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L’énigme
de la stèle de Monsieur Gustave Vison |
Le
long de la ‘Voie Sacrée’ montant à la basilique
de Notre-Dame de Marceille, à une vingtaine de mètres en contre-bas
de la fontaine miraculeuse et du même côté, se trouve
une stèle en pierre.
Ce monument, pour le visiteur, paraît être des plus anodins.
Il s’agirait, selon l’inscription gravée dessus, d’un
monument commémorant un décès survenu à cet
endroit précis du chemin.
ICI EST MORT
GUSTAVE VISON
SE RENDANT
A.N.D
DE MARCEILLE
LE 2 MAI 1886
PRIEZ POUR LUI
En lisant ce texte, on suppose qu’un certain Gustave Vison, venant probablement à la basilique en pèlerinage, car montant par la Voie Pèlerine, serait mort ici, le 2 mai 1886. A part ce dramatique événement, rien d’exceptionnel dans cette situation et la stèle pourrait n’être qu’une sorte de mausolée ou devoir de mémoire.
Mort
en laissant si peu de traces
Cependant,
si l’on observe ce texte un peu plus attentivement, plusieurs détails
méritent d’être retenus.
Tout d’abord, le décès de Gustave Vison s’étant
rendu au pèlerinage à Notre - Dame de Marceille : Nous sommes
en 1886, il doit administrativement être possible de trouver trace
de ce décès peu éloigné dans le temps. De plus,
un tel regrettable accident ne devait pas passer inaperçu à
ce moment, ne serait-ce que par sa rareté. Logiquement, il dut y
avoir des soins donnés sur place (ou du moins une tentative de réanimation
?) à ce malheureux pèlerin. Ensuite le corps a forcément
été transporté à l’hôpital le plus
proche du lieu de cet accident : le centre hospitalier de Limoux. Un constat
de décès a obligatoirement suivi l’arrivée de
la victime. De plus, la procédure suivant un décès,
même naturel, sur la voie publique, passe obligatoirement par une
enquête sommaire des services de gendarmerie toujours sanctionnée
par un procès-verbal. Ensuite, si la victime est étrangère
à la commune, le corps est réclamé par la famille et
conduit pour être inhumé sur le lieu de son choix. Dans le
cas contraire, l’enterrement se fait au cimetière local…
Un
seul document !
Considérant
qu’habituellement il n’est guère compliqué d’accéder
aux archives administratives de la fin du 19e siècle, nous devrions
facilement retrouver :
- L’acte de décès de Gustave Vison.
- Le bulletin d’entrée à l’Hôpital ou au
dépôt funéraire.
- Le constat et la cause de sa mort.
- L’enquête sommaire et le procès-verbal des services
judiciaires.
Ces quatre éléments s’entendent, que le corps soit conduit,
pour inhumation, hors de la commune ou qu’il y reste.
Si la famille réclame la dépouille, il doit y avoir trace
au moins d’un document correspondant à cette démarche,
donc obligatoirement une identification complète du défunt
concerné.
Pourtant, malgré plusieurs recherches dans les services administratifs,
sauf erreur ou omission de notre part, nous n’avons rien retrouvé
concernant un Gustave Vison décédé sur le site de Notre-Dame
de Marceille le 2 mai 1886 :
Aucune admission, à cette date, à l’hôpital de
Limoux.
Rien sur un plan judiciaire pour un décès naturel à
ce nom, au jour et au lieu.
Rien aux archives religieuses des cultes catholique et protestant régionaux…
Plus curieux encore : Il semblerait que le nom de Vison ait été,
à cette époque, très peu courant, et en tous cas totalement
inconnu sur le canton de Limoux ! ! !
Mais si rien de tel ne fut enregistré à propos d’un
décès sur la voie de pèlerinage à Notre-Dame
de Marceille… il en est tout autrement si la mort de cette personne
a eu lieu dans d’autres circonstances et ailleurs. En effet nous avons
trouvé, aux archives de l’Etat-Civil de Limoux, la trace du
décès d’un Gustave Vison, en date du 2 mai 1886…
dans une maison de la ville !
