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Un
veau à cinq pattes - Réflexions liminaires A la recherche du trésor perdu (en V.O. évidemment)… Ou le voyage immobile du miracle permanent |
Réflexions liminaires sur UN VEAU A CINQ PATTES, "PAR" Philippe de CHERISEY… Notes sur l'œuvre de l'Abbé H. BOUDET, sur ses SOURCES, son tempérament, son idéal et sa vie.
Pour
parodier l'abbé BOUDET, nous pourrions écrire que le titre
donné à cet article semble, au premier abord, trop long pour
être rigoureusement exact. Il sera facile, toutefois, que le lecteur
soit convaincu de sa vérité, s'il intègre le fait qu'il
n'a pas la prétention d'être rigoureusement exact et complet
jusqu'à la puérilité des détails les plus insignifiants.
"La méticuleuse exactitude, dans les moindres pailles et brindilles
de l'expérimentalisme scientifique spécialisé, peut
avoir sa raison et son droit d'être jusqu'au bout de la plus précieuse
précise mesquinerie; jusqu'à la fente d'un cheveu en quatre.
Nous n'y contredisons pas; c'est l'affaire de goût et de calibre mental.
Notre OBJECTIF à nous, c'est d'ETRE SCIENTIFIQUEMENT LOYAL, HONNETE
et CORRECT…, d'ESQUISSER les idées, de jalonner les lignes
et les contours, sans les définir immuablement, sans les arrêter
irrévocablement, les cristalliser dans l'immutabilité de l'infaillibilité.
Nous nous évertuons à DONNER DES NOTIONS ELEMENTAIRES, des
exposés grosso modo, des synthèses fragmentaires, mais consciencieusement
analytiques. Nous savons très bien que : ce qui est "SCHEMATIQUE",
est "SCHIMATIQUE"; même pour le dogmatisme scientifique.
Il faudra bien nous y résigner…" (S.U. ZANNE, les origines
de l'Atlantide, Editions Cosmosophiques).
Durban,
Perillos, Luppe
Le
16 octobre 1872, Henri BOUDET est nommé curé de Rennes-les-Bains,
ayant pour patrons ST NAZAIRE et ST CELSE, traditionnellement considérés
comme les SAINTS PROTECTEURS DES TRESORS -le dragon, Asmodée, seraient-ils
positivement anthropomorphes ?-.
St CELSE, serviteur de St NAZAIRE, -soit CE SEL- est à rapprocher
de Celsus, élevé, haut, et de Celsa, nom latin du sycomore,
l'arbre des sarcophages égyptiens. Le sycomore -"sic orme"-
correspond au figuier de l'iconographie chrétienne. St GERVAIS et
St PROTAIS résidèrent chez St NAZAIRE avant leur mise à
mort : symboles du sel double au même titre que les dioscures, ou
les deux Jean, ils correspondent à la vigne et à l'orme -l'arbre
d'or de la vie, ormus, ormes, hermes- père d'ANGELI(N)A lorsqu'il
est surnommé ANGELUS, avec la fonction de rapporter aux morts ce
que font les vivants…-. De sa galle, ou de sa LOUPE, les anciens extrayaient
l'EAU D'ORME, employée CONTRE LES MAUX D'YEUX :
LA
BELLE EAU, EN BOIS D'ORMEL'abbé BOUDET avait commencé son ministère à DURBAN -autrefois célèbre pour ses mines, entre autre, de fer et d'antimoine-, "en 1862, dont les Barons, VICOMTES de PERILLOS, étaient alliés au LUPPE depuis le 2 septembre 1803 lorsqu' Antoinette Appolonie Elisabeth de VILLENEUVE CROZILLAT, petite fille de Marie Elisabeth de GLEON, épousa Joseph, Comte de LUPPE, fils de Pierre Charles Joseph, marquis de LUPPE. Notre abbé avait été précédé à DURBAN par l'abbé GELIS, et plus tard ce sera l'abbé SAUNIERE qui se rendra régulièrement dans cette cité, auprès de deux familles, dont l'une en "possession de nombreux DOCUMENTS TERRIERS, attenant au versant ROUSSILLONNAIS peu éloigné, de cartes territoriales très anciennes et de correspondances avec CASSINI" (S.P. André DOUZET) -Durban, door (porte, entrée), ban (bannissement, interdiction)… allusion à cette enclave fermée dont parle le notaire royal COURTADE, où les seigneurs de Périllos ne peuvent intervenir ?-.
Les
sources de Boudet
Selon
jean Luc CHAUMEIL, dans "L'alphabet solaire", l'abbé BOUDET,
âgé de 35 ans, avait souhaité cette affectation à
Rennes-les-Bains, "et ce n'est pas le hasard qui l'amène ici,
dans une région qu'il connaît bien. Le village est tourné
vers le THERMALISME. De la montagne jaillissent des SOURCES d'eaux chaudes,
variant de 37 à 50 degrés. Les Gaulois d'abord, puis les patriciens
romains en reconnaissaient la vertu curative. Le moyen âge y déversa
ses flots d'impotents et d'affligés… La médecine de
ce XIXème siècle se charge maintenant d'expliquer l'action
bienfaisante des eaux sulfatées, calciques, chlorurées mixtes,
thermales et hyperthermales. (L'on commence même, pouvons-nous rajouter,
grâce à M. GARRIGOU, dont nous avons parlé dans notre
parution sur les eaux thermales et le vin Mariani, à analyser les
éléments minéralisés radio actifs).
En confiant à des amis cette réflexion : "la responsabilité
d'un curé est chose écrasante, ici plus que partout ailleurs",
l'abbé BOUDET semblait avoir compris un axe essentiel de sa mission
: à Rennes c'est la NATURE QUI SE CHARGE DE CE MIRACLE, qui possède
le pouvoir; les GUERISONS se suivent, fréquentes, spectaculaires
parfois. LE PRODIGE est le fait de la THERAPEUTIQUE. Son rôle de prêtre,
en milieu thermal sera celui de la discrétion reconnue et appréciée
de tous; ... il va engager la lutte contre l'accablement de ceux qui repartent
avec leurs misères et leurs impotences. Les rares personnes existantes
qui connurent BOUDET se souviennent encore de ... sa science des PLANTES.…
Certains affirment avoir été soignés par MAGNETISME.
"C'était un homme supérieur, son regard était
insoutenable -il avait des secrets"… On raconte même qu'il
avait un POUVOIR CONTRE LE MAUVAIS TEMPS : "quel orage aujourd'hui-
quel temps épouvantable ! si M. BOUDET était encore là,
ça ne durerait pas !" nous dit un vieil homme du pays…
Avec ce curieux abbé, le monde va voir passer tout à la fois
un Saint Homme DIGNE EMULE DU CURE D'ARS, sans se douter, ou très
peu, qu'il fut aussi un linguiste et savant génial…" (J.L.
CHAUMEIL, l'Alphabet solaire).
Nous avons assez développé dans plusieurs de nos productions sur les colonnes de la Société Perillos certaines caractéristiques des eaux thermales en corrélation avec l'ionisation de l'atmosphère -et auxquelles nous renvoyons le lecteur intéressé- pour qu'il soit suffisant ici de souligner leurs liens de causalité avec les phénomènes développés par M. CHAUMEIL, y compris la PRESENCE DU CURE D'ARS sur la FRESQUE DE LA MONTAGNE FLEURIE, sans possibilité alors d'éviter de mentionner la légende qui la souligne : "venez à moi,…. Je vous soulagerai".
Du
désordre du miracle
Pour
l'Eglise Chrétienne l'ORDRE NATUREL est l'ORDRE DES CHOSES de la
Création; le Dieu créateur manifeste sa grandeur par la généralité
et la simplicité des lois; -ne serait-il pas indigne de la Sagesse
et de la puissance du Dieu créateur d'agir pour ainsi dire au coup
par coup, en bricolant ?-.
Sa grandeur engage Dieu à ne promulguer que des lois générales:
le SURNATUREL lui aussi, doit OBEIR à des LOIS GENERALES. Alors le
MIRACLE, longtemps invoqué comme preuve de la "vérité"
du Christianisme devient embarrassant par le DESORDRE que sa qualité
de FAIT EXCEPTIONNEL introduit dans l'ordre naturel. Mais si l'on met en
question les "MIRACLES" ne suborne t'on pas alors le "SURNATUREL"
à la nature, où l'EXCEPTIONNEL devient le MONSTRE -au sens
littéral du terme-, dont un VEAU A CINQ PATTES apparaît alors
comme le symbole des avatars.
