une époque sous la
protection temporelle de "l'épée" dans le secteur
même de Rennes-le-Château... et que l'aspect "spirituel"
qui le complétait soit toujours en place, sous la protection de deux
fermetures inviolables sans les clefs, en un tout autre lieu... ou peut-être
disposé dans deux endroits différents, et pourquoi pas, éloignés
de Rennes-le-Château.
Mais en dire plus ici reviendrait à en dire trop en raison des travaux
de recherches en cours d'exploitation pour l'instant.