Pas
mort au pèlerinage…
A
la lecture de ce document nous devons admettre que notre personnage n’est
pas décédé dans les circonstances annoncées
par la stèle. Voici le texte administratif de l’acte de décès
enregistré en mairie ce 2 mai 1886. « L’an mil huit cent
quatre vingt – six et le deuxième jour du mois de mai à
onze heures du matin, par devant nous Eugène Vanduran, maire officier
de l’état civil de la ville de Limoux canton du même
nom Département de l’Aude, sont comparus les sieurs Pierre
Cavenat âgé de soixante neuf ans tourneur et Antoine Cavenat
âgé de cinquante huit ans cordonnier. Domicilié en cette
ville, voisins du Défunt ci après, lesquels
nous
ont déclaré que ce jourd’hui, à huit heures du
matin, Monsieur Gustave Vison, âgé de soixante cinq ans ancien
négociant né à Metz (Moselle) domicilié à
Limoux époux de dame Isaure Ducros de Saint Germain domiciliée
à Narbonne (Aude) fils de défunts Monsieur Pierre Vison officier
en retraite et de Dame Marie Stocky sans profession morts à Oran
(algérie) est décédé dans la maison de Madame
veuve Pierre Chanaud sise rue de l’hospice numéro un, et nous
avons signé le présent acte après que lecture en a
été faite aux comparants qui requis de signer ont dit ne savoir,
et après nous être assuré du décès nous
avons délivré l’autorisation de l’inhumer. »
Gustave
Vison ? Un marginal ?
Il
reste le constat d’un manque d’éléments administratifs
pour ce Gustave Vison en mal de pèlerinage, ayant rencontré
la mort au cours de cet acte de foi. C’est en tous cas ce que dit
le texte funéraire de la stèle de Notre Dame de Marceille...
De plus si Gustave Vison était indigent, comment peut-on expliquer
qu’on lui ait financé un tel mémorial en pierre près
de la source miraculeuse ? Etait-ce, alors, un homme issu d’un milieu
modeste ? Il est difficile de le croire, toujours en raison du monument
mortuaire conséquent. Mais alors, si c’est un personnage important
(et tout le laisse deviner par les liens du mariage avec son épouse
visiblement issue de la noblesse narbonnaise) dont la famille a fait dresser
une stèle commémorant sa mort, comment comprendre qu’aucune
autre trace ne soit encore accessible ou archivée ?
Pour nous, il reste une alternative :
Premièrement, pour des raisons impossibles à déterminer,
‘quelqu’un’ aurait eu intérêt à voir
‘disparaître’ quasiment (à l’exception de
l’acte de décès administratif qui ne peut être
‘soustrait’) toutes traces d’archives (religieuse, mortuaire,
procès-verbal) concernant le décès de monsieur Gustave
Vison…. Et on peut se demander pourquoi. Mais pour les mêmes
raisons inconnues, ce ‘quelqu’un’ aurait laissé
le monument funéraire intact, ce qui est une remarque assez difficile
à expliquer... Serait-ce la mise en place d’un jalon visible
mais reconnaissable sous certaines conditions ?…
Deuxièmement, ‘on’ a volontairement fait édifier
un mémorial pour Gustave Vison, mais… monsieur Gustave Vison
est ‘innocent’ ou totalement étranger dans cette affaire
et ‘on’ a usé de sa mort par ailleurs pour édifier
une stèle et surtout un texte dont le but ne doit pas paraître
de prime abord.
En la circonstance, le manque remarquable de documents, concernant un décès
qui n’a pas eu lieu là où on l’annonce, est tout
à fait logique !…
Dans tous les cas Monsieur Gustave Vison et son monument funéraire
sont une énigme intéressante.
Le
mystérieux A.N.D
Mais
il y a d‘autres aspects insolites sur cette stèle :
Sur 7 lignes de 2 ou 3 mots, seule la 4ème (celle du ‘milieu’)
est composée d’abréviations. On y lit :
A.N.D
Ce qui signifierait, dans le cadre du texte général «
à (A) Notre (N) Dame (D) ». Observons, cependant, que seules
les lettres A et N sont suivies du point faisant d’elles de véritables
abréviations.
Or, le ‘A’, (à) en tant que préposition, ne peut
pas être considérée comme l’initiale d’un
mot. Alors qu’il ne le devrait pas, il est pourtant suivi d’un
point.
Les deux autres lettres, ‘N’ et ‘D’, devant signifier
‘Notre Dame’ pourraient, et devraient, être effectivement
des abréviations. Ces dernières, cependant, sont habituellement
suivies d’un point. Or, ici, seule la lettre centrale ’N’
semble être une abréviation ! Dans la logique du texte le ‘D’,
devant signifier effectivement ‘Dame’, n’est pas suivi
de son point lui donnant sa fonction d’abréviation sur le plan
de l’orthographe.
En résumé, sur les 3 lettres AND, 2 sont présentées
de manière anormale :
Le A, préposition, ne devrait pas être suivi d’un point
mais en a un.
Le N central, suivi d’un point, semble le seul à présenter
la forme régulière d’une abréviation.