Ainsi commencent à apparaître les miroitements de la sphère
des significations de ce CURIEUX TITRE donné par M. de CHERISEY à
son ouvrage analysant l'œuvre de l'abbé BOUDET, et dont la mention
dans le sous-titre "sur ses SOURCES" participe de l'indication
du fondement de son contenu théologico-métaphysico-philosophique.
C'est sur cette sphère signifiante -qui par section plane laisse
la trace d'un CERCLE- que nous allons maintenant nous pencher pour, en analysant
certains de ses aspects, essayer de saisir la méthode de compréhensivité
du monde -tant divin que naturel et humain- aux sens globalisés et
globalisateurs du terme, que nous propose Philippe de CHERISEY au travers
de l'EXCUSE matérielle d'une IMAGE d'ANALYSE du livre d'Henri BOUDET,
"La vraie langue celtique et le cromleck de Rennes-les-Bains"
Une
érudition flamboyante qui n’éclaire pas
En effet si le livre du Curé Balnorennais se révèle depuis sa parution comme un mystère insondable dans sa totalité pour, semble t'il, tous les lecteurs -et ce, malgré de nombreuses tentatives d'éclaircissements partiels ou méthodologiques- le livre du Marquis de CHERISEY n'apporte que peu d'éléments permettant d'en ouvrir la (ou les) serrure (s). Le lecteur y trouve en effet une multiplicité de développements appuyés sur des noms de personnes ou de lieux cités par H. BOUDET. La gigantesque érudition qui transpire de ces digressions et leur donne corps n'est pas au service de l'éclaircissement du texte de l'abbé qui apparaît, en fin de lecture, comme le prétexte d'un autre développement. Certes, quelques analyses sont argumentées, qui apportent éclairage : St Vincent de Paul, Notre Dame de Marceille, la structure du texte -dans "le cromleck celtique" et "une poignée d'anomalies", par exemple, mais sans établir les corrélations constructives d'une clef.
Dans
le point 45 "Le magasin pittoresque" n'est pas relevé le
fait qu'un seigneur des environ du secteur de Rennes-le-Château, Rennes-les-Bains
porte un sanglier dans ses armes et sur le territoire duquel est une "crypte
(qui) restera secrète". De même eut-il été
sans doute intéressant de signaler, que selon le Dictionnaire encyclopédique
de la Noblesse de France (Nicolas Viton de St Allais, Paris 1816) BOUDET,
en l'île de France, porte d'Azur, au SANGLIER D'or, surmonté
de trois roses d'argent.
Signalons enfin que les Goths,qui firent de Rhedae une de leurs cités
refuges, adoptaient pour leurs charges à cheval une disposition en
forme de coin,connue sous le nom de « tête de sanglier ».
Dans
"BOUDET pédagogue", M. de CHERISEY s'intéresse aux
"anguilles de Leucate". Une phrase seulement : " il s'agit
en l'occurrence d'assimiler Leucate à la "Fontaine salée"
qui est aux sources mêmes de la Sals sur le territoire de Sougraignes"
: le lecteur n'en apprend pas plus. Et pourtant, les "fontaines poissonneuses"
de Salses étaient connues depuis l'antiquité: une carte en
existait même en 1849; elles sont tout d'abord formées d'une
vaste source émergeant des Corbières orientales, adossées
au flanc des montagnes voisines de Salses. Cette source se sépare
ensuite en deux bras latéraux qui, suivant un parcours en partie
souterrain vers les zones lagunaires se jettent finalement dans l'étang
de Salses, ouvert sur la mer. Peuplé de muges et d'anguilles, il
accueillait des loups, des petites daurades, des soles, des turbots et même
des rougets. Pénétrant initialement dans l'étang pour
s'y nourrir, les espèces remontaient, selon les saisons, le cours
des fontaines, empruntant pour ce faire le réseau hydrographique
souterrain. "Circulant en sous-sol de la source de l'étang,
leurs eaux, tempérées en hivers, offraient ainsi au poisson
un abri sûr contre les gelées. Les pêcheurs avaient pour
leur part repéré depuis longtemps la concentration de cette
faune aquatique : empoisonnant les eaux à la source avec le suc d'une
PLANTE LOCALE, ils recueillaient ensuite le poisson au débouché
de l'étang et faisaient ainsi deux ou trois pêches considérables
par an" (MARTY René, L'étang du Canet et St Nazaire,
Etudes Roussillonnaises, T.13). En 1846 la Société Lichtenstein
Westphal et Cie devint propriétaire des fontaines, qui en 1864 rejoignirent
le patrimoine foncier de Pierre BARDOU, l'industriel perpignanais du papier
à cigarettes…
Est-il besoin de préciser
que, durant des siècles, les PARCOURS SOUTERRAINS étaient
connus comme caches des pirates et des barbaresques… ?
Inutile de poursuivre avec d'autres exemples; d'ailleurs dans son point
33 "La source Elusive" M. le Marquis nous rejoint en quelque sorte
dans notre approche : "le clergé ne discutera pas des vertus
thérapeutiques de l'eau de Vichy, mais la médecine sera priée
d'examiner les guérisons qui se font à Lourdes. L'analyse
chimique des EAUX réputées MIRACULEUSES doit être connue,
comme aussi la nature des PRODIGES QU'ELLES OPERENT. L'église profite
alors de son infériorité… les eaux de Lourdes bénéficient
d'une diffusion en bouteille comme celle de Vichy… Moyennant une rétribution
annuelle les bouteilles hôtelières (dont l'eau est puisée
aux robinets de leurs établissement) bénéficieront
d'une étiquette tamponnée au sceau de l'évêché"
: le miracle est rentré dans le rang, dans un ordre naturel, bien
matériel et humain.
Un
veau à cinq pattes et l’esprit matériel
L'expression
"A cinq pattes" est communément appliquée à
tout animal (ou toute personne) atteint de priapisme (du grec qui signifie
érection) , qui est proprement l'état d'érection continuelle
du pénis, sans désir vénérien. Si les mécanismes
en sont mal compris, l'on sait qu'ils impliquent des facteurs neurologiques
complexes. Il peut être associé à la leucémie,
à la maladie de Fabry, à des désordres hématologiques,
à des maladies cérébro-spinales (comme la syphilis),
à des blessures de la colonne vertébrale, à des traumatisme
de la moelle épinière. En effet, une grande partie des signaux
transmis par la moelle épinière aux organes sexuels sont inhibiteurs
: dès qu'ils disparaissent le pénis est désinhibé
et entre en érection. Est-il étonnant alors que parmi ses
causes toxiques le priapisme ait la COCAINE ET L'ALCOOL, que nous avons
longuement rencontrés lors de notre approche sur le VIN MARIANI.
Sachant que pour le traitement de cette affection, outre les procédés
chirurgicaux, les topiques réfrigérants sont recommandés,
dont les bains froids. A Rennes-les-Bains, les sources thermales (chaudes)
sont les Bains Forts, les Bains Doux et les Bains de la Reine. Les minérales,
elles, sont celles du Pont et du CERCLE.
Faut-il comprendre, à travers le titre de l'ouvrage, que nos "ritous"
faisant bonne chère, souffraient d'une maladie de corps caverneux
qu'ils soignaient à la source du Cercle (proche du fauteuil du Diable),
voire à celle, fortement atramentoire, de l'Amour, située
sur la rive droite de la Salse, en face de la "douce colline".
En dehors de cette difformité extraordinaire qui affectait Priape,
fruit de l'entrevue de Bacchus et de Vénus, Dieu des Jardins, parfois
confondu avec Ball-Phégor, et qu'honoraient particulièrement
ceux qui nourrissaient des mouches à miel…, l'esprit matériel
de la nature offre le spectacle d'ANOMALIES, de monstres, parfois interprétés
comme le résultat de la colère divine, ou de l'exercice du
MALIN qui s'essaie à l'imitation divine.
Anatole
France, dans les Opinions de Jérôme COIGNARD : "…
il y a dans la génération des animaux des bizarreries de toute
sorte, et l'on voit dans les cabinets d'histoire naturelle des monstres
plus étranges qu'un œuf rouge -C'est ainsi, reprit M. Nicolas
CERISE, qu'on garde dans le cabinet du roi un VEAU A CINQ PATTES et un ENFANT
A DEUX TETES…. J'ai vu, messieurs, un nouveau-né avec des pattes
d'oie et une tête de serpent…-Prenez garde, s'écria M.
