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Société Périllos ©

Un vitrail de l’église de Rennes-le-Château avec une inscrip… SION

 

Petits rappels sur les vitraux de l’église

Lors de notre dernière visite dans la sacristie de l’église de Rennes-le-Château, nous remarquions le vitrail qui éclaire cette pièce maintenant oubliée et fermée aux visiteurs. La couleur des chevelures des personnages, toutes rousses, pouvait soulever d’étranges questions, ainsi que certaines étrangetés de cette scène.
Tous les vitraux, probablement vétustes ou très abîmés, de cette église ont été changés et commandités par l’abbé Saunière. Ce dernier s’est donc probablement appliqué à choisir les thèmes de ces verrières et leur composition. Certaines, visiblement, sont des modèles tirés d’un catalogue ‘courant’ composé de thèmes habituels, ou très demandés à l’époque. Par contre, certaines de ces compositions pouvaient être des commandes particulières depuis un thème établi spécifiquement par Saunière. Le prix de telles réalisations devait être, sans doute, assez élevé… N’oublions pas qu’au moment de la réfection de son église, Saunière n’est guère regardant sur les tarifs et demande souvent ce qu’il y a de plus beau pour ce sanctuaire.
Dans le fond, ces réflexions, jusque là, n’ont rien de vraiment mystérieuses ou ésotériques. Par contre, les choses changent au moment où le traitement de sujets ‘courants’ -comme celui du Christ en croix représenté sur le vitrail de la sacristie- laisse paraître des détails qui ne se voient qu’à la suite d’une observation soutenue et attentive ?

Saunière mise sur le roux et… gagne ?

C’est ce que nous avions mis en ‘lumière’ au chapitre précédent. Nous pouvons admettre que Saunière pouvait souhaiter un luxe de détails ‘hermétiques’ pour son seul usage (capricieux ou motivé). La sacristie se prêtait tout à fait à ce genre d’exigence ponctuelle et intime pour un prêtre cultivant une sorte de ‘jardin spirituel secret’. Une exception confirmerait la règle … qu’il nous restait à vérifier avec le reste des vitraux de l’église de Rennes-le-Château. En sortant de la sacristie, il ne faut guère de temps pour contempler les vitraux suivants, et y faire quelques autres remarques.
D’abord face à nous dans le chœur, au fond. Ce vitrail est le seul de l’ensemble à être de forme circulaire. On y voit Madeleine essuyant les pieds de Jésus - assis sur une riche fauteuil ou trône - après y avoir répandu un parfum de grande valeur. Hormis ces deux personnages, la scène comprend quatre hommes à droite de Jésus. Un premier groupe formé de trois hommes, arborant moustaches et barbes abondantes non taillées. Le quatrième homme, entre Jésus et les autres, est imberbe, avec une longue chevelure libre. Son regard se porte vers le bas -peut-être vers Madeleine - alors que les trois autres (deux coiffés et le dernier quasiment chauve) semblent palabrer (position suggestive des mains) activement avec Jésus. De cette scène nous retiendrons que les trois personnages aux cheveux identifiables, car défaits, ont une chevelure rousse… Celle de Madeleine est encore plus soutenue dans cette teinte, au niveau où elle forme deux épaisses et hautes ondulations sur lesquelles repose le pied de Jésus.

Une inscription oubliée

Sous ce détail, au début de la frise du cercle, ce vitrail porte bien lisiblement l’identification du fournisseur de vitraux : « Hri (Henri) FEUR PEINTRE – VERRIER BORDEAUX ».

Agrandissement des écrits sur le vitrail

Nous retournons vers l’entrée de la sacristie en admirant au passage un vitrail représentant la résurrection de Lazare sortant de son tombeau… Il est très probable que ce vitrail dut également être entièrement composé sur demande de Saunière.
Nous voici, maintenant, revenus près de la statue de St Antoine de Padoue, portée par quatre anges. Derrière cette dernière se trouve la verrière qui retient toute notre attention.
La scène est formée de trois saints -deux à gauche et un à droite- en premier plan, puis le Christ bras écartés. En regardant plus attentivement, derrière le groupe des deux hommes, on distingue le haut de trois autres auréoles. Le thème de cette verrière serait « le Christ enseignant les apôtres ». Rien de remarquable dans ce décor, sans détail visible particulier.
En cherchant bien, nous allons trouver, en bas, un peu à droite, la signature peu lisible du verrier H. Feur. Nous remarquons d’emblée la différence de netteté entre cette marque de fabrique sur ce vitrail, et les autres verrières sur lesquelles la référence est claire et visible. En regardant attentivement cette référence à l’artisan, nous trouvons un autre détail bien plus énigmatique.
A gauche de cette inscription, on peut en lire une autre un peu plus nette, et très intéressante :