Le D qui devrait, lui, être suivi d’un point, n’en a pas.
Un
jeu de lettres chiffrées ?
Nous
allons proposer, pour illustrer notre remarque, quelques exemples d’interprétation
de ces 3 lettres ou abréviations:
A : pourrait être l’initial de : Alpha, Accompagner, Aborder,
Amorcer, Alignez, Azimut… mais également celui de Arques, Arc,
Ables ou Aude (la rivière coulant au bas du site).
N : entrerait dans le même système et pouvoir signifier : Notre,
Notoire, Noble… Mais cette lettre peut aussi signifier le N central
d’un ‘carré magique’ puisque ce ‘N’
se trouve lui aussi au juste milieu du texte de la stèle en hauteur
et largeur ! De plus notons que ce sont les deux ‘N’ qui forment
l’axe précis de la carte de Boudet dans son fameux livre sur
RLB. Mais encore ce ‘N’ peut fort bien signifier ‘AV’
accolés et apporter deux autres nouvelles lettres pour l’initié
qui ne manquerait pas de comprendre où veut le conduire ce jeu de
lettres.
De plus ce ‘N’, première lettre de l’alphabet hébreux
qui lui donne pour anagramme le mot ‘Alphe’ pouvant nous indiquer
‘un’ fleuve ALPHE -en suivant les indications codées-
SOUS l’église même de N.D. de Marceille ! Fleuve…
ou plutôt modeste rivière souterraine dont nous avons retrouvé
le trajet justement par nos investigations et recherches depuis un document
archivé sous la lettre ‘D’. Evidemment il ne saurait
être question d’autre chose, dans un premier temps, que du hasard
le plus absolu. Ajoutons, pour compléter encore un peu cette information,
que le fait que la lettre ‘N’ soit la 14ème de notre
alphabet apporte l’ultime détail permettant de localiser cette
rivière Alphé et… Alpha ?.
D : qui pourrait représenter un endroit, un code connu, une cote,
un…Dépôt, un Détail ? Ce qui pourrait donner :
Alignez notre ‘D’ ou Alignez Noble D. Cependant, précisons
que cette construction est totalement arbitraire et uniquement donnée
à titre d’exemple.
Que signifie donc cette 4ème ligne de lettres qui, ayant l’apparence
d’abréviations, n’en sont pas ? Un codage, un message,
une information ?
Le
2 mai 1886
Cette
date, puisque Gustave Vison a existé, signalerait le jour de son
décès à Notre-Dame de Marceille. Cependant, si le décès
–bien réel- de cet homme est un prétexte, cette date
pourrait contenir une autre information… la seconde, dans ce texte
insolite. La seule observation que nous pouvons, en l’état
de nos recherches, apporter est la suivante: l’année 1886 est
celle de la parution du livre étonnant de l’abbé Henri
Boudet : « La Vraie Langue Celtique ou le Cromleck de Rennes-les-Bains
». Est-ce un hasard, une coïncidence, une volonté ? Il
est vrai que l’abbé Boudet consacre plusieurs passages très
intéressants de son livre au site de N.D.de Marceille.
Mais cet intérêt et cette date suffisent-ils pour étayer
un rapprochement entre l’œuvre de Boudet, le lieu et l’incertain
Gustave Vison ? Peut-être tout simplement a t’on utilisé
le décès d’un personnage totalement étranger
dans une affaire (ou information) qui doit avoir toutes les apparences de
la réalité… sauf pour l’initié présent
ou à venir ? Pourquoi, par exemple, cette date mortuaire n’illustrerait
- t’elle pas ‘la fin’ (donc la mort) d’un évènement,
ayant eu lieu à N.D. de Marceille, indispensable à l’avènement
d’un fait, d’une révélation tenue dans l’ouvrage
de Boudet ? S’il est bien difficile de répondre à cette
question il est tout aussi délicat de la nier…
Une
vision forcée de Gustave Vison ?...
Un
autre détail de cette inscription mérite toute notre attention
et un petit ‘clin d’œil’ !
Il semble que seules les lignes 4 (A.N.D) et 6 (LE 2 MAI 1886.) du texte
soient porteuses d’éléments notables que peu de chercheurs
semblent avoir ‘vus’… Si ce sont les lignes ‘paires’
qui détiennent des informations, la seconde ligne de cet épitaphe
en est peut-être aussi détentrice. Ce sera la cas, car elle
est celle portant ‘GUSTAVE VISON’. Nous avons déjà
noté l’énigme du personnage VISON dont la mort ne coïncide
pas avec l’événement cité. Arrêtons-nous
sur le prénom Gustave qu’on aurait pu également exploiter
en la circonstance. Gustave est un prénom populairement connu et
utilisé largement à une époque (exemple Gustave Eiffel
!). Pourtant, en consultant un dictionnaire des prénoms usuels, on
éprouve une surprise: le prénom Gustave est inconnu des listes
hagiographiques classiques. Il est tout au plus une déformation d’Auguste
et surtout d’Augustin. St Augustin, donc Gustave, est célébré
le 28 août sur les anciens calendriers ou plus tardivement le 7 octobre.