L'abbé Jérôme COIGNARD, prenez garde que l'homme naît
de la femme pour servir Dieu, et qu'il est inconcevable qu'on puisse le
servir avec une tête de…" La nature n'arrive pas, seule,
à contenir la "loi naturelle", ni, malgré le travail
du Grappin à la dévoyer entièrement. Si BACON résume
parfaitement d'une formule sibylline l'"esprit" qui gouverne la
science et la technique : "on ne commande à la Nature qu'en
lui obéissant", c'est à chacun de choisir son moteur
naturel, et l'être humain se sert souvent de cette possibilité
comme d'une clef libératoire qui lui évite, sous couvert de
l'observation de la nature de devoir discerner la bonne loi de la mauvaise
: et cette clef n'est-elle pas celle qui ouvrira la moderne boîte
de Pandore, d'où sortira le dogme, dit Darwinien, de l'évolution
matérielle de la Nature ?
Un
vœu à Saint Pat
Si
la nature n'arrive pas à tout contenir, l'être humain joue,
de son côté, avec l'esprit de ces débordements, comme
pour se donner l'illusion de les dominer.
Aux veaux à cinq pattes, moutons à deux têtes, hermaphrodites
et autres manifestation d'une puissance dérégulatrice -donc
libératrice de cette loi naturelle qui apparaît alors comme
une entrave à la "liberté"- il rajoute l'ETOILE
A CINQ BRANCHES, le Septième Ciel, le chat à neuf queues,
les treize coups de minuit, l'aigle bicéphale…etc…
Cet improbable bancal -comment pourrait donc courir un veau à cinq
pattes ?- est intégré dans les mentalités sociales,
et lentement, depuis les campagnes imprègne les cités comme
l'huile le papier : les paysans ont moins de préjugés que
les urbains vis à vis des fantaisies de la Nature; "un député
à deux têtes (ne dirait-on pas aujourd'hui le cumul des mandats)
ne leur ferait pas plus peur qu'un veau à cinq pattes". Cette
fantaisie, pour devenir libératrice, est intégrée dans
des spectacles, depuis l'illusionnisme de rue à la littérature
de boulevard :
"Au milieu du XVIIIème siècle, Jean Baptiste RICCI, escamoteur
(prestidigitateur, illusionniste) et jongleur attirait les foules du pont-neuf
à Paris par un veau à cinq pattes et deux queues… d'abord
"opérateur pour les dents" il reçut ensuite un brevet
du Roi pour exercer la profession de dentiste" (De l'Art dentaire à
d'autres arts, Henri LAMANDIN). -Est-ce de cet épisode que vient
l'expression "menteur comme un arracheur de dents" ?
Dans
"LE CHATEAU DES LOUFOQUES (1911), comédie burlesque en trois
actes de Benjamin ROBIER et Emile HERBEL, on peut lire cet extrait, qui
aurait pu directement sortir de la plume à l'humour décapant
du Marquis de CHERISEY :
"Chameau…. Veau à cinq pattes… mouton neurasthénique !… c'est ça le sous-secrétaire d'état aux beaux-arts ?… Firmin et Androgyne rient"…
Même les productions naturelles servant de base aux explications religieuses peuvent être soumises au dérèglement fantaisiste pour essayer de les "naturaliser". SAINT PATRICK (ca 385-461), considéré comme l'évangélisateur de l'Irlande et le fondateur du christianisme irlandais, montra, lors d'un sermon au Rock de Cashel, une feuille de trèfle : "Voilà la figure de la trinité Sainte". Les figures des triades étaient alors familières à la religion celtique, et le trèfle deviendra le symbole de l'Irlande. Quand nous trouvons dans une prairie un trèfle à quatre feuilles, hautement improbable, l'usage est de faire un vœu tout en cueillant ce porte bonheur, évidemment,
UN VŒU A SAINT PAT,
Saint Patrick qui subissait quotidiennement la tentation de Satan, qui parfois le mettait même "vigoureusement" à l'essai, comme il le fera plus tard avec le curé d'Ars.
L'illusion
de la théorie matérielle de l’évolution
Le
VEAU, image d'une personne lourde, paresseuse, voire d'un grand embonpoint,
en tout état de cause lente de corps et d'esprit, est-il posé
ici, par notre auteur, en opposition au MOUTON, personne d'une humeur douce
et agréable, et dont, en lui "cherchant cinq pieds" on
essaiera d'en tirer plus qu'elle n'en peut fournir ?
M. de CHERISEY ne pouvait ignorer le film d'Henri VERNEUIL "LE MOUTON
A CINQ PATTES" sorti le 24 septembre 1954, au Gaumont Palace, et qui
traite de l'histoire de quintuplés, dont l'un ressemble à
un curé connu : le titre de son ouvrage est-il alors une allusion
à nos quatre Ritous auxquels on ajoutera Alfred SAUNIERE… ?
Notre VEAU est-il alors d'OR, en arrière plan de nos curés
qui, s'ils n'avaient pas le culte de l'argent, ne répugnaient aux
plaisirs des biens matériels qu'il permet de se procurer ? Ce veau
d'or qui évoquait, chez AARON et les Hébreux, les dieux égyptiens
Hathor (la vache) et Apis (le taureau) -dont M. de CHERISEY signale l'ambiguïté
phonétique utilisés par H. BOUDET avec Apis, l'abeille et
les jeux actiaux, à entendre AXIAUX -AXE, AXAT….-
En
page 75, M. de CHERISEY établit un rapport entre le VEAU et l'éloge
de la mémoire, lentement accumulative, de la chose apprise par cœur
comme fondement de la transmission, à travers le concept de la MEMOIRE
INVENTIVE reliée à la doctrine de l'IMMORTALITE DE L'AME.
"Ariane est une forme d'airagne (araignée)… peut donc se lire arahné, arahni, arahgne. NOTRE AME N'EST-ELLE PAS L'ARAIGNÉE QUI TISSE NOTRE PROPRE CORPS ?… Le verbe airo signifie prendre, saisir, attirer… Donc airen est l'aimant, la vertu renfermée dans le corps que les Sages nomment leur Magnésie. En provençal, le fer est appelé aran et iran.. c'est l'HIRAM MACONNIQUE, le divin bélier, l'architecte du temple de Salomon… Rapprocher tout cela du grec Sideros, fer et aimant. Ce mot a les deux sens. Ce n'est pas tout, le verbe ario exprime le lever d'un astre… d'où aryan l'astre qui se lève. Ariane est donc l'orient"… (le mystère des cathédrales, FULCANELLI) -L'Orient, l'OR RIANT, l'or jeune- et non l'occis-dans….
Le
moteur de l'évolution naturelle et divine des espèces est
ici clairement exprimé et ô combien différent de la
volonté démonstratrice d'une dictature d'un athéisme
autosuffisant de la part des descendants de Darwin.
La réincarnation participa longtemps à la doctrine chrétienne.
Comprise philosophalement cette Loi est une, éternelle-universelle,
partout, pour Tout : les déluges terrestres furent autant physiques
qu'humains -là gît l'origine du concept de la "chute de
l'homme" : peuples issus des races terre-ciel, vos légendes,
vos dogmes de résurrection, ont "leurs racines dans cette Atlantide
de la chute de l'homme et du déluge des races, qui, à diverses
périodes données, soudainement et en "ESSAIMS DE NOMBRE",
apparaissent sur la terre, sortent de leurs tombes, triomphants de la mort
et de la destruction de leurs corps physiques… sur une autre quelconque
étoile du firmament" (S.I. ZANNE, l'Atlantide).