ONIS
17.09
84

Un point se trouve sur la seconde barre verticale du N, et un autre sous la première barre juste à hauteur du 1 de 17… un troisième point marque le centre du ‘O’. Les lettres ONIS semblent d’une teinte légèrement brune et les chiffres en noir franc. La signature de Henri Feur commence à la même hauteur que le nombre 84.

Henri FEUR, peintre-verrier à Bordeaux

De toute évidence, cette inscription n’a rien à voir avec le thème du vitrail, et encore moins avec des éléments concernant l’artisan-verrier Feur. On souligne que ces lettres et chiffres sont quasiment invisibles si on ne s’en approche pas très près, ou si l’on ne dispose pas d’un système d’agrandissement d’images ! De plus ce système ne pouvait exister à l’époque de Saunière ou de la mise en place des verrières ! Il faut donc admettre que cette inscription ne pouvait se lire que si on savait… à quel endroit de quel vitrail la retrouver ! Quant au sens de ce message, si nous ne prétendons pas l’avoir trouvé, nous allons tenter d’en isoler les composants.
L’inscription peut avoir été faite par le peintre-verrier sur ordre de B. Saunière, par ce dernier, ou par une tierce personne avec le consentement du prêtre.
L’emplacement également est intéressant. Le choix est porté pour une hauteur accessible sans l’aide d’une échelle pour être au niveau. De plus, le lieu se trouvant près des références de l’artisan, il n’était pas difficile de le retrouver depuis cette information.

ONIS et son inver… SION

Maintenant abordons les lettres et les chiffres pouvant représenter un nom et une date : ONIS – 17 septembre (9) 1884 (?).
ONIS : ce… ‘mot’ en carré de 4 offre de nombreuses combinaisons d’anagrammes. Cependant, en observant les points situés en haut et en bas du ‘N’, nous pouvons supposer l’invite à faire pivoter, tout ou partie, de l’assemblage de lettres afin qu’un point prenne la place de l’autre. En ce cas, la première idée qui se présente est une double inversion (sur les syllabes, et sur la dernière :‘IS’) donnant : ONIS - ON.IS - ON.SI - SI.ON = SION ! Retrouverions-nous, ici, caché dans la lumière, le nom du mystérieux prieuré ? Cependant, il peut également s’agir d’un simple retournement du ‘N’ sur lui-même, afin de le retrouver inversé, comme en de nombreuses circonstances dans cette affaire, exemple le N inversé dans l’église de Cassaigne…
Il reste, comme pour le vitrail de la sacristie, la possibilité d’une lecture de l’extérieur, une fois l’église éclairée de l’intérieur, la nuit. En ce cas, nous aurons le ‘mot’ SINO. Si les points du ‘N’ proposent de pivoter la seconde syllabe, nous obtenons du premier coup : SION ! Si les chiffres suivent le même cheminement d’inversion, nous obtenons 90.71.48., ce qui exclut l’hypothèse d’une date, mais pourrait correspondre à un code, ou des coordonnées compréhensibles par celui qui, une fois de plus, « sait lire, mais doit rester hors de l’église pour le faire ».