Etrange personnage que
St Augustin… qui vécut en Numidie vers 390. Il mène
une vie de débauche et entend une voix lui ordonner : « tolle
et leg » c’est à dire « prends et lis ! »…
il s’exécute et change radicalement de conduite. Auguste vient
du grec ‘Auxein’ qui signifie ‘augmenter’, puis
du dérivé latin ‘augustus’ qui veut dire ‘grand’…
Si le personnage Auguste Vison est totalement inventé on peut imaginer
que, tant qu’à faire, ‘on’ ait fait un choix particulier
pour la valeur de ce prénom… S’agit-il de nous dire,
avant tout, de prendre et lire ce qui augmenterait et grandirait quelque
chose ?
De plus, s’il s’agit du collage d’un fait sur un autre
n’ayant rien de commun avec le premier, nous avouerons que le nom
de VISON peut arranger bien des choses ici s’il s’agit de bien…
regarder un ou plusieurs détails. Ce nom pourrait simplement rappeler
le verbe VISER à la forme impérative. Ce qui autoriserait
en phonétique à donner l’ordre impératif de regarder
avec insistance dans une direction au point d’y lancer le regard comme
un projectile, et ‘percuter’ un lieu très précis
: VISON ! De plus, le lieu, pour 2 raisons, se prête tout à
fait à ce genre d’exercice de visée. D’abord,
car de l’emplacement de la stèle (qui est au point le plus
dégagé pour une ‘visée’) on a un point
de vue précis d’où on surplombe l’Aude et le point
des ruines sur les berges. Ensuite, au cas où nous aurions des problèmes
de vue, sur un plan symbolique, nous pourrions faire appel à la source
miraculeuse qui guérit… de la vue abîmée !
Le texte, commémorant le faux décès à Notre-Dame
de Marceille du vrai Gustave Vison, serait alors un système de lecture
à plusieurs sens. D’abord le lecteur perspicace s’aperçoit
que Gustave Vison n’est pas mort ici, et devient attentif à
l’ensemble du texte… qui deviendrait une invitation intense
à ‘prendre et lire’ puis à trouver un intérêt
grandissant à regarder, viser impérativement dans un sens
donné par le reste du message (A.N.D) et le nombre 1886… ou
d’autres combinaisons sur ces éléments. En effet on
pourrait encore ajouter, à cet ensemble de ‘détails’
curieux, une barre verticale ajoutée à la suite de la fameuse
date 1886 et suivie d’un point… gravure qui n’a aucun
sens à cet endroit, sauf si elle est porteuse d’une information
formelle, que nous reprendrons plus tard.
L’homme
qui ‘tombe’ juste
Mais
revenons encore une fois sur cet énigmatique Monsieur G. Vison. Nous
n’avons pas retrouvé sa tombe… qui aurait pu nous donner
des informations sur sa filiation. De plus, l’acte de décès
ne dit pas de quoi, ni comment, est mort cet homme ‘tombant’
étrangement dans l’affaire de la basilique. Certes il n’est
pas question de douter un instant que son décès ne soit pas
accidentel ou naturel… Alors, regardons encore un peu les éléments
dont nous disposons sur le plan familial concernant cette victime.
Le registre d’Etat-Civil de l’époque nous dit que notre
personnage serait « époux de dame Isaure Ducros de Saint Germain
domiciliée à Narbonne (Aude) » . Mais un peu plus loin
il « est décédé dans la maison de Madame veuve
Pierre Chanaud sise rue de l’hospice numéro un »…Serait-
ce à dire que marié à ‘Dame Isaure de Narbonne’
il aurait cependant vécu chez ‘madame Veuve Pierre Chanaud’
? Certes, si la vie privée ne regarde personne, elle a parfois des
aspects insolites bien à propos dans certaines affaires. En nous
écartant pudiquement de cette situation nous retiendrons seulement
une date et les noms de plusieurs personnes apparaissant dans l’affaire
qui nous intéresse ici.