Le
zodiaque -"initiation baphométique" et porte du veau à
cinq pattes- solaire, masculin, procède, découle de "l'initiation
Isiaque" lunaire-féminine. Le zodiaque est l'éxudation
du serpent de la Genèse -force, matière, vibration, AS - AT
- AR, l'antique Astaroth-. Ce dernier, triplement cerclé, est "l'absolu
dans le relatif", alors que le zodiaque, représenté par
deux cercles concentriques, circonférences dont le centre est, tout
au moins, connaissable, représente le "relatif dans l'absolu",
source potentielle de l'apparition ou de la fabrication de l'improbable
différence qui permet de sortir du cercle de l'éternel retour
(mais pour le Mage, à la différence du Prêtre ou des
sorciers, trois et deux sont réunis : alors l'étoile flamboyante,
qu'il faudra six-seler)
Dans
la région concernée par l'ouvrage d'Henri BOUDET, toutes les
chapelles de Perillos sont axées sur le Nord, donc sur le même
instant zénithal, sur l'espace qui existe au nord du pôle nord,
aussi improbable que le lieu de l'avenir, que St Augustin affirmait ne pouvoir
être présent que dans l'Ame, qui a seule la capacité
(avec le rêve ?) de se représenter ce qui n'est pas, et notamment
ce qui n'est pas encore. Toutes ces chapelles pourront, soumises au rite
adéquat, "résonner" au même instant, comme
en des sites placés sur un même méridien, permettant
l'ENGENDREMENT D'UN EGREGORE, qui influera sur le futur par injection d'une
différence d'une force opposable à l'éternel retour
et qui permettra de sortir du "Cromlech Nombril", ainsi qu'en
parle M. de CHERISEY page 64 de son manuscrit.
"Quiconque traite de Cromlech se voit obligé de le traiter en
maquette de l'univers entier"… Sortir du cercle est un idéal
que l'on pourrait attendre aussi longtemps qu'un fait extra ordinaire, et
non probabilisable, selon un mode discontinu, dont le VEAU A CINQ PATTES,
de part sa lenteur d'une part, et son exceptionnalité d'autre part,
est la bonne image.
Au XIX ème siècle, l'église se bat pour conserver vivante la parole de Jésus-Christ "Je suis le commencement et la fin, l'alpha et l'oméga, principium et finis" -auteur du monde physique, comme du monde moral, dont la Bible, livre inspiré, enseigne LA LOI, parle des faits de l'ORDRE NATUREL.
En 1876 paraît le livre de l'Abbé GAINET "Accord de la Bible et de la géologie dans la création de six jours…" qui se termine par ce paragraphe :
"Nous avons mis les livres saints en face de la science, ils sortent triomphants de cette épreuve… quand nos neveux parleront de sa [l'église] lutte gigantesque et prolongée contre l'erreur, au milieu des obstacles qui étonneront les générations futures, et que nos père n'ont pas connus, ils diront : c'était le siècle de Pie IX"
Saturne,
ca tourne, et le cercle se fait la tangente
Du
simple constat que le temps fait se répéter certains événement
-les jours et les nuits, les saisons, les planètes autour du soleil-
, qu'il réitère parfois ce qu'il s'est autorisé à
produire une fois, l'homme a déduit que le temps lui-même était
cyclique.
Cet éternel retour peut être envisagé de deux manières
: l'une réconfortante, associant le durable et le "encore une
fois", délivrant du rapport au passé -par la création
de nostalgies, de regrets, de repentir- et d'une fin définitive;
l'autre, l'exaspérant retour à l'identique, qui broie les
concepts de volonté et de liberté -l'avenir n'est que du passé
qui va revenir-.
Les
Pythagoriens, à partir de leurs observations des révolutions
célestes avaient conçu le cycle de la "GRANDE ANNEE"
au terme de laquelle tout le ciel devait reprendre sa configuration initiale.
(parmi les planètes Saturne, Chronos, a la période la plus
longue, est donc la plus lente : elle est le VEAU du système). Cette
notion de temps cyclique se retrouve en Grèce, en Iran, en Inde.
Dans le système brahmanique chaque cycle est un "yuga",
un "lien" entre un temps cosmique donné et son suivant.
Depuis l'âge d'or, à chaque changement d'ère, l'homme
perd un quart de ses vertus, vit moins longtemps, voit les coutumes se relâcher
et son intelligence décliner. La sortie du temps cyclique serait
alors une délivrance apportant le salut définitif de l'âme.
L'Ecclésiaste (I,9) participe de la même vision : "ce
qui a été, c'est ce qui sera. Et ce qui s'est fait, c'est
ce qui se fera; et il n'y a rien de nouveau sous le soleil".
Le temps qui nous apparaît libre et vivant est révélé
figé pour toujours; les modifications qui peuvent s'immiscer sont
illusoires -au même titre, que certaines malformations qui, contraires
à l'ordre naturel, entraînent une mort rapide chez "ceux"
qui en sont atteints- Pour SCHOPENHAUER c'est cette illusion même
qui permet à l'homme d'accepter l'éternelle répétition
de son histoire, illusion autorisant une confusion spatio-temporelle entre
évènements et instants.
Cette éternelle répétition se retrouve dans le mythe
de Sisyphe, dans la roue d'IXION, qui, devenu immortel, essaie de séduire
l'épouse de Zeus, avant de donner naissance aux CENTAURES -par accouplement
avec une nuée- autres avatars de l'improbable-. Zeus le liera à
une roue enflammée spirant éternellement dans le tartare…
Au final, pour qu'il y ait devenir et non simplement rengaine, ouverture et non simplement retour, il faut que du HASARD, de l'IMPREVISIBLE, des modifications soient chaque fois mises en jeu, de sorte que chaque cycle se distinguera du précédent. La DIFFERENCE INJECTÉE DANS LA REPETITION EMPECHE LA REPETITION… à l'identique, et l'on n'est plus dans l'éternel retour.
Cette
différence est, dans la loi naturelle injectée par l'âme
individuelle ou collective dans la fabrication de son nouveau corps, eu
égard aux expériences du précédent -bonnes ou
mauvaises…- et ceci à tous les niveaux du cosmos. La nature,de
son côté , brisant l'ordre naturel, peut injecter des différences,
de même que l'homme imitant la nature- complémentarité
ou opposition selon les modalités de mise en œuvre , nous y
reviendrons.
La notion de temps cyclique implique donc, au final, la négation
du cours du temps : en allant vers le futur, on retourne au passé
puis on revient au présent; on a vécu et on vivra le présent
que l'on vit, comme l'on vit et l'on a vécu le futur que l'on vivra.
Alors l'éternel devient absurde, qui n'a de sens que si chaque présent
est nouveau par rapport à tout présent devenu passé.
A moins, soit de plonger au cœur du zodiaque, au cœur du cromleck,
dans l'ETERNITE DE L'INSTANT, soit de remplacer le TEMPS CYCLIQUE par le
TEMPS LINEAIRE, ce qu'en dernier ressort choisit de faire le CHRISTIANISME.
L'invocation d'un dessein divin devant conduire au règne de Dieu
implique un temps nouveau par opposition au temps cyclique. Ici se trouve
une des différences entre le judaïsme et le christianisme :
pour le premier, le Salut est encore à venir puisque le Messie est
toujours attendu, tandis que pour le second le "centre de l'histoire"
se situe dorénavant dans le passé, la mort et la résurrection
du CHRIST, résurrection qui apparaît de facto comme un avatar
du
VEAU
A CINQ PATTES. De cette linéarisation du temps les physiciens ont
déduit le "PRINCIPE DE CAUSALITÉ", qui sert en même
temps à la justifier, principe qui serait inapplicable dans un temps
circulaire où la cause deviendrait l'effet. Celui-ci est annulé
au bénéfice d'un ordre obligatoire et absolu entre les phénomènes,
une manière de recréer un ORDRE NATUREL, une loi NATURELLE,
une causalité équivalente à une méthode de rangement
des évènements, qui exclut les caprices dans le temps, mais
pas dans la matière.
Dans l'espace, où si le temps ne peut faire machine arrière
-ce qui le caractérise- les particules peuvent, elles, avoir une
énergie négative, devenant alors des entités pour lesquelles
le temps s'écoule en sens inverse- ce qui rejoint une des caractéristiques
fondamentales du Mercure alchimique; MERCURE, accompagnateur de l'âme
des morts, et dont certains mythes disent qu'il finit ses jours en Espagne
où l'on pourrait même voir son TOMBEAU… MERCURE qui enleva
les BOEUFS D'APOLLON, qu'il fit MARCHER A L'ENVERS…..
Regardez un quadrupède en train de reculer, et comptez les pattes
que vous voyez !