Qui était le copieur ?… ou du ‘grand parchemin’ au vitrail

Inscription sur le Grand Parchemin

Il nous faut également comparer cet assemblage de lettres à celui qui se trouve sur le fameux ‘grand parchemin’, dont l’authenticité est souvent mise en doute. La ressemblance des lettres est troublante entre celles de ce document et du vitrail. D’abord les deux ‘O’ ont un point central. Ensuite le ‘N’ comporte, pour le G.P., un point sur sa première barre… Enfin le style des lettres est pratiquement identique pour les deux.
Une autre question se précise sur cette ressemblance : s’agit-il d’un simple hasard ou d’un précieux indice concernant ce ‘manuscrit’, son utilité ou son auteur ? Il est difficile, à ce stade, de pouvoir émettre une hypothèse sur une liaison possible, tout comme il est impossible de l’ignorer ou la nier.
Admettre une correspondance signifierait que l’église de Rennes-le-Château, ou Saunière, disposait d’éléments concernés par ce fameux ‘grand parchemin’, son contenu ou sa raison d’être, même, et surtout, s’il s’agissait d’un faux !
En supposant cette possibilité, il resterait un point troublant : celui des dates. En effet, il faudrait que cette inscription ait été faite par H. Feur, par Saunière ou autre… mais, surtout que l’auteur ait eu connaissance du grand manuscrit. Dans ce cas il fallait, évidemment, que celui-ci soit existant à son époque. Bien entendu, il faut également accepter l’inverse ; c’est à dire que l’auteur du document concerné l’ait confectionné après avoir vu cette inscription et déchiffré le sens. Dans les deux cas, il est évident que l’inscription sur le vitrail prend toute sa valeur par une authenticité devenue difficilement discutable. Il reste également qu’une information, contenue dans les lettres S-I-O-N, soit à l’origine du texte sur le vitrail et, à une autre époque, en un autre lieu, sur le ‘grand parchemin’…

Un code pour l’enseignement aux disciples

L’emplacement de ce vitrail semble également ne pas être le fruit du hasard. Il est légèrement caché… ou souligné… par la statue de St Antoine de Padoue, imploré en cas de perte d’un objet de grande valeur ! Ensuite ce décor ne peut manquer d’être regardé en entrant dans la sacristie. Ajoutons que l’inscription se trouve, justement, à proximité de ce passage réservé aux prêtres officiant dans cette église. Peut-on supposer que cette ‘marque’ sur la verrière leur était exclusivement réservée ? Ou au seul usage de Saunière ? Un sorte de ‘mémento’ ? Un rappel ? Une sentence ? Une précaution de transmission au cas où il viendrait à disparaître ?…
Enfin nous pouvons, peut-être, considérer le thème du vitrail qui correspondrait à « l’enseignement dispensé par le christ à ses disciples ». Cet ‘enseignement’ aurait-il à voir avec l’inscription, en s’adressant aux disciples d’une transmission, par exemple, secrètement entretenue, et dont Bérenger Saunière aurait été un maillon ou… un nouveau révélateur ? Admettons tout de même que cette verrière comporte suffisamment d’éléments pour retenir toute notre attention maintenant.

Le charme subtil des petits incohérences

Il nous reste à regarder les chiffres de cette inscription de plus en plus énigmatique.
17.09.84 : D’abord, ces nombres peuvent tout à fait correspondre aux abréviations courantes d’une date : jour, mois, dizaine et unité d’une année en cours, le 17 septembre de 1884… les autres siècles étant difficilement interprétables dans cette circonstance.
Plusieurs remarques pour cette date : Saunière est nommé prêtre à Rennes-le-Château 1er juin 1885. A son arrivée il est notoire que l’église menace ruine et que les verrières ont été éclatées lors d’une tempête épouvantable. Ce vitrail ne peut donc pas être antérieur à l’arrivée de Saunière. Tout comme il ne peut pas, non plus, avoir été commandé par ce prêtre, fabriqué le 17 septembre 1884, et installé… plus d’un an avant son arrivée à Rennes-le-Château !
Précisons que les travaux, dans l’église, commencent en 1886 et que les vitraux dédiés à Marie-Madeleine sont achetés seulement en 1887, et seront les PREMIERS vitraux achetés par Bérenger Saunière… soit trois ans après la date – 1884 – sur cette inscription ! Si cette suite de chiffres représente une date, elle ne peut correspondre à la pose de la verrière, ni à la commande d’un prêtre qui ne sait pas encore où il sera affecté ! Il s’agit donc d’une autre information, pourtant si importante, qu’elle est la seule transmise sous le mot ONIS…si lourd de sous-entendus.
Il nous reste, enfin, une hypothèse qui pourrait être celle d’une erreur de date (cependant expressément commanditée), commise par inattention par le verrier-peintre, au moment de l’inclure près de ses propres coordonnées. Dans ce cas, pas d’énigme sur les chiffres, mais seulement une erreur bien humaine. Ce serait tout à fait admissible, si nous ne nous penchions encore sur d’autres détails qui feraient de H. Feur un véritable champion des erreurs de dates et incohérences. A côté de cette inscription se trouve la signature du verrier qui nous plonge dans encore plus de perplexité. Habituellement il signe « Hri FEUR Bordeaux » et une référence calendaire qui doit, en principe, correspondre à la commande, ou la pose de son travail…