Une
date, une année, des personnes tous au-dessus de tous soupçons
2
mai 1886, date du décès de G. Vison… Et en mai 1886,
nous trouvons B. Saunière nommé (depuis janvier) au séminaire
de Narbonne, après la suspension de son traitement de prêtre
en raison de son prêche anti-républicain d’octobre. Cette
opportunité lui ayant été offerte par son évêque
Mr Billard… qui rachètera Notre-Dame de Marceille de ses propres
deniers! Saunière retournera à sa cure de RLC le1er juillet,
avec un don de 3000francs de la comtesse de Chambord.
Jusque là tout semble anodin dans ces remarques concernant la vie
de B. Saunière. Oui… certainement… tout comme sont très
normales les visites de l’abbé dans une famille aisée
de Narbonne… les DUCROS DE St GERMAIN ! Et d’ailleurs il n’est
pas seul à visiter cette famille aussi aristocratique qu’accueillante
car Mr Billard y est reçu également avec tous les égards
dus à sa fonction religieuse. Et tout ce beau monde se retrouve tout
naturellement à la grande messe donnée en la cathédrale
de Narbonne… un beau jour justement mentionné dans une petite
rubrique religieuse locale nommant les personnalités présentes
lors d’un événement religieux notoire.
Bien entendu ceci ne souligne rien d‘autre que les qualités
hospitalières et dévotes de l’illustre famille... généreuse
pourvoyeuse de dons conséquents à différentes organisations
religieuses du narbonnais et autres plus lointaines, dont une de Perpignan
dont nous commençons à entendre reparler : la Sanch ! Le monde
de la foi est si petit en notre beau Languedoc!

Le
petit monde de B. Saunière
Mais
ce n’est pas tout car voici qu’un des représentants des
DUCROS DE ST GERMAIN s’avère très proche de la mouvance
d’une autre encore plus illustre famille : celle de CHAMBORD ! Décidément
le monde de Saunière devient de plus en plus petit en cette triste
époque qui l’éloigne tant de RLC .
Mais revenons à cette année de 1886 qui marque tristement
le décès d’un certain Gustave Vison mais ouvre des horizons
plus agréables à Bérenger Saunière curé
de RLC. C’est effectivement l’année où il reçoit
un don important de la famille de Chambord, mais aussi celle où il
commence à réaliser d’importants travaux dans l’église
délabrée, mais aussi celle de plusieurs découvertes
fortuites lors des réfections de son église. Pour d’autres
curés de sa connaissance, l’année est aussi importante
: pour l’abbé Grassaud qui reçoit de Saunière
un très
beau calice ancien et pour l’abbé Boudet qui édite son
ouvrage sur les origines insoupçonnées de la langue celtique
et des environs mégalithiques de Rennes-les-Bains !
« Dame Isaure Ducros de Saint Germain domiciliée à Narbonne
(Aude) » s’est-elle consolée de la perte irréparable
de son époux décédé « dans la maison de
Madame veuve Pierre Chanaud sise rue de l’hospice numéro un
» ? Nous ne le saurons sans doute jamais, mais nous l’espérons
de tout cœur.
La
vie tranquille Gustave Vison
Si
nous ignorons les conditions ou causes de ce décès regrettable,
nous disposons encore d’un ou deux éléments à
propos du défunt. Nous savons par exemple qu’il était
membre d’un mouvement, disons dans un premier temps … discret
et peu connu. Nous savons ensuite qu’il s’adonnait à
des recherches généalogiques sur la région du Languedoc,
mais aussi à de passionnantes explorations archéologiques…
puisque son nom apparaît dans différentes excursions de ce
type dans la région du Narbonnais ! Monsieur Gustave Vison, le bien
nommé, eut-il la vision de ce qui l’intéressait tant
dans ce secteur merveilleux générateur de foi… et de
mystère ? Nous l’ignorons mais nous conserverons quelques visées
sur la fin de son existence insolite.
Nous reviendrons une autre fois plus en détail sur tous ces points,
bien entendu très connus des chercheurs de Notre-Dame de Marceille,
qui ne manqueront pas de les présenter bien plus complètement
que nous, au fil d’ouvrages à venir…
Quant à la stèle, commémorant le trépas de monsieur
Vison là où il n’est pas décédé,
rien ne prouve, certes, l’hypothèse d’un message contenu
dans l’épitaphe de cette pierre… Tout peut être
le fruit du hasard ou de la divine providence. Cependant, admettons que
ce monument insolite contient un nombre d’anomalies qui pourraient
bien nous rappeler une autre dalle funéraire, elle aussi garnie d’incohérences,
sur Rennes-le-Château. Contrairement à cette autre tombe énigmatique,
la stèle de ‘monsieur VISON’, elle, existe toujours bel
et bien… Mais pour combien de temps encore?