Six
poires pour un ciboire
Pour
être franc, notre affirmation précédente se voulant
schématique s'est trouvée entachée d'approximation
: le futur est en permanence à notre portée et (sans le savoir
?), nous sommes nés pour l'actualiser nocturnement -c'est-à-dire
quand la force de gravitation est la plus forte- afin de construire notre
présent, grâce à la mémoire de l'O, de l'eau
de nos molécules. Car telle est LA LOI, dont la prise de conscience
-l'initiation en est un des moyens- permet à l'homme d'actualiser
volontairement -et donc directionnellement- l'énergie potentielle
et d'en formaliser la masse; E = mc². Alors le GRAAL ou ASMODÉE,
selon… mais, objectivement, un TOUR DE FORCE qui nous sort -pour le
meilleur ou pour le pire- des cycles dont la superposition prend, intellectuellement,
l'image d'un labyrinthe.
Le temps se dédouble en permanence -le temps plié ?- entre le futur et le passé, donnant à chacun la possibilité de construire un PRESENT paradisiaque -un CADEAU- ou infernal -un EN FAIRE-.
Le
temps est discontinu, au même titre que l'espace : ici-gît la
signification profonde, et souvent non globalement comprise par les metteurs
en scène, des symboliques d'INVERSIONS qui, eu égard à
l'importance du thème nous ne pouvons développer dans l'espace
imparti à notre production d'aujourd'hui.
Nul doute, pour nous que ce dédoublement soit le fondement de connaissances
s'exprimant socialement sous forme de légendes, dont ici celle du
GRAAL.
Les modalités d'expression utilisées y seront celles de l'Orient,
-l'OR Y EN-, l'Iran -l'HIRAM- lieu d'origine de la race de PERILLE qui vint
s'installer aux bords des Pyrénées et la Catalogne. Cet orient
est en opposition avec l'occident -l'OCCIS DANS- où les descendants
de Perille manquèrent à leurs devoirs. Expression imagée
de l'évolution contraire des TEMPLISTES et des TEMPLIERS, dans le
fond de la tradition de l'arrivée de Lazare et Madeleine à
Marseille, Madeleine que Polycarpe de la Rivière identifie sans hésitation
avec le Graal.
Quant à Perille, que Wolfren d'ESCHEBANCH place à son arrivée
en occident près de "Sauveterre", il nous vient instantanément
en tête que si petite poire c'est PERELLA, SIX POIRES c'est CIBOIRE.
Le
géant, la licorne, et la tulipe
Dans
le point 45 du Veau à cinq pattes "Le magasin pittoresque",
que nous avons déjà évoqué, nous trouvons cette
phrase sous la plume de notre auteur : "De là, peut-être
est né l'illumination et un certain GOUT DU VRAC". Cette revue
fut fondée en 1833 par Edouard CHARTON , né en 1807, et qui
en 1829 avait rejoint les SAINT SIMONIENS dont le rôle fut immense
auprès de Ferdinand de LESSEPS ainsi que pour l'essor industriel
du XIXème siècle, en liaison avec la conquête de l'Algérie
et la MER INTERIEURE… que l'on retrouvera avec Jules VERNE et Clovis
d'Ardentor.
En 1831 il avait rompu avec Prosper ENFANTIN.
En 1833 l'Aude reçut plusieurs missions de St Simoniens, dont celle
de Léonard Moïse RETOURET qui fut expulsé de Narbonne
sur les ordres de M. DUCROS DE SAINT GERMAIN, conseiller d'arrondissement
remplissant par intérim les fonctions de sous préfet de Narbonne.
A Limoges il attendra deux apôtres, l'un venant de Constantinople
(sic) et l'autre de Paris avant de partir pour l'Algérie, accompagné
de M. TOUSSAINT, pharmacien à Castelnaudary. (les Saint-Simoniens
dans l'Aude, 1833, Jules L. PUECH).
Edouard CHARTON est aussi à l'origine en 1843, avec JOANNE entre
autre, du lancement de l'ILLUSTRATION. En 1860 il lance la revue LE TOUR
DU MONDE, qui s'intéresse aux récits des voyageurs contemporains.
Il participera, en tant que député de l'Yonne après
la chute de l'empire, à la création du Musée d'ethnographie
du Trocadéro, ancêtre du Musée de l'Homme.
En un mot, "Sénateur, membre de l'institut., peu importe qu'il
ait été un éphémère préfet de
Seine-et-Oise, sans préfecture, et qu'il ait adhéré
pendant quelques mois à la doctrine St Simonienne… avec comme
point de repère… des morceaux choisis de ST MARTIN, LE PHILOSOPHE
INCONNU, découvert à Paris… Fidèle à ses
premiers engagements, CROYANT en DIEU et en l'IMMORTALITÉ, la MORALE
fut sa religion sur terre… Le témoin d'un temps où l'on
croyait non seulement au PROGRES TECHNIQUE mais aussi au PROGRES MORAL de
l'homme" (A. et C. LAGARDE).
Est-il utile, ici, de rappeler, en parallèle, aux lecteurs les liens
qui unissaient M. DUCROS de ST GERMAIN et M. GUSTAVE VISON, dont la stèle
est sur la montée vers Notre Dame de Marceille, et que nous avons
suffisamment développés dans la première partie de
notre étude sur Clovis d'Ardentor ?
La seule prétention, le but principal des auteurs du Magasin Pittoresque
était "d'enrichir de distractions pures et instructives les
loisirs de la vie intérieure"… De ce VRAC, à la
base du "divertissement utile" peut, nous dit M. de CHERISEY sortir
l'ILLUMINATION : du savoir par accumulation peut jaillir la connaissance
par illumination, comme l'étincelle de la bouteille de Leyde.
Ce principe même de vrac et d'accumulation était celui qui
dirigea pendant des siècles l'élaboration des CABINETS DE
CURIOSITÉS, terme désignant aux XVIème et XVIIème
siècle des lieux dans lesquels on collectionne et présente
une MULTITUDE d'objets RARES représentant les trois règnes
: Microcosmes et résumés du monde pour les curieux, dont l'objectif
n'est pas de répertorier les objets de la nature et les productions
humaines comme tenteront les encyclopédistes au XVIIIème siècle,
mais de PENETRER LES SECRETS INTIMES de la NATURE, par ce qu'elle propose
de plus FANTASTIQUE. En collectionnant les objets les plus bizarres qui
l'entourent, le curieux a l'objectif de pouvoir saisir, de SURPRENDRE le
PROCESSUS de CREATION DU MONDE : la science ne s'intéresse pas encore
aux SERIES, ne cherche pas à dominer les lois NATURELLES, mais à
l'ACCIDENTEL, et souvent aux POINTS DE PASSAGE entre les règnes.
Certaines créatures dont l'existence est attestée par les
légendes dans les documents antiques sont parfois présentes
dans les cabinets : dragon, fabriqué avec des raies et des lézards,
hydre à sept têtes -symbole des sept péchés capitaux-
avec des éléments de lapins et de serpents. Cornes de licorne
-défense de narval-, de bésoar, pied d'élan, etc…
On collectionne tout ce qui relève de l'anormal et du monstrueux,
parfois en rapport avec l'homme : M. BORILLY possédait un cyclope
dans son cabinet; les momies égyptienne et les géants sont
des éléments que l'on trouve fréquemment.
Le
Cabinet d'anatomie de Perpignan contenait, entre autre, un enfant de 3 ans
avec les membres disséqués, et un oiseau à deux corps,
quatre pattes et quatre ailes.
Parmi les cabinets réputés l'on peut citer ceux de Albert V électeur de Bavière, Auguste 1er de Saxe, Marguerite de Valois, Philippe II d'Espagne, Rodolphe II, Mazarin, Gaston d'Orléans, d'érudits comme Nicolas Claude FABRI de PERESC, Ole WORM, le toulousain FILHOL, le père Anasthase KIRCHER. Mais le seul qui ait traversé les âges jusqu'au XXème siècle sans être dispersé est celui qui fut constitué par Honoré d'URFE dans sa Bastie, où il était consulté par de nombreux savants de son époque.
Durant le Moyen Age ce fut l'Eglise qui se chargea d'accumuler un fabuleux
patrimoine d'objets faits pour l'étonnement, avant que ne s'entassent
vers la deuxième moitié du XVIème, dans les cabinets
des merveilles -d'EMERVEIL- cette foule d'objets hétéroclites
qui défiant toute raison et imagination peuvent nous mettre en relation
directe avec le créateur.