‘BX-67’, passage vers un sanctuaire

Vitrail résurrection de Lazare

Pour ce vitrail, une autre surprise nous attend, car si nous lisons l’abréviation du prénom et du nom, il en est tout autre pour la ville et la date. Cette fois, Bordeaux n’est plus écrit en toutes lettres mais avec l’abréviation ‘BX’… suivie d’une date résumée à 67 ! Nous avions déjà quelques difficultés à comprendre celle suivant le mot ‘ONIS’, guère cohérente. Mais cette fois nous serions devant une date qui serait 1867… soit près de vingt ans avant la pose des premiers vitraux. A ce moment Bérenger Saunière est âgé de 15 ans ! Il serait, ici, vraiment difficile de l’impliquer dans une commande de vitrail pour l’église de Rennes-le-Château !.. A moins que « BX – 67 » ait une tout autre signification que nous ignorons à ce stade?
Les deux vitraux, celui de ‘l’enseignement’ et celui de la sacristie, auraient-ils un lien souligné par l’inversion des deux derniers chiffres de dates : 67 (enseignement) et 76 (sacristie) ? Formeraient-ils, avec un ou deux autres éléments, une sorte de cheminement contenant un message oublié et connu seulement de quelques initiés ? La porte de la sacristie est encadrée, à gauche du vitrail, très significatif, de la « résurrection de Lazare »… et à sa droite de « l’enseignement » tout aussi suggestif d’un savoir oublié. Ce savoir pourrait être illustré par le passage entre deux éléments, vers un troisième vitrail situé dans un lieu-sanctuaire exclusivement réservé aux prêtres : la sacristie. Là se trouverait le point culminant du cheminement sous la forme d’une crucifixion aux détails insolites et perceptibles, uniquement sous certaines conditions bien précises.

Le secret de Saunière et la couleur rousse ?

L’ensemble des personnages de ce triptyque de lumière (résurrection – enseignement – et savoir) semblerait nous montrer qu’ils sont tous d’une même origine, d’un seul clan, par l’apanage d’une chevelure de teinte rousse… Ajoutons que la ‘signature’ du verrier, pour le vitrail de la sacristie, est ostensiblement inscrite sur une pierre bien visible. Et, comme si cet accent n’était pas suffisant, la zone d’écriture et la pierre sont d’un roux flamboyant !
Les détails contenus dans les inscriptions du verrier, ou à leur proximité, montrent-ils que ‘quelque chose’ est inscrit, ou contenu, SOUS des lieux ressemblant, par leur nom ou sur le terrain, à ces éléments soulignés en pleine lumière mais quasiment invisibles à celui qui ne sait pas ? Nous disposerions alors, pour retrouver ce message, d’un mot ou groupe de quatre lettres, de dates ou groupe de chiffres et nombres. Ces éléments pouvant être également des faits liés à des dates ne correspondant pas forcément à Saunière ou à son église, mais dont il était destinataire ou dépositaire. S’il s’agit de faits chronologiques, le plus difficile est de trouver quels évènements représentent ces dates : 1876, 1884 et 1867… en sachant qu’elles ne peuvent correspondre correctement avec les commandes des vitraux qui eux ne sont commandés, et payés, par B. Saunière qu’entre 1887 et 1896, voire 1897 pour certains.

L’ombre de l’abbé H. Boudet ?

