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Société Périllos ©

Une autre Tour Magdala ?

 

L’île de Majorque est la destination touristique favorite pour de nombreux vacanciers. Si certains d’entre eux passent simplement leur temps sur les plages, d’autres sont attirés par tout ce que l’île a d’intéressant à offrir aux curieux et chercheurs du passé. Dans ce dernier cas, le chercheur d’insolite verrait probablement qu’il pourrait y avoir là une connexion avec le « Mont Sion ». Mais une autre surprise attend ceux, plus courageux, qui s’aventureront plus à l’intérieur du pays, jusqu’à Sóller. Ce lieu se situe dans les terres et à quelques trois kilomètres de son port : « Port de Sóller ». Le village partage sa vallée avec Fornalutx et le hameau de Biniaraix. L’ensemble de la population pour ces trois agglomérations donne environ 13 000 personnes ; la vallée est célèbre pour ses orangeraies et ses terrasses d’oliviers centenaires. Dans la ville, nous allons donc nous diriger vers le Camino de Can Vives, au sud-ouest de la gare ferroviaire, puis résolument vers le côté sud de la ville.

Un belvédère?

Dans cette rue, nous trouvons le Can Bell Esguard (très belle vue), que les informations touristiques décrivent comme une « construction atypique particulière ». Effectivement, le bâtiment est étonnant par sa construction mais également par son histoire. Différente de celle communément édifiée à Sóller, cette habitation fut construite sur la demande d’un émigrant français vivant dans la ville, à la fin du 19ème siècle. Can Bell Esguard était originellement un moulin fortifié, rénové en 1898. Ses éléments néo-médiévaux et néo-Mudejar ressortent avec netteté. Ce bâtiment est populairement connu sous le nom de « Ses Torretes ». Ce que les informations touristiques ne signalent pas, c’est qu’elle est quasiment, par plusieurs détails architecturaux, identique à la tour Magdala, qui pendant longtemps fut considérée comme une construction unique commanditée par Saunière.

Bien que, dans le passé, plusieurs édifices aient été signalés comme tours ou structures ressemblant à la Tour Magdala, ceux-ci se répartissaient distinctement en deux catégories.
La première catégorie est celle des tours carrées uniques, avec une tourelle, ou ‘poivrière’, en angle, comme pour la Tour Magdala. Dans cette qualification, on admet la Tour démolie de Gérone, et celle de ‘Can Bell Esguard’ en est une autre.
Dans la seconde classification, on trouve plus d’exemples, comme certaines se trouvant en Italie et dans le Pilat, concernant le château de Virieu. Cependant, ces dernières présentent seulement une vague ressemblance avec la Tour de B. Saunière et, pour la plupart, sont retenues comme candidates en raison de l’existence d'une tourelle se situant dans un coin de la construction.
Depuis la découverte de la ‘House of the Cannons’ (démolie) de Gérone, celles de la seconde catégorie ont perdu de leur importance, mais il est remarquable que rapidement, après la tour de Gérone, nous puissions en ajouter une autre, inconnue jusqu’à ce jour, sur la liste de la première catégorie.

‘Un émigrant Français’

Maintenant, le ‘Bell Esguard’ présente un intérêt notoire, d’abord pour sa similitude, comme nous l’avons vu, mais également parce qu'elle fut construite pour un émigrant français s’inscrivant dans la chronologie correcte - celle de Saunière - mais encore et surtout parce qu’elle abrite des dessins ésotériques du plus haut intérêt. Bien que certains de ce genre de détail inédit, nous n’avons pas encore dressé la reproduction complète des ‘graffiti’ ; cependant, nous pouvons d’ores et déjà observer que les gargouilles au sommet sont clairement visibles de loin… et, de fait, bien trop grandes dans un usage habituel pour ces ‘évacuations’ d’eau pluviale. Il faut donc dès à présent considérer que ses ‘chenaux’ ont sans doute une fonction autre qui nous échappe dans l’état actuel de nos connaissances en la matière.
Deuxièmement, une des raisons pour lesquelles Gérone est un intérêt notoire, se situe dans le fait d’une importante connexion de cette ville avec la Sanch, et plus particulièrement avec l'Archiconfrérie de la Sanch de Perpignan, qui eut, elle-même, des liens avec Saunière. Qu’y a-t-il donc maintenant d’étonnant à trouver dans Majorque une conséquente présence d'ordres pénitentiels… et que, de toutes les autres régions, Majorque soit celle ayant les plus étroites relations avec ce mouvement? Bien que tout ceci puisse, en effet, n’être que simple coïncidence, il serait néanmoins utile de considérer qu’une étude même sommaire en soit faite… ce qui pourrait bien nous réserver plus d’une surprise.

"Polycarpe de la Rivière"