Le
voyage immobile, ou le retour sur l’inversion
"Je ne connais pas de spectacle plus frappant que celui de la Nature. Un magnifique CABINET D'HISTOIRE naturelle est un TABLEAU, où, d'un SEUL COUP D'ŒIL on voit tout ce qu'elle a de plus beau, de plus rare et de plus merveilleux. Quel est l'esprit assez insensible qui à la vue de ses richesses immenses ne S'ELANCE AU DESSUS DE LUI-MEME, et qui n'Adore l'ouvrier suprême, qui les a produits" (Essai sur l'origine et l'état actuel du cabinet impérial de curiosités d'histoire naturelle à St Petersbourg, par E.F. GERSAINT, Paris, 1744)
Adam et Eve furent chassés du PARADIS TERRESTRE en raison de leur CURIOSITE EXCESSIVE. Acte lourd de conséquences… mais avant l'exil Adam avait dressé l'INVENTAIRE du Paradis en donnant un NOM à chaque créature.
Curiosité
et inventaire se trouvent réunifiés dans le Cabinet, à
la recherche d'un monde perdu qui, pour certains fut, après la chute,
scindé en ces divers morceaux que sont les continents.
Avec la redécouverte de l'Antiquité, le Parnasse rejoint le
Paradis : l'alliance des Médicis avec les Valois et les Habsbourg
propagea ce goût du merveilleux dans toute l'Europe, tandis que dans
les collections religieuses se côtoyaient les RELIQUES DES SAINTS,
porteuses de présence invisible et des objets insolites, originaires
des TENEBRES : cornes de licorne, géant, crocodile bouilli...
Krystof POURIAN donna à tous ces objets des cabinets de curiosité
le nom de "SEMIOPHORES", porteurs de signes : ils apparaissent
ainsi comme les MEDIATEURS entre le VISIBLE et l'INVISIBLE, le sensible
et l'intelligible, le connu et l'inconnu.
De même les curiosités exotiques et les vestiges de l'antiquité
sont des "sémiophores" temporels, du lointain, du passé,
avec le présent, voire le futur.
Leur contemplation permet donc d'effectuer un voyage immobile dans l'espace
et dans le temps, dans la lumière et les ténèbres :
l'UNIVERSEL DEVIENT PRIVE.
Alors le MONSTRE n'est plus un accident de la création mais devient
une EMANATION de la Nature que l'homme apprivoise en l'intégrant
dans une œuvre d'art, un JEU HUMAIN qui fait écho au JEU DIVIN
de la création : le MONDE EST INVERSE, les coquillages et les poissons
de mer sont suspendus au plafond. H. BOUDET, dans son CROMLECK qui est dévoilé
maintenant comme un cabinet de curiosités, parlera des mollusques
et des polypiers fossiles, Béranger SAUNIERES retournera, entre autre,
un pilier supportant la mère du créateur.
Le
taureau aile
Dans
ce voyage à travers le temps et l'espace, dans ce jeu où la
lumière peut sortir des ténèbres, une évidence
vient cogner contre le miroir de notre esprit : LE VEAU EST L'ENFANT DU
TAUREAU !
Les images des taureaux androcéphales à cinq pattes Assyriens
ou Perses -des lieux, rappelons le , d'où est originaire PERILLE-
apparaissent alors; ils gardaient les entrées des palais : vus de
face, on n'en voyait que deux pattes, vus de profil on en voyait quatre,
alors que les Assyriens en avaient sculptés cinq : indication de
cette primauté de la QUINITÉ LUNAIRE sur la QUARTE solaire
au-delà de la première apparence, au-delà de la porte
de l'illusion binaire, et dont nous avons parlé dans le paragraphe
traitant de l'illusion de la théorie de l'évolution : le zodiaque,
porte du veau à cinq pattes, solaire, masculin, découle de
l'initiation Isiaque, lunaire, féminine, l'ASTAROTH, l'absolu dans
le relatif. Un des sites les plus fameux où l'on peut voir ces gigantesques
statues est le portail du palais de DÜR-SHARRUKIN, le ROI ETABLI, qui
porte maintenant le nom de KHORSABAD, près de Mossoul. Ce portail
fut construit sous le règne de SARGON et découvert en 1843
par le Consul de France Paul Emile BOTTA. Ces taureaux sont des êtres
bénéfiques chargés d'éloigner les forces "maléfiques";
Quel univers mental que leur nom !
"LAMASSOU",
surtout dans l'ambiance de Rennes-le-Château et des messes de l'abbé SAUNIERE, ainsi, qu'autrefois des AMIERS, de ces entremetteurs d'âmes tels qu'Arnauld GELIS et dont nous avons déjà parlé sur les colonnes de la S.P. :
L'AME A SOUS
L'AMASSE SOUS
Et de même SOUS L'AME
SAOÛLE AME
Alors, nous souffle notre auteur, Sargon l’Iranien n'est-il pas une indication symbolique des ARGON - AUTES… ?

Mais cela suffit, nous nous laissons, immobile dans l'éternité de l'instant, entraîner vers...; revenons à nos moutons de Panurge, car, dans l'éternité, rien ne presse , ou plutôt à nos veaux. M. PARAVEY, dans ses "Notes relatives aux ruines de Khorsabad ou Ninive retrouvées en Assyrie par M. BOTTA" (Annales de Philosophie Chrétienne, tome XIII, 1846) nous dit que "Ces taureaux ailés, à TETE HUMAINE,…. avaient une signification emblématique… Si l'on examine les caractères rangés sous la clef des quadrupèdes (l'on trouve chiens, Porcs [l'animal que les gaulois offraient le plus à leurs morts et proche du sanglier, surtout dans les temps anciens, -c'est nous qui soulignons-] loups, singes, lions et autres animaux à quatre pieds en général) le premier caractère a le sens d'OUVRIR, d'EXPLIQUER… ce qui se dit également des SPHINX,… placés d'une manière analogue en avant des portes des temples et des palais en Egypte, mais autrement figurés…"
Veut-on être encore plus clair sur l'un des objectifs -caché comme sait le faire un Sphinx- de l'ouvrage de M. de CHERISEY ? Ouvrons le journal des savants de l'année 1850 pour lire quelques lignes de l'article de M. Raoul ROCHETTE au sujet du livre de M. BOTTA, "Monuments de Ninive" :
"Le taureau était aussi un symbole de vie,…, en qualité de représentant du principe humide, du pouvoir passif de la génération. A ce titre il était spécialement consacré à la lune… qui était au fond la déesse adorée sous tant de noms divers chez les peuples asiatiques, la Mylitta des Babylonniers, l'Astarté des Phéniciens, l'Hator des Egyptiens, l'Anaïtis des Arméniens et plus tard des Perses, la même que la Cybèle des Phrygiens, l'Aphrodite des grecs, la Vénus des Latins, la même enfin que la grande déesse NATURE d'Ephèse… Les ailes, indice d'une nature divine…. Les taureaux ailés à tête humaine offraient donc une image symbolique de la PUISSANCE DIVINE représentée par les forces vitales de la Nature et que dominait l'INTELLIGENCE SUPREME, exprimée par la tête de l'Homme, le CAPUT, le CAP de l'HOMME, coiffée de la tiare sacerdotale"….
Pour notre par nous aurions tendance à voir en les ailes plus l'indication d'une "Nature Gazeuse" que celle d'une nature divine, mais ceci n'est pas à l'ordre du jour.
Cette
déesse lunaire est bien celle des Hyperboréens, la Diane d'Ephèse,
Athénée la déesse mère des grecs et des Egyptiens,
adorée chez les Celtes sous le nom d'ANA, mère des Dieux avant
d'être celle de la Mère de Dieu et dont le culte se perpétua
dans celui des Vierges noires, dont nos orientales dame de MARCEILLE et
de VALFLEURY : quels enfants peuvent provenir d'ELLE, et avec quels moyens
pour l'officiant ? Voilà sans doute un des sujets véritables
de l'ouvrage, bien qu'il soit plus "orienté rites" qu'instruments.
Superposez une carte des Vierges Noires en France (en éliminant celles
provenant de contacts "commerciaux" ou "migratoires")
et une carte du BRGM représentant les principaux sites miniers :
vous serez d'accord avec les anciens habitants de Rennes-le-Château
qui parlaient entre eux du minéral que Béranger SAUNIERE cherchait,
et ramassait, lors de ses randonnées -et sans doute Henri BOUDET-.