Soulignons que, s’il s’agit d’un codage numérique, le fait que ces chiffres soient écrits par le fabriquant -au moment de façonner les vitraux- implique sa complicité, ou passivité, car il serait curieux qu’il ne se soit pas inquiété qu’on lui fasse inscrire des dates erronées, ou des incohérences sur ses vitraux. Or, d’une part, H. Feur n’est pas impliqué dans l’ésotérisme de Saunière, et d’autre part, il semble avoir obéi à une volonté d’inscriptions chiffrées… Suffit-il d’admettre, qu’ayant été payé, l’artisan ait aveuglément obéi au commanditaire, au risque de se faire taxer de fantaisiste? C’est difficile à croire, et pourtant les faits sont là et vérifiables.
Puisque plusieurs éléments ne ‘cadrent’ pas vraiment à la chronologie de Saunière à Rennes-le-Château, se pourrait-il que l’abbé Boudet soit impliqué dans cette affaire ? Pourquoi pas puisqu’il fut son plus proche collègue et ami ? Henri Boudet se montre d’une érudition remarquée jusqu’au moment de la parution de son fameux « La vraie Langue Celtique ». Dès ce moment, ses collègues scientifiques s’éloignent prudemment de lui et considèrent ses travaux comme douteux. Pourtant, ce curé de Rennes-les-Bains semble avoir eu une connaissance prononcée pour certains événements historiques liés à un secret dans lequel Rennes-le-Château n’est qu’une figure très secondaire. On y retrouve de nombreux éléments sur bien d’autres lieux assez éloignés du Razès, comme par exemple le secteur de Salses dans les Pyrénées-Orientales !
Boudet pouvait fort bien conseiller Saunière dans le choix des thèmes pour les verrières de l’église de Rennes-le-Château, en fonction d’un savoir qu’il commençait à lui faire partager. N’oublions pas que ce même Boudet avait de bonnes relations, comme Mgr Billard et d’autres personnages appartenant, comme eux deux, à l’étrange société A.A ! En vérité, H. Boudet était sans doute loin d’être un romantique farfelu, mais bel et bien un érudit ayant eu accès à un savoir effarant, qu’il tenta, après 12 ans de recherches, de relater partiellement dans son ouvrage au risque d’être discrédité.

Quelques ecclésiastiques hors de tous soupçons ?

Supposons quelques hautes autorités religieuses à propos de l’affaire. Elles peuvent, tout à fait, influer sur le verrier-peintre Feur en lui expliquant, par exemple, que faute d’accepter d’écrire des indications quelque peu énigmatiques mais ‘innocentes’ et peu visibles… les commandes de prochains vitraux pourraient être passées à des artisans moins regardants. Tous ces personnages souhaitent établir une sorte « d’état des lieux » de leur découverte puis d’en condenser au moins le moyen d’y accéder, selon des conditions de lecture réservées à quelques ‘initiés’. Ils peuvent alors utiliser, en des lieux religieux définis, l’église de RLC et quelques autres, la mise en place de rébus sous la surveillance, certainement largement rémunérée, de prêtres adhérents à leur cause : Boudet, Saunière, Gelis et Courtade par exemple ?…
L’accès à ce savoir, et sa vérification, était simple et facile, en raison du fait que pour Rennes-le-Château il suffisait d’aller dans la sacristie pour se rendre compte de l’état des ‘rébus’… sans éveiller le moindre soupçon ! A ce propos nous reparlerons d’une autre sacristie très prochainement.

De Boudet à David pour un Christ roux

Si Boudet fut le maître de Saunière, il lui était facile d’établir les messages, les coder et d’en surveiller la bonne installation. En suivant ce raisonnement, nous disposons d’un codage -nous savons H. Boudet habile en la matière- et d’images incorporées, dans un tel ensemble de décors débordants et chamarrés, qu’ils s’y noient littéralement. C’est ainsi, entre autres, que nous observons dans les vitraux une majorité de personnages à chevelure rousse (Madeleine, Marie, Jésus et d’autres hommes). Hasard, manque d’autres coloris, volonté ? Boudet, curieusement, explique dans son livre, que David portait des cheveux roux. « parmi les Hébreux, descendants directs de Sem, l’Ecriture Sainte constate une exception en la personne de David dont les cheveux étaient roux » (H. Boudet page 51). Si le Christ, à Rennes-le-Château, est représenté roux, en pleine lumière, ne serait-ce pas pour souligner qu’il descend bien de David, comme le suggèrent certains érudits ? Ensuite, demandons-nous où se trouvaient, durant l’Antiquité, des tribus à chevelure rousse : en Palestine ou chez les Celtes en Gaule ?… Cette révélation serait-elle le secret de Boudet partagé avec Saunière et d’autres curés ? Y aurait-il, dans ce secret de l’abbé Boudet, une liaison étroite entre SEM, les mégalithes, certains totems familiaux du Roussillon et de très vieilles tribus pyrénéennes parmi lesquelles il y aurait eu, il y a fort longtemps, un événement dont le savoir devait être tenu secret mais entretenu ? C’est que nous tenterons d’approcher dans un autre chapitre.

André Douzet
Le 1er juillet 2005