Le marquis de Cherisey veut-il,enfin,à travers le titre de son ouvrage,nous
indiquer discrètement qu’il a compris l’origine du PARZIFAL
de Wolfram von Eschenbach,adaptation et mise en vers du PARSIWALNAMEH iranien,légende
dorée manichéenne,rapportée par les Goths à
Tolède,puis Gérone,et connue des Balthes de Toulouse,de confession
ariene,dont Rhédae était une des cités refuges en cas
de difficultés majeures,voire base relais dans le cas éventuel
d’un repli général vers la péninsule ibérique
? Nous laissons la réponse aux historiens,mais l’hypothèse
vaut sans doute la peine d’être approfondie.
La
langue kabyle et l’Atlantide
Dans
son point 41 "Une poignée d'anomalies" M. de CHERISEY signale,
en page 100 que sur la même ligne -faute de style, négligence
d'orthographe se demande t'il- Henri BOUDET emploie les mots "Kabylie"
(en italique) et Kabilie, dans une citation du général DAUMAS
qui rapporte que souvent la Kabilie est dite Suisse de l'Algérie.
Est-ce uniquement pour y faire remarquer la similitude de l'amour de la
liberté provenant de l'altitude et de l'insertion dans un cromleck
montagneux qui, créant un climat presque stable, isole du reste du
monde ? Cet isolement n'est-il pas à l'origine de la possibilité
de création d'un PARADIS FISCAL, analogique à un trésor
? Si au vingtième siècle une entente s'est faite spontanément
entre les anciens pieds noirs et le Languedoc, ainsi que le souligne M.
de CHERISEY, l'abbé BOUDET n'en suggère t'il pas d'autres,
sans doute plus fructueuse que le remplacement du vin d'Algérie par
celui des Corbières, bien que ce dernier fut à l'origine de
grandes fortunes au XIXème siècle.
Nous reviendrons ultérieurement sur ce sujet lors de nos prochaines
parutions développant notre analyse de Clovis d'Ardentor, initialisées
autour de Gustave VISON et du notaire royal SAUZEDE de Quillan, où
officia avant lui un certain Bernard COURTADE….
Dans
nos textes précédents analysant La vraie langue celtique (Le
cromleck de Rennes-les-Bains en quatre parties) nous avons montré
les deux structures internes du livre d'H. BOUDET, qui apparaissent selon
le point de vue, et que signale M. de CHERISEY en ses points 1 et 41, soit
une structure indiquée par la façon dont les chapitres sont
titrés (larges majuscules et majuscules étroites) et l'autre
définie par les frises qui viennent en tête des rubriques.
Approfondissant l'arcane, nous en avons déduit la structure de l'ouvrage,
semblable à celle de l'arbre des Sefirots (3ème partie). De
même avons nous montré l'identité de structure du livre
avec l'arbre coronal du Tamachèque, langue Kabyle primitive, qui
dans le livre d'Henri BOUDET se trouve au centre du premier groupe de chapitres,
soit du premier cercle du Cromleck selon M. de CHERISEY. Nous renvoyons
les lecteurs à ces chapitres où sont développées
les transmission hermétiques à base de la couronne Kabyle
universelle, aussi bien vers le monde celtique que vers les mondes orientaux.
De même avons nous donné le décryptage, en Tamachèque,
de l'inscription sur la tombe d'Henri BOUDET.
Nous avions alors longuement cité FULCANELLI dans son développement sur le déluge et l'Atlantide, eu égard au fait qu'entre 1872 et 1876 il sillonna la Catalogne et le Roussillon lors de la 3ème guerre Carliste, Carlistes auxquels les curés intégristes et légitimistes de la région apportèrent naturellement toute l'aide possible, par leur connaissance nocturne des chemins et des caches…ainsi que grâce à une vue perçante procurée par des ablutions répétées d’eau de sources ferrugineuses( cf.cromleck de RLB,4ème partie).
Aujourd'hui
nous développerons l'arcane à partir du livre de l'Abbé
JOLIBOIS, curé de Trévoux, correspondant de l'Académie
des Sciences et Belles Lettres de Clermont et des Sociétés
d'émulation du Jura, de la Haute Loire, édité à
Lyon en 1846 et intitulé "Dissertation sur l'Atlantide".
Après avoir fait le tour de toutes les théories ayant existé
jusqu'à son époque l'auteur en arrive à la conclusion
suivante :
"Ainsi l'Atlantide, suivant nous, était composée de la chaîne de l'ATLAS, de l'Espagne en tout ou en partie -jusqu'aux Pyrénées- et d'une terre qui remplissait l'espace circonscrit entre les îles du Cap Vert, les Canaries, Madère et peut-être même les Açores".
De notre point de vue, que nous n'avons pas à développer ici, le territoire dont parle l'abbé JOLIBOIS est plutôt celui de l'aspect physique habitable que pouvait représenter cette partie de l'Europe APRES le cataclysme Atlantide. Mais peu importe : ce qui est fondamental pour notre compréhension de La vraie langue celtique, c'est que l'Atlas, avec la langue Tamachèque était le point résiduel le plus boréal d'Atlantis et proche de ce qui deviendra la Catalogne et le Roussillon au centre d'habitabilité des terre européenne occidentales, au centre du Cromleck. Devrions-nous être étonné de trouver quelques traces du Massif Central et du Forez ?
U.V.C.P
ou U.V.C.P ?
Dans
notre voyage immobile, bien au-delà de l'Atlantide nous voilà
de nos jours voguant au centre des espaces infinis,où la science,nouveau
cabinet de curiosités, nous ouvre les vitrines de l'astronomie, de
la géologie, de la chimie et de la biologie : l'approche est maintenant
dite pluridisciplinaire, donc impliquant l'utilisation d'un langage réduisant
au maximum le caractère parfois ésotérique des modes
d'expression de chacune de ces spécialités : un retour vers
le futur d'une langue primitive ? . Tel un fœtus astral nous voguons
dans des sphères de lumière Ultra Violette Circulairement
Polarisée, des sphères d'U.V.C.P dont les théories
sur le rôle dans l'origine de la vie n'ont pu échapper, dans
les années 1970 à notre Marquis. Ce rayonnement correspond
à un rayonnement synchrotron associé au déplacement
d'un plasma d'électrons autour d'une étoile à neutrons
-un Veau à Cinq Pattes-, l'U.V.C.P. de l'espace.
La
probabilité d'obtenir un rayonnement U.V.C.P au départ d'une
étoile à neutron ne fait pas l'unanimité dans la classe
scientifique. Ce rayonnement serait à l'origine, dans certaines situations
d'excès, d'acides aminés trouvés dans les chondrites
: le scénario "photolyse par U.V.C.P." qui pourrait expliquer
les excès énantiométriques observés dans des
échantillons d'origine météoritique n'est pas plus
à l'abri des critiques que celui de la synthèse photochimique
d'acides aminés.
L'expérience montre que parfois un champ magnétique statique
peut remplacer la lumière polarisée; autour des étoiles
à neutrons règnent des champs magnétiques intenses
et on peut y observer la présence de puissants rayonnements électro-magnétiques,
donnant une probabilité que ces espaces puissent être le lieu
de photosynthèse ou de photolyse de molécules organiques.
En tout état de cause il est fort probable que des acides aminés
ont été apportés sur la terre primitive à l'occasion
de chutes de météorites, ainsi que des molécules organiques
constituantes de systèmes qui ont joué un rôle de transition
entre le vivant et le non-vivant (si celui-ci peut exister).
Cette hypothèse rejoint celle que Pasteur a suggérée
il y a plus d'un siècle (cycle ?) et selon laquelle l'homochiralité
terrestre pourrait être la conséquence "des actions dissymétriques
dont nous pressentons l'existence enveloppante et cosmique (PASTEUR, VALERY-RABOT).
Cette action dissymétrique cosmique pourrait être de la lumière
ultra violette circulairement polarisée.
Ne
sommes-nous pas ici à l'origine de recherches futures devant un extraordinaire
retour vers le passé ? Une étoile à neutrons est le
résidu compact issu de l'effondrement gravitationnel du cœur
d'une étoile massive quand celle-ci a épuisé son combustible
nucléaire. Cet effondrement est accompagné d'une explosion
des couches externes de l'étoile, phénomène à
la fois rare dans l’instant et universel dans l’espace, appelé
Super Nova. Or, selon toutes les interprétations actuelles, l'ETOILE
DE BETLEHEM, qui annonça la naissance du Christ était une
SUPERNOVA, et que la tradition symbolise par le graphisme d'une ETOILE A
CINQ BRANCHES -élément, nous l'avons vu, du cabinet de curiosité
mental,qui,de plus,correspond à un veau à cinq pattes astronomique
!.
Continuons : la lune, source de la vie sur terre pour nos ancêtres,
baigne notre planète d'un rayonnement, du soleil envoyé en
MIROIR et donc POLARISÉ, avec une forte proportion nocturne d'ULTRA
VIOLET…
Un
tocard gagnant ?
Dans
les pages précédentes nous avons parcouru de nombreux espaces
habités par le Veau à cinq pattes; nous avons rencontré
celui-ci sous de multiples aspects que peut prendre son avatar, et pourtant
nous allions oublier le plus humble, celui qui ne tient pas le haut du pavé
et dont on ne tient pas compte, que l'on boude sur les pistes : un veau
à cinq pattes est un CHEVAL QUI NE GAGNE PAS, un TOCARD.
Nous pourrions ici prendre le terme tocard dans son sens de "vieux
galatin", mais à part la galantine de veau cela ne nous entraînerait
pas loin, à moins qu'il ne s'agisse de tuer le veau gras après
avoir mangé de la vache maigre.
Ce cheval qui ne gagne pas ne semble t'il pas vouloir signifier que la caballe
ne va pas devoir être utilisée dans ce texte bien que ce qui
fait perdre de l'oseille est aussi ce qui perce l'oreille…
Ce tocard peut bien nous carder discrètement quelques fils de l'N.
En effet nous pouvons, à l'instar d'Henri BOUDET, angler (sous cape
?)
To card carder
To be on the card être vraisemblable
Token signe, d'ou tok témoignage
Ard ardent
Ce
petit ouvrage, nous souffle le Marquis de CHERISEY, va donc aussi être
le témoignage ardent (tok ard) d'une vérité, ou, au
moins, un ensemble de signes permettant de comprendre une vérité
: ce tocard peut être le Pégase qui va nous diriger vers la
source Hypocrème sur le Mont Hélicon…
Une indication est contenue dans le titre de l'ouvrage d'Henri BOUDET -qui
devient beaucoup moins farfelu qu'il n'y paraît au premier abord de
l'analyse "scientifique". Sur le site "Rennes-le-Château,
nous trouvons dans un texte intitulé "Nouvelles Lumières
sur la "Vraie langue celtique" la reproduction d'une dédicace
de l'abbé à M. GRASSET D'ORCET : "A G. D'ORCET, mon indéfectible
amitié, H. BOUDET" . Inutile de préciser ici aux lecteurs
de la S.P. que GRASSET D'ORCET est connu pour de multiples travaux dont
de nombreux textes traitant de cryptographie et de cabale phonétique.
Si nous sommes de plus en plus certain, par ailleurs, que les mots en anglais
dans le livre d'Henri BOUDET sous-tendent un deuxième texte occulté
par l'apparent, en français, de même cette dédicace
nous inviterait à "angler" certaines parties du texte,
à priori les titres et têtes de chapitre selon la méthode
décrite par GRASSET D'ORCET et qui consiste principalement à
traiter le français comme de l'hébreu, c'est-à-dire
sans voyelles et à relire ensuite le texte (les consonnes "muettes"
n'étant pas prises en compte").
Certains indices semés par l'abbé BOUDET viennent renforcer
cette hypothèse du cheval significatif, d'un sens que l'on trouvera
par la cabale et sans lequel on est un perdant,l’on est un tocard
:ô Inversions ! Parmi ces indices, il suffira ici d'en extraire trois
:
-
Page 92 : "en examinant de près le langage ACTUEL des kabyles,
on s'assurera du fait qu'il est fait de jeux de mots"
Nous avons souligné le terme actuel, qui indique bien que ce point
de vue n'a rien à voir avec celui développable au niveau temporel
de l'Atlantide,et des Tifinars tamachèques.
Ici, nous sommes enclins à comprendre que Kabyles CAche haBILEment
le terme Cabale
-
Pages 112/113 : "ces combinaisons NOUVELLES sont aussi faciles à
observer dans la langue Kabyle que dans la langue Basque"
Nous avons souligné le terme nouvelles dans le même esprit
que précédemment
-
Page 143 : les basques appellent leur langue L'ESCUAL DUNAC : c'est le langage
des DOMPTEURS DE CHEVAUX"…
Dompteurs de chevaux, maîtres de cabale
Alors il n'est pas absurde de tenter une traduction du titre :
LA VRAIE LANGUE CELTIQUE ET LE CROMLECK DE RENNES LES BAINSL VR LNG CLT Q TL CRML CK D RN(NS) LS BN(S)L'EST VRAI LUNE J'AI CULTE QUE TEL CROIE HOMME LE SAIT CADEAU REINE L'EST BENI
Soit :
j'ai le vrai culte de la lune
Tel homme croyant sait que la Reine le bénit d'un cadeau
Nous
ne pouvons ici que penser à la station XIV du chemin de croix de
Rennes-le-Château, où la scène montre le Christ semblant
mis (ou enlevé ?) d'un tombeau sous la pleine lune. Une voix nous
souffle que la signification peut en être l'INVERSE, c'est-à-dire
que ce n'est pas l'opération faite de nuit qu'il faut comprendre,
mais que la nuit, principalement avec l'éclairage fort de la pleine
lune qui est nécessaire pour découvrir LE LIEU (ou les lieux
?) du (ou des) Trésors. Toutes les descriptions pourraient n'être
valables qu'à travers une vision nocturne -où, si tous les
chats sont gris le trèfle peut devenir cité immense- où
l'éclairage lunaire dévoilerait un autre paysage que celui
fixement affirmé par le soleil, un paysage plus dansant, plus mystérieux,
qui laisserait le plan nous encercler, se laissant apercevoir, lire et interpréter,
avec l’accuité visuelle procurée par les ablutions d’eaux
ferrugineues ….
L'autre lecture possible serait que l'abbé BOUDET exprime, en affirmant
une manifestation de circularité terrestre, la non-validité
opérationnelle de la tangente au cercle, une non-croyance dans le
temps linéaire christique : mais cela ne sent-il pas trop le soufre
par un ecclésiastique, "odeur" qui, répandue, pourrait
être assez forte pour empêcher les ultimes saints sacrements
?
Le
marquis de Cherisey ?
"Evidemment, en tout ce que nous avons dit ci-avant, il ne faut pas nous croire. La crédulité est une mauvaise herbe de culture… Il ne faut pas nous croire sur parole et aveuglement. Mais il ne faut pas nous nier. Il faut voir,… il faut Savoir. Aussi longtemps que vous ne savez pas réservez votre opinion… le véritable doute philosophique est le signe caractéristique de la droiture d'esprit d'un Moi qui a le respect de soi. Mais le doute philosophique n'est pas le scepticisme mesquin… frère cadet de la….crédulité. Aussi longtemps que l'on est cloîtré… dans une idée… on est fermé. Il ne le faut pas. C'est le signe de la Bête. C'est la livrée de l'asservissement. Il ne faut pas croire. Il s'agit d'être ou ne pas être. Il s'agit de savoir. Et pour y arriver, l'unique chemin à suivre c'est d'y aller voir" (S.I. ZANNE: l'Atlantide)
Nous
sommes allés voir le livre "Un veau à cinq pattes",
nous l'avons lu, nous avons lu les pages manuscrites et nous doutons.
En première page, sous le titre nous lisons la mention "par
Philippe de CHERISEY", ce qui nous inspire deux remarques :
- "par Philippe de CHERISEY" nous semble écrit avec une autre encre, plus foncée, que le reste de la page : est-ce un effet de la copie imprimée ? nous ne savons
- cette mention "par" après un titre et avant le nom de l'auteur est généralement utilisée par l'éditeur et non par l'écrivain lui-même: comme il s'agit ici d'un manuscrit…
D'autre
part, en page 157, nous pouvons lire : "Philippe de CHERISEY ayant
à composer un cryptogramme depuis la dalle du tombeau d'Arques…
s'est trouvé lui aussi dans la nécessité d'une triple
opération…"
Qui parle, qui écrit, en cet instant, avec une écriture qui
"semble",en cette deuxième partie du manuscrit, (nous ne
sommes pas graphologue) la même que celle de l'ensemble du texte ?
Nous
ne savons pas et demandons au préfacier de la présente édition
de nous apporter, par le biais de la S.P. un complément d'information
afin que nous puissions en dégager au mieux la réalité
du fait.
Nous le remercions d'avance.
Zephyrin
Le 27 avril 2009